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NON aux Jeux Olympiques 2024 en région parisienne

Le processus pour désigner la ville hôte des Jeux Olympiques 2024 a atteint sa deuxième phase avec la remise début octobre au Comité International Olympique du deuxième volet des dossiers de candidature  consacré à la gouvernance, à la structure juridique et au financement. Quelques jours après, Rome jetait officiellement l’éponge devant l’ampleur colossale de l’engagement financier nécessaire pour l’organisation des JO. Aux États-Unis, la ville de Boston a renoncé devant l’hostilité de sa population et a été remplacé par Los Angeles. Si bien qu’aujourd’hui, il ne reste plus que trois villes en lice : Budapest, Los Angeles, et Paris. Les deux dernières villes sont les favoris. Si bien que le danger de voir les Jeux Olympiques se dérouler en région parisienne en 2024 est réel.

Il s’agit bien d’un danger important. Il existe de multiples débats légitimes sur la compétition sportive en général, sa mise en valeur, son sens, sur le fait de percevoir ce genre d’événements comme des rencontres fraternels ou des odes aux nationalismes en rivalité. En revanche, plusieurs éléments ne peuvent souffrir de débat. Premièrement, la mise en scène de cette « fraternité » olympique est avant tout l’écrin du marketing publicitaire, de contrats d’exclusivité, de dopage et de lobbying. Ensuite, l’organisation des JO signifie (et une édition parisienne ne fera pas exception) le renforcement d’une législation liberticide et un aménagement territorial contradictoire avec les intérêts de la population.

 

 

 

Cœur d’Essonne Agglomération : Les finances sont bien dans le ROUGE !

J’ai assisté le 6 octobre à la réunion du Conseil communautaire de Cœur d’Essonne Agglomération. 62 questions étaient inscrites à l’ordre du jour. Je me suis éclipsé au bout de deux heures et demie, à l’issue du débat sur le 21e point. Mais en tant que conseiller municipal, évincé de cette instance depuis le début de l’année, j’y suis quand même davantage présent que Sophie Rigault, une nouvelle fois pointée absente, ce qui ne l’empêche pas de recevoir, en plus de ses indemnités d’adjointe au maire et de vice présidente du Conseil départemental, un petit complément de 204,08 € par mois. On voit bien les limites du cumul souvent accompagné de cynisme dans l’exercice même du mandat. Mais rassurez-vous son absence ne change rien pour la ville puisque les rares fois où elle daigne assister aux séances, elle n’intervient jamais et vote l’ensemble des questions sans bien souvent avoir pris la peine de lire les dossiers…

Plusieurs points portaient sur l’approbation de divers rapports d’activités : rapport de gestion et bilan de la société d’aménagement SORGEM pour 2015, comptes 2015 pour divers mandats confiés à la SORGEM (les ZAC Val Vert - Croix Blanche, Maison neuve de Brétigny, Belles vues à Arpajon et Ollainville, la Mare aux Bourguignons à Egly et les constructions de la cité Val Vert au Plessis-Pâté, des majestueux bureaux route de Corbeil, de la médiathèque de Brétigny ou de la ferme du château du Plessis-Pâté), rapports 2015 des services publics d’eau potable et d’assainissement… Trop fastidieux de détailler ici un ensemble de données, pourtant significatives que les élus analysent à peine. Mais comme d’habitude n’hésitez pas à me contacter (jeanlouisberland@gmail.com) si vous souhaitez être destinataire d’un de ces documents ou simplement d’un éclairage sur ceux-ci.

 

 

Conseil Municipal du 26 septembre 2016 : Compte-rendu (3e partie)

Dans cette dernière partie consacrée du compte-rendu du Conseil municipal du 26 septembre, j'évoque le procès-verbal de la séance du 30 mai, je vous donne la liste de diverses questions restées sans réponse, j’évoque les autres délibérations adoptées et les deux motions votées en fin de séance. Comme vous savez, à la différence des autres villes qui ont un fonctionnement normal, à Saint-Michel nous adoptons les procès-verbaux des séances précédentes avec décalage. Nous avons découvert celui du 27 juin sur notre table en début de séance (il sera donc proposé à l’adoption en novembre !). Nous avons donc examiné celui du 30 mai. J’ai parfois l’impression d’être l’un des seuls à les relire. Cette fois-ci, j’ai interrogé le maire sur les suites qu’il avait donné à trois questions dont il est mentionné dans le procès-verbal qu'il doit se renseigner ou que des précisions seront apportées ultérieurement.

La première question concernait l'obligation ou non d'une délibération du Conseil municipal pour conserver un plan local d'urbanisme au niveau de la ville, la loi semblant prévoir de plein droit la réalisation d'un PLU intercommunal à l'horizon 2017. Le maire a répondu que nous devions effectivement nous prononcer dans les trois mois avant cette échéance. Dont acte…

 

 

Conseil municipal du 26 septembre 2016 : On nous mène en bateau sur le Centre commercial !

Comme indiqué dans ma précédente note, j’aborde aujourd’hui, la question du centre commercial du Bois des Roches. Je m'excuse par avance de la longueur et de la technicité de mon propos, mais ce sujet grave est d'importance. Je m'en tiens uniquement aux faits qui ont été portés à ma connaissance pour éviter tout faux procès. C’est donc à travers quelques petites lignes noyées dans le rapport de présentation de la Décision Modificative n° 2 du budget 2017 de la ville, présenté au Conseil municipal du 26 septembre 2016, que nous avons appris qu’il fallait augmenter de 148 000 € l'article études et recherches « pour couvrir à hauteur de 140 000 € la réalisation d'une étude de revitalisation du centre commercial dont le coût est estimé à 150 000 € ». (voir ICI l'article publié dans le Parisien).

Cette dépense supplémentaire, qui vient alourdir le budget difficilement équilibré malgré la forte hausse des impôts locaux imposée aux Saint-Michellois, est atténuée quelques lignes plus loin par l’annonce de subventions à hauteur de 75 000 € qui seraient versées par l’Établissement Public Foncier d’Île-de-France (EPFIF) et la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC). Bref, à cette étape, peu m'importe que la ville soit « subventionnée » pour cette nouvelle étude. Par contre, on ne peut plus laisser faire sans réagir un feuilleton aussi désolant qui plombe notre ville depuis des décennies.

 

 

 

Conseil municipal du 26 septembre 2016 : Le PLU s’adapte aux exigences des promoteurs !

Douze points étaient à l’ordre du jour de cette séance de Conseil municipal de « rentrée ». Mais la trêve estivale n’a guère changé l’ambiance. La droite se comporte toujours avec cynisme dans la présentation des dossiers et le mépris reste de rigueur face aux interventions et interrogations de l’opposition. Deux points important ont monopolisé une bonne partie de la séance : La décision modificative n° 2 du budget 2017, comportant notamment le financement d’une nouvelle étude sur la revitalisation du centre commercial du Bois des Roches (je traiterai cette question dans un prochain article) et la nouvelle modification du Plan Local d’Urbanisme pour pouvoir lancer l’aménagement autour de l’Hôtel de ville, avec en particulier la construction de 107 logements.

Cette question avait déjà été longuement abordée lors du précédent Conseil municipal du 27 juin (voir ICI le compte-rendu que j’en avais fait). Cette fois-ci il s’agissait suite à l’enquête publique effectuée cet été d’approuver la modification du PLU proposée par la municipalité. Le dossier complet avec le rapport du commissaire enquêteur peut être consulté et téléchargé ICI. Vous trouverez ci-dessous l’intégralité de l’intervention faite au nom de mon groupe portant sur trois aspects : L’absence totale d’information sur les coûts de cette opération, la très grande subjectivité des conclusions du rapport du commissaire enquêteur et une interrogation sur la légalité d’une disposition qui supprime un emplacement réservé, pourtant décidé lors de la précédente révision du PLU, en 2013…

 

 

 

Agglomération : Olivier Léonhardt me répond !

Le 16 août dernier, Olivier Léonhardt, Président de Cœur d’Essonne Agglomération adressait un long courrier à l’attention des élus municipaux des 21 communes qui composent la nouvelle agglo. Il y dressait le bilan des huit premiers mois de fonctionnement et traçait quelques perspectives pour l’avenir. Par courriel en date du 2 septembre (lire ICI) je l’interpellait sur trois points : Le contenu du Contrat d’Intérêt National, signé avec l’Agglo autour d’Evry, la définition d’un projet de territoire pour les habitants de Cœur d’Essonne Agglomération et les difficultés financières rencontrées suite à la non adhésion de trois communes de la communauté de commune de l’Arpajonnais. J’ai reçu le 16 septembre une réponse d’Olivier Léonhardt. Je vous la livre ci-dessous dans son intégralité, avec à la suite un bref commentaire et l’amorce d’une initiative citoyenne.

« Monsieur le Conseiller Municipal,

Je souhaitais vous apporter quelques éléments de réponse au sujet des différentes questions soulevées dans votre courriel du 2 septembre dernier.

 

 

 

Messages au Maire restés sans réponse…

J’évoque souvent ici le mépris affiché par la municipalité envers les élu-e-s d’opposition et nos difficultés pour exercer notre mandat. Outre le fait que nous sommes associés à rien et écarter de toute représentation dans un grand nombre d’instances ou de réunions, le Maire s’obstine à ne pas nous transmettre des documents et à refuser de répondre à nos questions. Pour obtenir en partie gain de cause, j’ai du saisir à différentes reprises la Commission d’Accès aux Documents Administratifs. Quant aux questions, il faut sans cesse relancer…

C’est encore ce que je viens de faire hier soir à propos d’un message adressé au nom de mon groupe d’élu-e-s le 29 juin 2016, qui lui-même faisait référence à un courrier du Maire remis le 26 juin en réponse à un courriel du 8 avril, ayant fait l’objet de relances les 2 et 12 mai puis le 23 juin. J’ai décidé de rendre public ce message, ainsi que deux autres respectivement adressés les 17 et 20 août dernier… qui bien sur n’ont toujours pas eu de réponse à ce jour.

 

 

Courriel "ouvert" au Président de Cœur d'Essonne Agglomération

J’ai reçu la semaine dernière une lettre (datée du 16 août 2016) d’Olivier Léonhardt, Président de Cœur d’Essonne Agglomération, adressée à tous les conseillers municipaux des 21 communes de notre nouvelle agglomération. Il y dresse sur quatre pages un élogieux bilan « au terme de 8 mois d’existence et de fonctionnement de Cœur d’Essonne Agglomération ». Vous trouverez ci-dessous pour votre information l’intégralité du courriel que je viens de lui adresser ce matin (avec en copie tous les membres du Conseil Communautaire).

Je n'ai pas la prétention à travers cette interpellation d'aborder tous les dossiers et d'avoir mes solutions toutes faites sur tout. Je souhaite seulement que les décisions qui nous concernent tous ne soient pas l'exclusivité d'un cercle d'initiés restreints. Cœur d'Essonne Agglomération c'est aussi 21 communes composées de citoyens. N'hésitons donc pas à nous en mêler et à interpeller nos représentants !


 

 

Ce n’est pas avec des arrêtés anti-burkini qu’on arrêtera les attentats !

S’accommoder du burkini serait une lâcheté et un recul face à ceux qui utilisent le corps des femmes à des fins inavouables. Mais s’y opposer par des mesures administratives non fondées était la pire des solutions. En rappelant le droit aujourd’hui le Conseil d’État est dans son rôle, prouvant au passage que la République n’est pas le régime discriminatoire décrit par ceux qui crient au « racisme d’État ». Reste une pantalonnade qui fait le jeu des « identitaires » des deux rives : d’un côté, les identitaires intégristes qui veulent imposer la burka des plages aux musulmanes, de l’autre, les identitaires de la droite extrême (Sarkozy et Le Pen) qui vont demander une loi pour interdire le burkini. Vérification est une nouvelle fois faite que lorsqu’un problème politique réel (la lutte contre l’idéologie et les attentats de terroristes qui se proclament d’un « État islamique ») est mal posé, il vous revient dans la figure tel un boomerang !

Certes, on peut légitimement tenir la liberté de porter une tenue discriminante et claustrante comme moins importante que les libertés républicaines, menacées par les offensives communautaristes, y compris symboliques. Mais toute stratégie de prohibition au coup par coup (qu’elle vienne de la droite réactionnaire ou, malheureusement, de certains situés « à gauche ») est contre-productive, car vouée à l’échec juridique. C’est que le problème n’est pas juridique, mais bien politique. Les mêmes qui vocifèrent demeurent étrangement silencieux, voir parfois même complices, lorsque évoque l’argent du pétrole et des ventes d’armes avec les dirigeants du Qatar et de l’Arabie Saoudite… deux pays (pour ne citez qu’eux !) où les droits des femmes les plus élémentaires sont totalement bafoués et les connivences avec certains milieux islamistes radicaux parfaitement établies.

 

 

Questions sur « notre » justice et la place des femmes dans la société…

Le rejet ce vendredi 12 août 2016 de la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage me révolte. Outre le fait assez paradoxal que face à une surpopulation carcérale indigne, on s’acharne à laisser en prison une femme de 68 ans, le traitement de ce dossier est aussi pour moi un symbole des violences conjugales, et bien au-delà, un indice de la situation de la femme dans notre société. Jacqueline Sauvage a été condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari. Pendant quarante-sept ans de vie conjugale, elle a subi la violence de ce mari qui battait sa femme, ses enfants et violait ses filles. Jusqu’à ce jour en septembre 2012 où elle prit un fusil, tira sur son mari et le tua. Alors qu’elle était victime d’un mari au comportement monstrueux, la Cour d’Assises la condamna sans même retenir la légitime défense. La Cour d’Appel confirma le jugement.

 

 

Notre terre vit à crédit !

Je reprends le chemin du clavier en commençant par cette information majeure à mes yeux : la remontée au 8 août de la date à partir de laquelle notre civilisation entre cette année en dette écologique. Ce lundi, l'humanité aura consommé toutes les réserves que la Terre est supposée lui fournir pour l'année. Pendant plus de 140 jours, nous allons donc d’un point de vue écologique vivre à crédit !

C’est l’institut de recherche international « Global Footprint Network » qui chaque année tire ainsi symboliquement la sonnette d’alarme sur ce jour fatidique (Earth Overshoot Day, en anglais) qui confirme cette catastrophe annoncée. Lire ICI. Ses experts estiment qu’au rythme actuel, les humains auraient besoin de l’équivalent de 1,6 Terre pour assouvir leur surconsommation globale annuelle. Entre le 1er janvier et le 8 août, l'année 2016 n'aura été consommée qu'à 60,38%. Pourtant, la planète Terre vivra à crédit à partir de cette date, 221e jour de 2016. Chaque année, l'organisation publie le même communiqué, avec une date différente... L'étude a sans doute ses limites, mais elle a au moins le mérite d'alerter. En huit mois, nous avons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne pouvaient absorber en un an, nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d'arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d'eau que ce que notre Terre aurait pu produire sur cette même période.