
Point d’étape, 6 mois après la réélection de la droite à Saint-Michel sur Orge
Le 15 mars dernier, la liste conduite par la maire sortante (LR), Sophie Rigault remportait l’élection municipale de Saint-Michel-sur-Orge. Six mois après cette élection (j’avais écrit à l’époque ICI, LA et LA plusieurs analyses), il me semble utile de faire un point d’étape.
Je n’ai pas la prétention de présenter un bilan complet de l’action de la majorité municipale. Il est trop tôt pour mesurer le niveau de réalisations des 88 promesses disparates mentionnées dans le programme de la liste "Saint-Michel toujours ensemble !". Un grand nombre de propositions étaient déjà effectives ou lancées sous le mandat précédent. D’autres se concrétiseront, peut-être ou en partie, dans le temps. Je souhaite seulement, à cette étape, décrire et partager quelques éléments sur la gestion, le fonctionnement et les actions de ce début de mandat.
Les réunions du Conseil municipal
Le Conseil municipal s’est réuni quatre fois les 21 mars, 9 avril, 28 mai et 24 juin. Conformément à la loi, vous devriez normalement trouver toutes les délibérations et procès-verbaux sur le site officiel de la ville à la page spécifique ICI.
Malheureusement, malgré plusieurs rappels effectués auprès du cabinet du maire sur les documents manquants, la page n’est pas bien tenue à jour. Heureusement, en naviguant sur mon blog, vous pouvez néanmoins consulter les différents comptes-rendus que j’ai publiés après chaque séance.
Au total, outre l’élection du maire et des adjoints, lors de la première séance, 40 délibérations ont été soumises au vote. Loin de la caricature qui présente souvent les élu-e-s de la minorité comme une "opposition systématique" voire "sectaire !", nous n’avons voté que 5 fois contre ces 40 délibérations : la très large délégation accordée à la maire pour décider seule, la désignation des membres de la Caisse des écoles (dont nous avons été exclus), le vote des taux d’imposition, le compte administratif 2025 et le budget supplémentaire 2026.
Nous nous sommes abstenus 17 fois, principalement sur des désignations, auto-réservées aux élu-e-s de la majorité, au sein de différentes instances. Notre abstention a également porté notamment : sur la majoration des indemnités de fonction des élu-e-s de la majorité, que nous trouvons un peu abusive ; sur le bilan financier de l’opération de redynamisation du centre commercial Grand Bois, très opaque ; sur la charte des Conseils de quartier, incomplète et mal rédigée ; sur le règlement intérieur de l’école d’arts, assez confus…
Nous avons voté POUR 18 délibérations. La plupart concernait des réglementations administratives et d’autres correspondaient à notre vision de l’intérêt général : mise à jour des effectifs du personnel communal, dispositif d’aide aux vacances pour les familles précarisées, subvention pour le sport collectif...
La tenue des séances du Conseil municipal soulève parfois quelques tensions et des flottements. La quasi-totalité des conseillers de droite présents (en moyenne sur les 2 dernières séances, 6 sur 29 étaient absents) se contentent de lever la main, lorsque la maire leur demande. En tant qu’élu-e-s de la minorité nous intervenons sur la plupart des sujets, demandons souvent les précisions manquantes, proposons des corrections lorsque les notes ou les délibérations sont incomplètes ou inexactes, suggérons des modifications où des orientations différentes et argumentons pour expliquer le sens de nos votes. Bien souvent, comme lors du précédent mandat, nos questions restent sans réponse. Et parfois nos propos, peut-être mal compris, sont déformés. Mais de toute façon, la maire, qui continue de nous couper régulièrement la parole, ou refuse de nous la donner, a toujours le dernier mot et s’empresse de faire voter sa majorité docile.
Les commissions municipales
Les élu-e-s du Conseil municipal sont répartis dans trois commissions, présidée de droit par la maire, qui n’y assiste jamais : 1/ Solidarité, logement et santé (14 membres), 2/ Services à la population – enfance, scolaire, jeunesse, sport, culture (14 membres), 3/ Aménagement, administration générale et démocratie locale (13 membres). La minorité a deux représentants dans chacune d’elles. Nous recevons l’ordre du jour et les documents quelques jours avant. Les réunions se tiennent en visioconférence, ce qui ne facilite pas le dialogue, en présence des fonctionnaires territoriaux chargés des dossiers. Leur apport est souvent déterminant pour disposer d’éléments que les adjoints au maire ne maîtrisent pas toujours. Les réunions sont très brèves. Les adjoints présentent les délibérations soumises au Conseil municipal, les élu-e-s de la minorité peuvent demander des éclaircissements ou poser des questions. Assez souvent, nous devons nous contenter d’une prise de note de la demande pour une transmission au cabinet du maire, en attendant une réponse qui arrivera (ou pas) lors du Conseil municipal suivant. Il n’existe aucune trace des questions posées et des éventuelles réponses, puisque le compte-rendu des réunions de commission se limite à indiquer les noms des présents, des excusés ou des absents et à mentionner le nombre d’avis favorable, défavorable ou d’abstention. La plupart du temps, faute de précision sur les dossiers présentés, les élu-e-s de la minorité s’abstiennent afin de pouvoir arrêter une position définitive avec les autres membres du groupe. Ceci agace certains élu-e-s de la majorité, peu habitués, sans doute, à un examen collégial des dossiers et aux échanges d’arguments pour se forger un avis.
Les décisions prises par la maire
A travers la très large délégation qui lui a été accordée en début de mandat par sa majorité, la maire dispose d’un très large pouvoir pour décider seule dans 29 domaines. Le détail est consultable ICI . En application du Code général des collectivités territoriales, la Maire est seulement obligée de rendre compte à postériori, au conseil municipal suivant, des décisions prises entre deux séances. En 2025, 255 décisions ont été prises. Depuis le début de l’année 2026, nous en sommes à plus de 140. Si beaucoup de décisions permettent un traitement plus rapide des affaires communales, je pense notamment aux achats et renouvellement de concessions funéraires, certains contrats, subventions ou modifications des tarifs municipaux mériteraient une présentation, un examen et un vote au conseil municipal. Il est en effet très fastidieux d’obtenir certaines pièces annexes des éléments qu’il est obligatoire de publier sur le site de la ville (voir ICI). Sans ces éléments, il est difficile de connaître le détail des engagements pris par la maire.
Le Conseil d’administration du Centre Communal d’Action Sociale
Je rappelle que le CCAS est un établissement public qui dispose d’une autonomie administrative et financière. Le conseil d’administration, présidé de plein droit par la Maire, comprend 12 autres membres. 6 élus désignés par le conseil municipal (j’y représente la minorité) et 6 personnes désignées par le Maire suite à un appel à candidature auprès des associations œuvrant dans des actions de prévention, d’animation ou de développement social menées dans la commune. Jusqu’à présent, la maire a retenu des représentants de 5 associations : UFC Que Choisir, La Chalouette-Autisme-Essonne, l’UNRPA, le Secours Catholique et l’Épicerie sociale "La Clairière". Sollicitée, l’UDAF (Union départementale des associations familiales) n’avait pas désigné de représentant. Une autre association aurait fait acte de candidature hors délais.
Le Conseil d’Administration du CCAS a tenu une seule réunion le 22 mai dont vous trouverez ICI le compte-rendu que j’ai publié. Au-delà des délibérations formelles pour la mise en place de l’instance, la plupart des membres (notamment les nouveaux) sont apparus un peu dépassés sur toutes les autres délibérations financières, très techniques, dont ils avaient eu du mal à s’approprier tous les éléments. Espérons que la prochaine réunion, prévue le 23 septembre, permettra des échanges plus approfondis sur la précarité qui se développe dans notre ville et les situations souvent dramatiques de vulnérabilité enregistrées en cet été caniculaire. Je souhaite que nous puissions aborder concrètement toutes les dimensions de la politique sociale qu’entend mener la droite au cours du prochain mandat. Le programme présenté en mars dernier par la liste de madame Rigault n’était guère prolixe sur ce point.
La commission d’appel d’offres
Représentant de la minorité, j’ai assisté le 18 mai dernier à la seule réunion de la commission d’appel d’offres convoquée depuis le début du mandat. J’ai noté le travail rigoureux du service « marché public ». Les documents clairs et les analyses argumentées ont permis à la commission, présidée par la maire, de délibérer pour accorder deux marchés.
- Travaux de création et d'entretien de la voirie des espaces publics et privés communaux, attribué pour 4 000 000,00 € HT (1 an reconductible 3 fois / 4 ans maximum) à l’entreprise Grands Travaux de l'Orge (GTO).
- Travaux de réalisation du gros œuvre par une rampe et un escalier sur le place Marcel Carné, attribué pour 1 012 316,69€ HT à l’entreprise Environnement services. Pour rappel, le lot n°1 (démolition du triangle du centre commercial) avait été attribué en décembre dernier à l'entreprise Malchiore (138 500 € HT).
Les dossiers structurants
Dans la continuité du précédent mandat, trois dossiers importants ont avancé (assez lentement) au cours de ces 6 derniers mois.
- Les aménagements aux abords de la gare devraient s’achever d’ici la fin de l’année. Du retard a été pris concernant la construction de l’imposant parking de 441 places et la réfection de la rue Peuvrier. En mai, le journal municipal annonçait l’ouverture « pour la fin du mois de juin », puis dans le journal de juin sa réalisation était annoncée« courant juillet ». Depuis plus rien. Les arceaux pour les trois imposants parkings à vélos viennent d’être posés. Pour l’instant, très peu de cyclistes les utilisent. Il est vrai que des deux côtés de la gare, en l’absence de piste cyclable sécurisée, il est toujours assez dangereux de venir à vélo prendre son RER. Enfin, comment ne pas être interloqué par les aménagements bitumés à la gare routière et sur les parvis de la place de la gare et de la rue Anatole France ? Il y a pourtant un peu de place pour réserver de l’espace à la plantation d’arbres et ainsi s’adapter (un peu) au changement climatique.
- Si l’on en croit le dernier guide pratique de la ville, la maison médicale, dans l’ancienne bibliothèque, 2 avenue Saint-Saëns « ouvrira en novembre 2026 ». Si la municipalité annonce « 12 cabinets pour des professionnels de santé », on a bien du mal à avoir une idée précise de l’offre de soins sur la ville. En effet depuis le 1er juillet le centre médical Rabelais, 48 bis rue Berlioz, qui était composé de 7 médecins, n’en accueille plus que trois. Deux ont pris leur retraite, l’un exerce désormais à Ballancourt et un autre s’est installé au 50 rue Berlioz. A ma connaissance, au jourd’hui, seuls les 3 médecins du cabinet Rabelais (qui va fermer) vont exercer dans la future maison médicale. Quant à l’installation annoncée d’un pédiatre, d’un podologue, d’un gynécologue… Il est prudent d’en attendre la concrétisation. Par ailleurs, malgré plusieurs questionnements, la municipalité n’a toujours pas indiqué s’il est envisagé des places de parking supplémentaires et un dépose minute aux abords du site. De même, au-delà des travaux estimés à plus de 700 000 € HT, la question du contenu des conventions d’occupation avec les professionnels de santé (mise à disposition gratuite ? loyer ? charges de copropriété ? entretien ? assurance…) n’a toujours pas été présentée au Conseil municipal.
- Depuis l’affichage, la veille des élections, d’une banderole indiquant l’installation "prochaine" d’un super U, on s’acheminerait vers une ouverture "début 2027". Des travaux sont effectivement en cours depuis cet été sur la partie haute de l’emprise de l’ancien Géant, acheté par la Société Foncière Paris Languedoc (SFPL). Par contre, Super U, avant d’ouvrir, attend la réhabilitation du parking dégradé qui ne respecte plus les normes de sécurité. Le 7 juillet, l’assemblée générale de la copropriété du centre commercial a approuvé le protocole de remise en état des différents parkings (le budget estimatif prévisionnel des travaux est de 2 327 347 € HT) avec une première phase qui doit débuter bientôt pour le parking en surface, alors que la réfections des sous-sols interviendra plus tard. Au-delà de l’urgence pour Super U de disposer un parking à proximité immédiate pour ses clients, il est assez surprenant de constater qu’on répare le haut, avant de solidifier les fondations. Et petit détail, la ville (nos impôts) devrait payer 1 242 199 € pour les travaux de ces parkings qui resteront la propriété de la SFPL.
Par contre, madame Rigault est un peu plus loquace, ces derniers jours, sur les aménagements de la place Marcel Carné. Je ne reviendrai pas sur le coût des diverses études et missions engagées par la ville depuis le lancement en 2021 de cette opération labellisée Action Cœur de Ville. La démolition du Triangle de l’entrée du centre commercial est en cours de finalisation (138 500 € HT). La ville avait acquis cet espace en 2024 auprès de la SFPL pour 1,1 million d’€. En octobre, devrait enfin débuté la construction d’un escalier et de la rampe d’accès au parking (1 012 316,69 € HT). Tous ces aménagements vont globalement dans le bon sens pour améliorer le cadre de vie qui s’est considérablement dégradé dans le quartier du Bois des Roches depuis plus de 15 ans. Mais je reste persuadé que tout ceci aurait pu être plus rapide et moins onéreux si la municipalité avait été plus ferme avec l’entreprise familiale Deromedi / SFPL qui depuis plus de 20 ans réalise de très bonnes affaires, avec beaucoup d’argent public. D’ailleurs, la maire lui a accordé le 19 mai deux permis de construire, pour deux nouveaux bâtiments à usage commercial qui doivent s’implanter sur le parking. Et en même temps, plusieurs centaines de m² de locaux, appartenant à la ville (avec des coûts d’entretien et de charges importants) demeurent pour l’instant vide au rez-de-chaussée de la galerie marchande…
Attentisme sur l’écologie
En caricaturant la gauche comme dogmatique et même parfois éco-terroriste, la droite se définit souvent comme pratiquant une écologie pragmatique. Le problème est que ce pragmatisme engendre des mesures et des actions (médiatiques) totalement sous dimensionnées par rapport à l’ampleur et à l’accélération du changement climatique. Depuis le mois de mai, notre vie quotidienne a été profondément perturbée : canicule suffocante, hôpitaux sous tension et non climatisés, écoles fermées ou activités réduites, logements (dont certains sont encore sans volet) transformés en bouilloire thermique, transports en commun perturbés, gigantesques incendies de forêt, pollution accentuée de l’air, sécheresse alarmante…
Les conséquences écologiques, sociales et économiques étaient déjà très perceptibles en juin. Le vote du budget supplémentaire le 24 juin aurait dû être l’occasion d’infléchir ou de modifier le contenu de plusieurs investissements dans les écoles et les équipements petite enfance pour mieux adapter ces bâtiments (protection solaire, isolants vertueux, brasseurs d’air, éventuellement quelques climatiseurs…) aux épisodes de chaleur qui durent encore et reviendront irrémédiablement. Mais plus globalement, il y a un attentisme déconcertant avec l’absence de Plan communal de sauvegarde, pourtant obligatoire, qui devrait fixer l'organisation nécessaire à la diffusion des alertes et recenser les moyens disponibles en soutien de la population face aux risques liés à la détérioration du climat, aux pollutions et aux épidémies. A ma connaissance également, rien n’est enclenché sur la mise en œuvre du Plan Vert communal, dont "la première séquence" adoptée il y a plus d’un an, le 26 juin 2025, ne comprend aucune mesure concrète quantifiée, planifiée et budgétée. Et que dire de l’immobilisme pour concrétiser la révision du Plan Local d’Urbanisme… lancée en 2021 ! A ce jour, aucun échéancier n’a été annoncé.
Le budget supplémentaire voté le 24 juin aurait dû également donner à la majorité municipale la possibilité de renforcer les moyens au niveau du CCAS et de la maison des seniors pour assurer et aller à la rencontre des personnes les plus vulnérables pendant les canicules (personnes âgées isolées, précaires sans domicile fixe…). Peut-être l’évoquerons nous dans la cadre du plan hivernal "grand froid" ?
Communication sur logement
La question du logement est revenue dans les préoccupations de la majorité à travers le vote (à l’unanimité) d’une motion relative à la transparence et à la régularisation des charges locatives, lors du Conseil municipal du 28 mai. Ainsi, à travers ce texte la municipalité s’engage notamment à intervenir auprès des bailleurs afin que les locataires puissent être mieux informés en amont des évolutions des dépenses, obtiennent une meilleure lisibilité lors des régularisation des charges et bénéficient d’échelonnements de paiement adaptés. Là encore, même si la période estivale a pu ralentir l’action, je n’ai pas encore perçu le début d’un commencement d’un calendrier d’implication de l’adjoint au maire en charge du sujet. J’ai au contraire, ces derniers mois, été sollicité par plusieurs locataires (ou parfois copropriétaires) sur des incompréhensions et des contentieux avec les bailleurs, des factures d’eau qui débordent, des espaces communs mal entretenus et un cadre de vie qui se dégrade. J’ai également transmis à la conseillère municipale chargée de la lutte contre l’habitat insalubre, des sollicitations anciennes, non résolues.
Cafouillage sur les Conseils de quartiers
La mesure n’étant pas mentionnée dans le programme de la liste du maire, alors que notre liste en avait fait un outil majeur de démocratie locale, les élu-e-s de notre groupe ont accueilli avec bienveillance la décision de créer trois adjoint.es de quartier lors du Conseil municipal du 9 avril. Cette initiative s’appuyait
sur une délibération de 2014 instaurant un découpage de la ville en trois vastes conseils de quartier, supprimés en 2019. Cette improvisation a conduit la municipalité à changer de format dès le conseil municipal suivant, le 28 mai, pour adopter une charte des conseils de quartier, portant leur nombre à 5. Au-delà des approximations et des incohérences de cette charte, je considère néanmoins que tout ce qui contribue, même imparfaitement, à créer des lieux directs de dialogue et à tisser du lien social, est positif. En juin dernier, j’ai donc assisté aux 5 premières réunions des conseils de quartier. J’ai publié ICI le compte-rendu de ce que j’ai entendu au cours de ces réunions. J’attends que la municipalité en fasse de même, comme elle s’y était engagée. Et je rencontre des habitants qui attendent aussi des réponses aux questions posées au cours de ces réunions ou adressées par courriels aux adjoints de quartier. Quant aux différents engagements pris ici et là sur des sujets variés, je suppose que la majorité ne va pas trop tarder à informer les habitants sur les délais nécessaires pour leur mise en œuvre effective.
En guise de conclusion sur ce point d’étape
La composition de la majorité municipale a beaucoup changé depuis mars dernier. Je perçois, chez plusieurs nouveaux élu-e-s, des attitudes respectueuses, une volonté de s’approprier le contenu de leur délégation et de travailler dans le sens de l’intérêt général, sans à priori. Je ne demande qu’à être convaincu que cet état d’esprit perdurera tout au long du mandat. Mais je vois aussi que les habitudes politiques d’arrogance et de mépris dominent encore largement à la tête de la droite locale, même si une communication partiale et habile ne met en avant que les bonnes nouvelles et vend une image de simplicité et de sincérité. L’exclusion, au dernier moment, de l’association Solidarité Palestine, dont le stand de restauration avait été préalablement attribué pour la Fête de la Ville, donne un très mauvais signal d’intolérance et de discrimination. Beaucoup de dossiers sont complexes et les situations de tension sont nombreuses dans cette société à la fois très perturbée, fragile et inégalitaire.
Chacun a le droit d’avoir des convictions, de pouvoir exprimer sa part de vérité et de s’engager sur des actions de solidarités et de paix aussi bien au niveau local, qu’international. Mais c’est toujours dans la transparence, l’échange et la discussion argumentée que pourra jaillir la lumière pour conforter ce que doit être le bien commun et le vivre ensemble afin d'agir au service de TOUS les habitants.