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Dernières infos

Saint Béton sur Orge ?

Excellente initiative prise ce jeudi 10 mars par l’Association pour l’Avenir des quartiers Ancien, Glaises, Gare, Grouettes (3A3G), d’organiser une réunion pour « partager les informations » sur les différents projets immobiliers commencés, en cours ou à venir autour de l’Hôtel de Ville et du Parc Jean Vilar. Une quarantaine d’habitants ont répondu présents et ont ainsi pu échanger sur le cadre de vie qu’ils souhaitent préserver au sein de ce quartier. Compte-tenu de l’importance des projets qui ont ainsi été présenté, beaucoup ont regretté l’absence totale d’information de la part de la municipalité. A Saint-Michel, ce sont les citoyens qui doivent prendre l’initiative d’informer les habitants, le maire et son équipe s’abritant (ou se cachant) derrière quelques réunions discrètement organisées au sein des trois conseils de quartier limités à quelques habitants (Lire ICI). Le maire avait quand même envoyé en observateurs trois de ces adjoints. M. Delpic, en charge du cadre de vie, a bien voulu répondre à diverses questions sur le Plan Local d’Urbanisme, la circulation, l’assainissement, tout en reconnaissant la plupart du temps que les remarques des habitants étaient tout à fait fondées. M. Bodigoff, en charge du commerce, s’est plutôt illustré par quelques interventions assez méprisantes vis-à-vis des habitants. M. Gourgues, en charge des finances, n’a pas pris la parole, mais a incité à la fin de la réunion les organisateurs « à faire remonter » au maire les doléances, comme si lui-même n’avait pas vocation à le faire !

 

 

Réforme territoriale : des dépenses en plus, des contrôles en moins !

Cela fait donc deux mois maintenant que la « grande réforme » territoriale née d’un consensus droite – Parti socialiste est entrée en application avec au 1er janvier 2016 les régions (pour certaines nouvelles) avec des compétences accrues et les nouvelles agglomérations. Bien trop tôt sans doute pour en tirer des conclusions, mais déjà deux aspects méritent d’être relevé, tant les dérives s’accentuent entre les discours et la réalité concernant la réduction des dépenses publiques et le contrôle de légalité que devrait exercer l’Etat impartial. Dans le premier cas, examinons un communiqué de l’Association des régions de France (ARF) relatant sa première rencontre avec le « nouveau » ministre de l’Aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales. Lors de cet échange, y apprend-on, Jean-Michel Baylet a insisté sur la « maîtrise de la dépense publique des exécutifs régionaux tout en soulignant le caractère totalement irréaliste des économies qui avaient été affichées par le gouvernement au moment du lancement de ce processus de fusion en 2014 ». Dans un entretien au Figaro, le 8 mai 2014, André Vallini, le secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale d’alors (devenu depuis secrétaire d’Etat au Développement et à la francophonie !) s’était particulièrement avancé. « Le budget des collectivités locales représente au total 250 milliards d’euros. Les meilleurs spécialistes pensent qu’en tablant sur des économies d’échelle et des suppressions de doublons qui pourraient à terme représenter de 5 % à 10 % on arrive à un gain annuel de 12 à 25 milliards d’euros à moyen terme. Ce qui est beaucoup. Sans parler des gains de temps et d’efficacité qui sont difficilement quantifiables mais sans doute très importants ». C’était le surlendemain d’une fameuse intervention présidentielle sur BFM TV. « Les départements ont vécu », avait considéré François Hollande le 6 mai 2014.


 

 

Précaires un jour, précaires toujours ?

En une dizaine de jours seulement, plus de 800 000 signatures ont été recueillies contre le projet de réforme du Code du travail (C’est ICI). C’est cette forte mobilisation populaire qui a contraint le Premier Ministre à effectuer un premier recul, en proposant le report de la présentation au Conseil des ministres du projet de loi El Khomri du 9 mars au 24 mars. Ce texte prévoit pêle-mêle le plafonnement des indemnités de licenciement, l’augmentation des durées maximum de travail, l’extension des forfaits jour, le fractionnement des heures de repos, la légalisation des licenciements abusifs, les accords de compétitivité « offensifs » qui permettront de tirer les salaires vers le bas et de renforcer les logiques de déclassement et de dumping. C’est un recul social sans précédent qui ne réglera pas la lancinante question du chômage. Un peu de bon sens : ce sont les carnets de commande des entreprises qui créeront des emplois, pas le détricotage du Code du travail !

Vous trouverez ci-dessous une déclaration salutaire de diverses organisations de jeunesse qui se mobilisent contre ce texte. Une prise de conscience appréciable d’une génération qu’on disait désabusée et résignée.

 

 

Conseil d’Agglo du 18 février 2016... au petit trot !

Après la séance d'installation du 11 janvier 2016 (voir ICI) Cœur d'Essonne Agglomération tenait son véritable premier Conseil communautaire le 18 février au Trianon. Cette séance de travail qui se voulait paisible, dans la continuité d’un consensus dit pragmatique, a été un peu perturbée par la présence d’agents de l’Agglo en comité d’accueil. Des militants de la CFDT dénonçaient, tract à l’appui, « un dialogue social méprisé ». Visiblement la fusion entre le Val d’Orge et l’Arpajonnais se fait à marche forcée dans les services, sans beaucoup de concertation. Ainsi le Comité technique n’a pas été réuni pour donner son avis sur le nouvel organigramme répartissant les postes au niveau des cadres. Plutôt que d’apporter des réponses et de présenter les orientations de l’exécutif pour mettre en œuvre une gestion des ressources humaines moderne et respectueuse du savoir faire des agents, le Président Léonhardt s’est une nouvelle fois exprimé de manière assez méprisante en contestant notamment la représentativité de ceux qui manifestaient.

Puis sur un ton condescendant il commença la séance en donnant lecture de la charte de l’élu local, qu’il appartient depuis la loi du 31 mars 2015 de remettre à chaque conseiller communautaire lors de la mise en place de l’assemblée délibérante, comme lui avait rappelé le Préfet de l’Essonne. Même si cette charte reste avant tout formelle, je considère qu’il est important de rappeler aux élus les principes déontologiques qu’ils doivent respecter. L'article L.1111-1-1 du Code général des Collectivités locales est ainsi rédigé :

« 1. L'élu local exerce ses fonctions avec impartialité, diligence, dignité, probité et intégrité.


 

 

Conseil municipal du 15 février 2016 : autoritarisme et opacité

Deux mots résument assez bien le déroulement de ce dernier Conseil municipal : Autoritarisme, car le maire et sa garde rapprochée verrouillent toute discussion en contestant aux groupes d'opposition la possibilité de travailler et de s'exprimer ; opacité, car la droite locale prépare les dossiers dans le plus grand secret et reste étrangement silencieuse sur toutes les promesses qu'elle a abandonnées. Les élu-e-s de l'opposition sont traités avec le plus grand mépris, les séances du Conseil municipal étant réduites en simple chambre d'enregistrement, sur un rythme très aléatoire. Ce 15 février, le maire a fait valider les procès-verbaux des séances du 29 juin, du 21 septembre et du 2 novembre 2015. Celui de la séance du 15 décembre a été distribué au début de la réunion, nous devrions l'adopter le 4 avril prochain !

18 points étaient inscrits à l'ordre du jour. Vous trouverez ci-dessous les trois principaux aspects que j'ai abordés ainsi que la liste des délibérations adoptées.

La mise en place de la communauté d'Agglomération

Au nom de mon groupe d'élu-e-s j'avais déposé la semaine dernière une proposition pour assurer un meilleur lien entre la commune et le nouveau territoire de l’Agglo. En voici le texte intégral.

 

 

Concertation en trompe l’œil !

Un martien qui débarque à St Michel et qui ouvrirait les pages 12 et 13 le dernier numéro de « St Michel ma Ville » pourrait penser que la municipalité pratique une démocratie participative très ouverte. En effet le journal municipal affirme : « construisons ensemble le projet de demain » pour l’aménagement du quartier de l’Hôtel de ville et présente un processus de concertation avec les habitants très attractif. En effet après avoir défini quelques « grands axes et principes sur le projet » (réaménagement du parvis de l’Hôtel de Ville, création « raisonnée » de logements, ouverture de quelques commerces et d’un équipement petite enfance) la municipalité rappelle quelques « engagements » pour notamment préserver les espaces verts et respecter l’identité du quartier.

Certes, je m’interroge pourquoi la réflexion est-elle limitée au périmètre des serres municipales et du parking devant la Mairie ? Selon moi le secteur de l'Hôtel de Ville présenté comme un enjeu structurant "qui joue un rôle à la fois d'entrée de ville et d'ouverture sur le quartier ancien" doit être traité depuis le début de la rue des Processions (au niveau de Côté nature) et doit notamment intégrer, la partie de la rue des Tiphoines qui longe le parc Jean Vilar (avec les terrains comme celui en jachère de l'ancienne carrosserie...) et plus haut en face du parking de la mairie la petite zone artisanale qui n'a pas vocation à rester ici. Mais bon, pas de procès d’intention…

 

 

La vérité sur les Conseils de quartier

Plusieurs élu-e-s de droite (c’est dire qu’ils sont attentifs à ce que j’écris sur ce blog !) m’ont interpellé sur le récent article où j’indiquais que « les habitants n'ont toujours pas été conviés depuis juin 2013 à des réunions des Conseils de quartier… » (lire ICI). Selon eux je suis un menteur, « les Conseils de quartiers se réunissent régulièrement »…

Décidément, l’enfumage est total. Voici en détail les faits précis. Au printemps 2013, le maire a pris prétexte de la réglementation encadrant la communication institutionnelle en période pré-électorale pour stopper les réunions des Conseils de quartier. Mis à part son adjoint Joseph Delpic, peu d’élus s’y présentaient pour répondre aux interrogations légitimes des habitants. Et là comme il fallait commencer à rendre des comptes en fin de mandat, le maire, pas très courageux, préférait esquiver tout contact public avec la population…

 

 

Crise du logement : de mal en pire !

La Fondation Abbé Pierre a publié ce jeudi 28 janvier son 21ème rapport annuel (Lire ICI). Au total, 3,8 millions de personnes sont mal-logées et 12,1 millions de personnes sont fragilisées, soit « 15 millions de personnes touchées, avec une intensité diverse, par la crise du logement ». Chiffre marquant, le nombre de sans-abri qui a bondi de 50% entre 2001 et 2012 : 141 500 personnes se retrouvent à la rue, à l’hôtel, sous un abri de fortune ou en centre d’hébergement. En outre, près de 2,9 millions de personnes vivent dans des conditions très difficiles, dont 2,1 millions ne possèdent pas d’eau courante, de WC intérieurs, de douche, de moyen de chauffage ou de coin cuisine, ou vivent dans un immeuble à la façade très dégradée. Et 934 000 personnes vivent en « surpeuplement accentué », c’est-à-dire qu’il leur manque deux pièces par rapport à la norme de peuplement (+17% entre 2006 et 2013). Pour la Fondation Abbé Pierre, «il y a une aggravation du mal-logement qui touche avant tout les classes populaires». Le taux d’effort net moyen (loyer + charges - allocations logement) des ménages les plus pauvres atteint ainsi 55,9 %, plus de trois fois supérieur à la moyenne (17,5 %).

 

 

Conseil départemental : hold-up fiscal et liquidation du service public !

L’accouchement s’est fait dans la douleur hier soir, car face aux élus de gauche, 5 élus de droite n’ont pas suivi (2 contre et 3 abstentions). Mais la droite essonnienne a voté après toute une journée de débats intenses et parfois rudes un budget 2016 d’une violence sans précédent pour notre département. S’il est indéniable que la situation financière des départements est particulièrement tendue en raison de la baisse des dotations de l’Etat débutée sous la présidence Sarkozy et accentuée sous celle de Hollande et de la hausse des dépenses sociales liées à la crise économique, le budget d’austérité présenté par le nouveau Président François Durovray est disproportionné.

Lors de la campagne des élections départementales 2015, la droite essonnienne était apparue divisée et sans projet commun. Chaque binôme de candidats avait proposé un projet différent souvent démagogique et non financé dont les seuls points communs étaient la promesse de ne pas augmenter les impôts et la dénonciation systématique de la « situation budgétaire catastrophique » du département de l’Essonne.

 

 

Vœux 2016 du maire : mondanité, approximations et impasses

Privé d'information sur les activités de la municipalité (les conseils municipaux sont de plus en plus espacés, les réunions de commission sont bâclées, notre groupe exclu de la Caisse des écoles et du CCAS ne reçoit même pas les comptes-rendus, le maire garde pour lui les nombreuses décisions prises au niveau de l'Agglo, les habitants n'ont toujours pas été conviés depuis juin 2013 à des réunions de Conseils de quartier…), comme beaucoup d’habitants j’en suis réduit à attendre la sortie du magazine de la ville (le site internet n’est jamais mis à jour), qui bien souvent n'aborde pas sérieusement les dossiers importants.

J’espérais donc un peu à l'occasion de la cérémonie des vœux, ce vendredi 15 janvier au centre culturel Baschet, que le maire dresse le bilan de l'année passée et trace des perspectives pour les habitants et pour notre ville, notamment au sein de la nouvelle agglomération. Bien au contraire, au-delà du plaisir de rencontrer des amis, des citoyens et quelques responsables associatifs, j’ai eu l’impression d’assister à une petite revue mondaine et politicienne surprenante, dépassant largement le cadre d’une manifestation qui selon moi s’adresse d’abord à la population de Saint-Michel.

 

La première réunion très « cadrée » de Cœur d’Essonne Agglomération !

Ecarté du nouveau Conseil communautaire, qui fait suite à la fusion du Val d’Orge avec 11 des 14 communes de l’Arpajonnais, j’ai assisté, dans le public, à la réunion d’installation de la nouvelle instance (59 membres) lundi 11 janvier à Arpajon. Cette séance comportait 41 points à l’ordre du jour. Peu de débats, car tout avait été bouclé en amont par ce qu’il convient désormais d’appeler « la conférence des maires ». Fin décembre, chaque conseiller communautaire avait reçu une lettre co-signée des 21 maires pour préciser le partage des postes (avec les indemnités qui vont avec) et le fonctionnement de Cœur d’Essonne Agglomération. Seule une intervention de David Ammar (élu PG de Morsang), présentant sa candidature à la Présidence de l’Agglo, est venu perturber le bon ordonnancement de la cérémonie. Vous trouverez ci-dessous le texte intégral de cette intervention qui pose toute une série de questions pertinentes sur les enjeux démocratiques au moment de l’installation de la nouvelle assemblée.

« Avant de procéder à l’élection du Président, je souhaite vous présenter quelques réflexions générales en lien avec les différentes délibérations réglementaires qui nous sont soumises pour l’installation du Conseil communautaire. Même s’il est nécessaire de commencer par poser les fondations pour le fonctionnement de notre agglomération, je regrette que les questions sur le contenu des projets, la définition des actions et des moyens financiers notamment ne fassent l’objet aujourd’hui d’aucune présentation.