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Tentative de censure, rétropédalage…le maire n’assume pas le bétonnage de St Michel !

Le dossier de l’aménagement du secteur de l’Hôtel de Ville met très mal à l’aise le maire de Saint-Michel. La manière dont la municipalité verrouille le dossier atteste d’une très grande frilosité. Signe indiscutable que la droite préfère une nouvelle fois esquiver plutôt que de confronter son projet à la réflexion des habitants. Sur la genèse de celui-ci, je vous renvoie à ma note initiale publiée le 13 mars dernier (lire ICI)

Je souhaite simplement aujourd’hui dans un souci de transparence totale vous relater un échange de courriel avec le directeur de cabinet de M. Zunino. Sachez que M. le maire ne répond quasiment jamais aux interpellations des élu-e-s de l’opposition. Cependant de temps à autre, quand le silence devient difficilement tenable, il fait répondre de manière souvent méprisante et parfois cynique son directeur de cabinet.

 

 

1981-2016. D'un 10 mai à l'autre...

Aucune nostalgie de ma part en écrivant ce court billet à la date anniversaire de "l'arrivée de la Gauche au pouvoir", comme on disait fièrement en mai 1981. Juste un peu de déprime (c'est vrai que la météo est maussade !) et surtout beaucoup de colère sur ce qu’est devenue « la Gauche ». 35 ans, c’est quasiment la durée de mon engagement militant, qu’il soit politique, syndical ou associatif. Mais pour ce qu’il est encore convenu d’appeler « la Gauche », c’est, au-delà de certaine avancées ou conquêtes, beaucoup (trop !) de reculs et de reniements.

Oui j’étais fier et heureux il y a 35 ans. J’étais acteur d’un bouleversement qui nous permettait d'exorciser la malédiction de l’élection présidentielle au suffrage universel. La droite pouvait être battue ! Bien davantage qu'un succès électoral, un possible basculement historique. « La majorité politique rejoignait la majorité sociale », expliqua François Mitterrand. On allait « rompre avec le capitalisme, pour changer la vie » ! Arrivaient un ministre du « temps libre », un ministre du travail mandaté pour donner aux travailleurs de « nouveaux droits ».


 

Désinformation municipale !

Le journal municipal « Saint-Michel ma Ville » est devenu un redoutable outil de propagande et de cynisme. Le dernier numéro distribué ce premier week-end de mai désinforme à tour de bras, évacue toute réflexion, oublie même parfois ce qui a été écrit les mois précédents. La seule vérité municipale, truffée d'approximations, est érigée en dogme qu'il faut impérativement faire entrer dans les cranes. Je prends trois exemples

La présentation du budget 2016 (pages 6 et 7)

La principale information (hausse de 15% des taux pour la taxe d’habitation et la taxe sur les propriétés bâtie) est noyée dans un océan d’affirmations péremptoires. « Désengagement de l’Etat : des ressource toujours en baisse ! », « St Michel face à un choix : le déclin ou le dynamisme », « Notre choix : des investissements d’avenir ». Pour un résumé de l’épisode précédent, je vous renvoie à mes interventions lors du Conseil municipal du 4 avril 2016 (Lire ICI).

 

 

Printemps social et démocratique pour une alternative politique ?

Selon François Hollande, « la France va mieux » ! En tout cas, en ce début de printemps bien morose, notamment au niveau de la météo, il se passe quand même quelque chose en matière de contestation sociale (notamment la persistante d'une opposition résolue, sous diverses formes contre la loi El Khomri) et depuis trois semaines l'installation chaque soir Place de la République du rassemblement Nuit Debout, qui fait des émules dans de nombreuses villes à travers la France, mais aussi en banlieue, dans nos quartiers, comme c'est le cas à Evry.

Reprendre la parole, tel est sans doute la motivation première des personnes qui continuent à occuper les places et à se rassembler dans des cortèges. Une parole, confisquée par une classe politique de professionnels hors-sol et des grands médias verrouillés. Des réflexions et des débats, donc du collectif et la recherche d’un commun, des démarches qui étaient devenue très difficiles en ces temps de précarité (donc de repli sur soi) encore assombris par l’état d’urgence. Et pourtant, nous voici embarqués dans un mouvement à la fois social et sociétal assez inédit en France, dont l’ampleur et les conséquences sont encore imprévisibles.

 

 

Conseil municipal du 4 avril 2016 (2e partie) : Manque de transparence !

Après les questions budgétaires, j’aborde dans cette note les autres points évoqués lors du Conseil municipal du 4 avril. Tout d’abord vous trouverez ci-dessous le texte de la question écrite que j’avais adressée au maire en application du règlement intérieur.

« Lors du Conseil municipal du 15 décembre 2014, la majorité municipale a adopté une délibération sur la mise en place des Conseils de quartier et a approuvé une charte définissant notamment leur fonctionnement. L'article 14 de cette charte est ainsi libellé: « Les réunions du Conseil de quartier sont ouvertes au public. L'information de la population du quartier se fait, selon les délais, par le magazine municipal, l’affichage municipal ou le site internet de la ville. En cas de modification (de date, de lieu, d’horaire…) l’information de la population se fait par le site internet de la ville et par voie d’affichage sur le lieu de la réunion. » A notre connaissance depuis la formation des Conseils de quartier le 2 avril 2015, aucune information n’a été diffusée aux populations des trois Conseils de quartier et aucune réunion n’a été ouverte au public. Pouvez-vous nous indiquez pourquoi ces dispositions de la charte ne sont pas appliquées ? L’article 16 est ainsi rédigé : « Les comptes rendus succincts des réunions des conseils de quartier sont transmis par le/la Président(e) du Conseil de quartier au Maire. Ils sont diffusés aux membres du Conseil de quartier et aux services de la ville concernés et mis en ligne sur le site internet de la ville. » Au-delà du fait qu’il pourrait paraître légitime que ces comptes rendus puissent être aussi diffusés à tous les membres du Conseil municipal, légitimement élus au suffrage universel, pourquoi ces comptes rendus ne sont-ils toujours pas mis en ligne sur le site internet de la ville ? »

 

 

Conseil municipal du 4 avril 2016 (1ere partie) : Les taux d’impôts locaux augmentent de 15% !

La séance du Conseil municipal a duré près de 4 heures. Dans cette première partie de compte-rendu, vous trouverez ci-dessous les deux interventions que j’ai prononcées au nom de mon groupe sur le compte administratif 2015 et sur le projet de budget de la ville pour 2016. Après une présentation parfois arrogante de l’adjoint au maire en charge des finances, le maire a de nouveau affiché un mépris total vis-à-vis de l’opposition. Celui-ci a en effet beaucoup de mal à supporter la moindre contradiction et tente de verrouiller tout débat avec une présentation de plus en plus opaque des comptes de la ville. Les résultats financiers de la ville en 2015 ne sont pas bons. Et pour 2016, les St Michellois seront punis avec une hausse de 15% des taux d’imposition, qui avec l’évolution des bases locatives, se traduira en moyenne par une augmentation de 16,5%

Le Compte administratif 2015

Les résultats du compte administratif 2015 sont les suivants : Fonctionnement : 29 216 281,35 € en recettes et 27 813 0006,18 € en dépenses. Investissement : 8 439 192,59 en recettes et 8 022 474,91 € en dépenses. Le résultat net avec le solde des restes à réalisés est de 1 2017 980,47 €. Voici donc ce que j'ai déclaré.

 

 

 

Conseil d'agglo du 31 mars 2016 : un budget « à la louche » !

61 points étaient inscrits à l’ordre du jour de cette troisième réunion du nouveau Conseil de la communauté d’agglomération Centre Essonne, qui s’est tenue le 31 mars à Breuillet. Cette séance a permis enfin d’aborder quelques dossiers importants, même si les statuts de l'Agglo et le règlement intérieur n’ont toujours pas été adoptés (promesse faite pour le Conseil communautaire du 23 juin). Preuve sans doute que les réunions à huis-clos entre les 21 maires suffisent pour faire fonctionner l'Agglo ! A noter une quinzaine d'absence (sur 59) et une présentation en moins d'une minute, sans aucune question, du rapport de développement durable que le vous laisse le soin de découvrir ICI.

Outre trois points en matière d’aménagement et d’habitat que je traite à la fin de cette note, assez technique, je vous présente le contenu des différents budgets (avec les taux d’impôts votés) : le budget principal et les 5 budgets annexes pour l’ex Base aérienne 217 de Brétigny, les parcs d’activités, l’Hôtel d’entreprises, l’espace culturel Jules Verne à Brétigny et l’assainissement et l’eau potable. Ces budgets très prévisionnels ont été réalisés en consolidant les comptes 2015 des deux agglomérations du Val d’Orge et de l’Arpajonnais, désormais fusionnées. M. Méary, vice président aux finances (maire de Brétigny) précisant dans sa présentation que ce budget comportait beaucoup d'estimations « faites à la louche » ! Ces budgets feront donc l’objet d’adaptations, sans doute importantes, lors des budgets supplémentaires en principe votés en juin. A noter également l'inquiétude exprimée par plusieurs élus sur le « manque » de plus de 7 M€ en recettes, consécutif à la non adhésion de trois communes de l'ancien Arpajonnais (Lardy, Boussy-sous-St-Yon et Saint-Yon). Voici donc l’essentiel des éléments chiffrés à retenir.

 

 

L'insécurité à Saint Michel sur Orge

Je me suis invité le 17 mars 2016 à une réunion qu'organisait le maire de Saint-Michel sur Orge en présence de la commissaire de Police de Sainte Geneviève des Bois pour selon ce qui était écrit dans le courrier distribué partiellement sur la ville « expliquer l’action des forces de l’ordre et partager conseils et mesures de prévention ». S’il faut saluer, pour une fois, cette initiative d’information civique, j'ai des doutes sur l'intérêt pratique de ce genre de réunion. Certes le maire va être en photo dans le prochain numéro du journal communal pour (tenter) de montrer aux habitants qu'il est mobilisé sur les questions de sécurité, Mais au-delà de cet aspect de pure propagande politicienne les quelques témoignages et échanges n’ont pas dissipé les inquiétudes des 80 personnes présentes (disponibles un jour de semaine à 17h!), et bien souvent victimes ces derniers temps de cambriolages à répétition…

Pourtant dans son courrier le maire a précisé que notre ville « est davantage épargnée ». Une affirmation gratuite dans la mesure où il n’a jamais voulu communiquer les statistiques officielles et mensuelles de délinquance dans la commune. D’ailleurs, il se garde bien de « rendre compte fréquemment dans le journal municipal de l’évolution de la situation » contrairement à ce qu’il avait promis dans son programme de 2008 !

 

 

 

Saint Béton sur Orge ?

Excellente initiative prise ce jeudi 10 mars par l’Association pour l’Avenir des quartiers Ancien, Glaises, Gare, Grouettes (3A3G), d’organiser une réunion pour « partager les informations » sur les différents projets immobiliers commencés, en cours ou à venir autour de l’Hôtel de Ville et du Parc Jean Vilar. Une quarantaine d’habitants ont répondu présents et ont ainsi pu échanger sur le cadre de vie qu’ils souhaitent préserver au sein de ce quartier. Compte-tenu de l’importance des projets qui ont ainsi été présenté, beaucoup ont regretté l’absence totale d’information de la part de la municipalité. A Saint-Michel, ce sont les citoyens qui doivent prendre l’initiative d’informer les habitants, le maire et son équipe s’abritant (ou se cachant) derrière quelques réunions discrètement organisées au sein des trois conseils de quartier limités à quelques habitants (Lire ICI). Le maire avait quand même envoyé en observateurs trois de ces adjoints. M. Delpic, en charge du cadre de vie, a bien voulu répondre à diverses questions sur le Plan Local d’Urbanisme, la circulation, l’assainissement, tout en reconnaissant la plupart du temps que les remarques des habitants étaient tout à fait fondées. M. Bodigoff, en charge du commerce, s’est plutôt illustré par quelques interventions assez méprisantes vis-à-vis des habitants. M. Gourgues, en charge des finances, n’a pas pris la parole, mais a incité à la fin de la réunion les organisateurs « à faire remonter » au maire les doléances, comme si lui-même n’avait pas vocation à le faire !

 

 

Réforme territoriale : des dépenses en plus, des contrôles en moins !

Cela fait donc deux mois maintenant que la « grande réforme » territoriale née d’un consensus droite – Parti socialiste est entrée en application avec au 1er janvier 2016 les régions (pour certaines nouvelles) avec des compétences accrues et les nouvelles agglomérations. Bien trop tôt sans doute pour en tirer des conclusions, mais déjà deux aspects méritent d’être relevé, tant les dérives s’accentuent entre les discours et la réalité concernant la réduction des dépenses publiques et le contrôle de légalité que devrait exercer l’Etat impartial. Dans le premier cas, examinons un communiqué de l’Association des régions de France (ARF) relatant sa première rencontre avec le « nouveau » ministre de l’Aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales. Lors de cet échange, y apprend-on, Jean-Michel Baylet a insisté sur la « maîtrise de la dépense publique des exécutifs régionaux tout en soulignant le caractère totalement irréaliste des économies qui avaient été affichées par le gouvernement au moment du lancement de ce processus de fusion en 2014 ». Dans un entretien au Figaro, le 8 mai 2014, André Vallini, le secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale d’alors (devenu depuis secrétaire d’Etat au Développement et à la francophonie !) s’était particulièrement avancé. « Le budget des collectivités locales représente au total 250 milliards d’euros. Les meilleurs spécialistes pensent qu’en tablant sur des économies d’échelle et des suppressions de doublons qui pourraient à terme représenter de 5 % à 10 % on arrive à un gain annuel de 12 à 25 milliards d’euros à moyen terme. Ce qui est beaucoup. Sans parler des gains de temps et d’efficacité qui sont difficilement quantifiables mais sans doute très importants ». C’était le surlendemain d’une fameuse intervention présidentielle sur BFM TV. « Les départements ont vécu », avait considéré François Hollande le 6 mai 2014.


 

 

Précaires un jour, précaires toujours ?

En une dizaine de jours seulement, plus de 800 000 signatures ont été recueillies contre le projet de réforme du Code du travail (C’est ICI). C’est cette forte mobilisation populaire qui a contraint le Premier Ministre à effectuer un premier recul, en proposant le report de la présentation au Conseil des ministres du projet de loi El Khomri du 9 mars au 24 mars. Ce texte prévoit pêle-mêle le plafonnement des indemnités de licenciement, l’augmentation des durées maximum de travail, l’extension des forfaits jour, le fractionnement des heures de repos, la légalisation des licenciements abusifs, les accords de compétitivité « offensifs » qui permettront de tirer les salaires vers le bas et de renforcer les logiques de déclassement et de dumping. C’est un recul social sans précédent qui ne réglera pas la lancinante question du chômage. Un peu de bon sens : ce sont les carnets de commande des entreprises qui créeront des emplois, pas le détricotage du Code du travail !

Vous trouverez ci-dessous une déclaration salutaire de diverses organisations de jeunesse qui se mobilisent contre ce texte. Une prise de conscience appréciable d’une génération qu’on disait désabusée et résignée.