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Vœux 2016 du maire : mondanité, approximations et impasses

Privé d'information sur les activités de la municipalité (les conseils municipaux sont de plus en plus espacés, les réunions de commission sont bâclées, notre groupe exclu de la Caisse des écoles et du CCAS ne reçoit même pas les comptes-rendus, le maire garde pour lui les nombreuses décisions prises au niveau de l'Agglo, les habitants n'ont toujours pas été conviés depuis juin 2013 à des réunions de Conseils de quartier…), comme beaucoup d’habitants j’en suis réduit à attendre la sortie du magazine de la ville (le site internet n’est jamais mis à jour), qui bien souvent n'aborde pas sérieusement les dossiers importants.

J’espérais donc un peu à l'occasion de la cérémonie des vœux, ce vendredi 15 janvier au centre culturel Baschet, que le maire dresse le bilan de l'année passée et trace des perspectives pour les habitants et pour notre ville, notamment au sein de la nouvelle agglomération. Bien au contraire, au-delà du plaisir de rencontrer des amis, des citoyens et quelques responsables associatifs, j’ai eu l’impression d’assister à une petite revue mondaine et politicienne surprenante, dépassant largement le cadre d’une manifestation qui selon moi s’adresse d’abord à la population de Saint-Michel.

 

La première réunion très « cadrée » de Cœur d’Essonne Agglomération !

Ecarté du nouveau Conseil communautaire, qui fait suite à la fusion du Val d’Orge avec 11 des 14 communes de l’Arpajonnais, j’ai assisté, dans le public, à la réunion d’installation de la nouvelle instance (59 membres) lundi 11 janvier à Arpajon. Cette séance comportait 41 points à l’ordre du jour. Peu de débats, car tout avait été bouclé en amont par ce qu’il convient désormais d’appeler « la conférence des maires ». Fin décembre, chaque conseiller communautaire avait reçu une lettre co-signée des 21 maires pour préciser le partage des postes (avec les indemnités qui vont avec) et le fonctionnement de Cœur d’Essonne Agglomération. Seule une intervention de David Ammar (élu PG de Morsang), présentant sa candidature à la Présidence de l’Agglo, est venu perturber le bon ordonnancement de la cérémonie. Vous trouverez ci-dessous le texte intégral de cette intervention qui pose toute une série de questions pertinentes sur les enjeux démocratiques au moment de l’installation de la nouvelle assemblée.

« Avant de procéder à l’élection du Président, je souhaite vous présenter quelques réflexions générales en lien avec les différentes délibérations réglementaires qui nous sont soumises pour l’installation du Conseil communautaire. Même s’il est nécessaire de commencer par poser les fondations pour le fonctionnement de notre agglomération, je regrette que les questions sur le contenu des projets, la définition des actions et des moyens financiers notamment ne fassent l’objet aujourd’hui d’aucune présentation.

 

 

2016, année du grand bazar territorial !

Pour ce premier billet de l’année, malgré une actualité toujours tournée sur le sécuritaire, je reste attentif sur le devenir de nos territoires et les dysfonctionnements de notre démocratie locale. J’ai régulièrement critiqué tout au long de l’année 2015 de nombreuses dispositions des lois MAPTAM et NOTRe. En application de ces textes fastidieux et technocratiques, plusieurs régions et un très grand nombre d’intercommunalités sont organisées sur de nouveaux périmètres depuis le 1er janvier 2016. La plupart des responsables politiques, souvent chefs de ces « baronnies » locales, avec la complicité des principaux médias, nous présentent ces évolutions comme des avancées et nient volontairement le grand bazar qui met en péril l’égalité des territoires au sein même de notre République. Fruit d’un consensus droite – PS particulièrement « tordu », la situation qui n’est pas aussi limpide que cela, provoque déjà un grand bazar administratif. Et malgré les promesses chacun a bien conscience (maintenant) que tout ceci ne va coûter moins cher et encore une fois les citoyens seront davantage tenus à l’écart.

Je vous livre aujourd’hui, le plus simplement possible (mais c’est très juridique !) trois des premiers « couacs » :

 

 

 

Hollande : de déchéance en déchéance

Le Pen en avait rêvé, Sarkozy l’avait promise, eh bien François Hollande et Manuel Valls vont le faire ! En décidant d’inscrire la déchéance de la nationalité pour les binationaux nés en France coupables d’actes de terrorisme dans la constitution, comme il l’avait évoqué lors de la réunion du Congrès à Versailles, Hollande fait, en cette fin d’année, un très mauvais calcul bassement politicien.

Cette mesure, marquée à droite depuis le régime de Vichy, a toujours été dénoncée par la Gauche comme une violation du droit du sol et du principe d'égalité. Elle crée des Français de seconde catégorie, ceux nés en France mais qui ont une seconde nationalité de par leurs origines qui auraient à « mériter » d’être Français, quand les Français « de souche » n’ont eu qu’à se donner le mal de naître ici. Elle jette la suspicion vis-à-vis de tous les immigrés en entretenant l’amalgame entre eux et les terroristes.

 

 

Conseil municipal du 14 décembre : La régression sociale comme boussole !

Ce dernier Conseil municipal de l'année a confirmé à la fois le mépris de la droite pour cette institution démocratique et la mise en sommeil de l’action municipale. Les procès verbaux des séances du 29 juin et 21 septembre dernier ont été distribués en cours de réunion... pour approbation en 2016 ! Et celui de la séance du 2 novembre n'était toujours pas rédigé. Pourtant, en début de séance lorsque le maire fait appel à candidature pour désigner un secrétaire, l'opposition est tenue à l'écart, mais les élu-e-s de droite désigné-e-s (et pourtant indemnisés) ne sont même pas fichus de faire leur travail dans un délai correct. Comme si le maire était craintif sur le contenu des comptes-rendus du Conseil municipal dont il limite les débats. De même la plupart des dossiers structurants, désormais renvoyés à l’Agglomération, ne peuvent même plus être évoqués : les commerces sont toujours en déclin, les aménagements autour de la gare sont au point mort, la voirie se dégrade, notre cadre de vie se détériore sous l’effet d’une urbanisation désordonnée…

Nos questions restent sans réponses, nos interventions sont dénaturées. Le maire ne supporte plus personne, à tel point qu'il nous a même menacé d'être encore plus intransigeant l'année prochaine. Il refuse obstinément de rendre compte à l'assemblée de ce qu'il décide au nom de la ville à l'Agglomération. Étrange conception de la démocratie.


 

Résultats du 2e tour des élections régionales à St Michel sur Orge et en Ile-de-France

Saint-Michel sur Orge _ 13 décembre 2015

Inscrits: 12 377

Votants: 6 767 (54,67%)

Abstention: 5 610 (45,33%)

Blancs : 161 (2,38% des votants)

Nuls : 115 (1,70% des votants)

Exprimés: 6491 (52,44% des inscrits)


 

 

Après le séisme du premier tour des élections régionales…

Dimanche, au premier tour des élections régionales, selon les chiffres du Ministère de l’Intérieur, 21 941 750 personnes se sont abstenues. 526 595 ont choisi de voter blanc et il y a eu 347 111 votes nuls. Cela représente plus de 54% des électeurs inscrits, sachant par ailleurs qu’on estime que 10 à 15 % des personnes en âge de voter ne sont pas inscrite sur les listes électorales. 70% des ouvriers et 70% des jeunes de moins de 30 ans ne sont pas allés voter. C’est vous dire l’ampleur de la fracture civique qui ne cesse de croître dans notre pays. Si la classe politique et médiatique s’interroge (souvent très superficiellement) sur trois ou quatre motivations du vote FN, elle méprise totalement les abstentions et les votes blancs. Elle continue à fermer les yeux sur ce rejet massif d’un système politique et d’une classe politique qui n’inspirent plus confiance. Pire, il n’y aucune interrogation sérieuse sur la conviction, partagée par des millions de citoyens, qu’il ne sert à rien de voter, qu’il n’est plus possible d’orienter ou de modifier le cours des choses.

 

 

 

Résultat du premier tour des élections régionales à St Michel sur Orge

Saint Michel sur Orge - le 6 décembre 2015

Inscrits : 12 377

Votants : 5 801 (46.87%)

Abstentions : 6 576 (53.13%)

Blancs : 93 (1.60%)

Nuls : 60 (1.03%)

Exprimés : 5 648

 

 

Agglo du Val d’Orge - 2 décembre 2015 : la dernière séance (deuxième partie)

Je reprends le fil de mon compte-rendu. Quarante et un points étaient inscrits à l’ordre du jour de cette dernière séance pour l’Agglo du Val d’Orge. Je vous restitue les principaux éléments des débats, qu’avec mon collègue David Ammar, nous avons presque exclusivement animés. La quasi-totalité des conseillers communautaires ne sont pas intervenus. Et les vice-présidents ont tous fait le service minimum, en se contentant pour la plupart de présenter les dossiers dont ils avaient été nommés rapporteur. Du côté des représentants de Saint Michel : Bernard Zunino est resté totalement silencieux tout au long de la séance. Mlle Rigault était une nouvelle fois absente. C’était la 7e fois sur 13 séances plénières depuis le début du mandat, et pratiquement aucune présence dans la seule commission (logement urbanisme) à laquelle elle était inscrite. Mais elle perçoit quand même chaque mois « ses » 203,83 € net d’indemnités. Il est grand temps que la loi conditionne le versement des indemnités à la présences effectives des élu-e-s !

Dès l’examen du procès-verbal de la séance précédente, j’ai interpellé le Président de l’Agglo sur les suites données à la motion que nous avions adoptée le 30 septembre pour demander à l’Etat « le transfert intégral et immédiat de la propriété des terrains de l’ex-base aérienne au profit de l’agglomération ». J’ai bien fait, car ma question nous a permis d’apprendre que la signature pour l’acte de vente des 300 ha à l’euro symbolique était fixée pour ce vendredi 4 décembre à 16h à la préfecture de l’Essonne. Autrement, comme nombre de décisions, nous l’aurions appris en lisant le journal de l’Agglo…

 

 

Agglo du Val d’Orge - 2 décembre 2015 : la dernière séance (première partie)

Comme je vous l’avais déjà indiqué, la dernière réunion du Conseil Communautaire de l’Agglomération du Val d’Orge s’est tenue le 2 décembre. Au 1er janvier 2016, le Val d’Orge fusionne avec 11 des 14 communes de l’Arpajonnais pour former Cœur d’Essonne Agglomération. Je vais donc faire ici, comme je m’y suis astreint depuis mon élection en mars 2014, le compte-rendu de cette dernière séance pour le Val d’Orge, qui était aussi la dernière séance pour moi, car le changement du nombre de représentants par ville fait que j’en suis exclu. Perturbé, par quelques problèmes informatiques (mon adresse @gmail a été piratée) et assez accaparé en ce moment par mon activité professionnelle (je ne suis pas un politicien à plein temps !) je vais donc vous raconter tout ça en deux parties.

Ce soir je vous communique deux déclarations. La première émane des représentants de l’intersyndicale CFDT-CGT des employés de l’Agglo du Val d’Orge. La seconde est la brève intervention que j’ai lue en toute fin de séance pour tirer ma révérence. Dans quelques jours, je mettrais en ligne la deuxième partie de ce compte-rendu qui détaillera les différents débats initiés et portés quasi exclusivement par David Ammar (élu de Morsang) et moi…

 

 

Face à l’horreur le tout sécuritaire ne suffira jamais

Je suis resté quelques jours silencieux sur ce blog. Je n’arrivais pas à trouver les mots justes et tout le fil conducteur pour un raisonnement lucide, tant ma colère était grande, mon dégout important et ma détermination un peu ébranlée face à l’horreur du massacre du 13 novembre à Paris. Tout se bouscule dans ma tête entre les causes connues et rabâchée depuis des années, et ceux qui par cynisme détournent le regard et disent faire bloc, tout en gardant un œil pervers pour rebondir politiquement à travers ce qui n’est bien souvent que des postures convenues. Et que dire à mes enfants ( à tous nos enfants !) que je dois aider à grandir dans ce monde aussi imparfait où le fanatisme, le terrorisme, les guerres, la misère, les injustices, le racisme, les pollutions sont devenus le quotidien auquel on finit par s’habituer, une fois l’émotion passée. Et cet engagement militant qui depuis des années fait ma vie interroge… Tout ça, pour ça, « on » y arrivera jamais !