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Dernières infos

Messages au Maire restés sans réponse…

J’évoque souvent ici le mépris affiché par la municipalité envers les élu-e-s d’opposition et nos difficultés pour exercer notre mandat. Outre le fait que nous sommes associés à rien et écarter de toute représentation dans un grand nombre d’instances ou de réunions, le Maire s’obstine à ne pas nous transmettre des documents et à refuser de répondre à nos questions. Pour obtenir en partie gain de cause, j’ai du saisir à différentes reprises la Commission d’Accès aux Documents Administratifs. Quant aux questions, il faut sans cesse relancer…

C’est encore ce que je viens de faire hier soir à propos d’un message adressé au nom de mon groupe d’élu-e-s le 29 juin 2016, qui lui-même faisait référence à un courrier du Maire remis le 26 juin en réponse à un courriel du 8 avril, ayant fait l’objet de relances les 2 et 12 mai puis le 23 juin. J’ai décidé de rendre public ce message, ainsi que deux autres respectivement adressés les 17 et 20 août dernier… qui bien sur n’ont toujours pas eu de réponse à ce jour.

 

 

Courriel "ouvert" au Président de Cœur d'Essonne Agglomération

J’ai reçu la semaine dernière une lettre (datée du 16 août 2016) d’Olivier Léonhardt, Président de Cœur d’Essonne Agglomération, adressée à tous les conseillers municipaux des 21 communes de notre nouvelle agglomération. Il y dresse sur quatre pages un élogieux bilan « au terme de 8 mois d’existence et de fonctionnement de Cœur d’Essonne Agglomération ». Vous trouverez ci-dessous pour votre information l’intégralité du courriel que je viens de lui adresser ce matin (avec en copie tous les membres du Conseil Communautaire).

Je n'ai pas la prétention à travers cette interpellation d'aborder tous les dossiers et d'avoir mes solutions toutes faites sur tout. Je souhaite seulement que les décisions qui nous concernent tous ne soient pas l'exclusivité d'un cercle d'initiés restreints. Cœur d'Essonne Agglomération c'est aussi 21 communes composées de citoyens. N'hésitons donc pas à nous en mêler et à interpeller nos représentants !


 

 

Ce n’est pas avec des arrêtés anti-burkini qu’on arrêtera les attentats !

S’accommoder du burkini serait une lâcheté et un recul face à ceux qui utilisent le corps des femmes à des fins inavouables. Mais s’y opposer par des mesures administratives non fondées était la pire des solutions. En rappelant le droit aujourd’hui le Conseil d’État est dans son rôle, prouvant au passage que la République n’est pas le régime discriminatoire décrit par ceux qui crient au « racisme d’État ». Reste une pantalonnade qui fait le jeu des « identitaires » des deux rives : d’un côté, les identitaires intégristes qui veulent imposer la burka des plages aux musulmanes, de l’autre, les identitaires de la droite extrême (Sarkozy et Le Pen) qui vont demander une loi pour interdire le burkini. Vérification est une nouvelle fois faite que lorsqu’un problème politique réel (la lutte contre l’idéologie et les attentats de terroristes qui se proclament d’un « État islamique ») est mal posé, il vous revient dans la figure tel un boomerang !

Certes, on peut légitimement tenir la liberté de porter une tenue discriminante et claustrante comme moins importante que les libertés républicaines, menacées par les offensives communautaristes, y compris symboliques. Mais toute stratégie de prohibition au coup par coup (qu’elle vienne de la droite réactionnaire ou, malheureusement, de certains situés « à gauche ») est contre-productive, car vouée à l’échec juridique. C’est que le problème n’est pas juridique, mais bien politique. Les mêmes qui vocifèrent demeurent étrangement silencieux, voir parfois même complices, lorsque évoque l’argent du pétrole et des ventes d’armes avec les dirigeants du Qatar et de l’Arabie Saoudite… deux pays (pour ne citez qu’eux !) où les droits des femmes les plus élémentaires sont totalement bafoués et les connivences avec certains milieux islamistes radicaux parfaitement établies.

 

 

Questions sur « notre » justice et la place des femmes dans la société…

Le rejet ce vendredi 12 août 2016 de la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage me révolte. Outre le fait assez paradoxal que face à une surpopulation carcérale indigne, on s’acharne à laisser en prison une femme de 68 ans, le traitement de ce dossier est aussi pour moi un symbole des violences conjugales, et bien au-delà, un indice de la situation de la femme dans notre société. Jacqueline Sauvage a été condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari. Pendant quarante-sept ans de vie conjugale, elle a subi la violence de ce mari qui battait sa femme, ses enfants et violait ses filles. Jusqu’à ce jour en septembre 2012 où elle prit un fusil, tira sur son mari et le tua. Alors qu’elle était victime d’un mari au comportement monstrueux, la Cour d’Assises la condamna sans même retenir la légitime défense. La Cour d’Appel confirma le jugement.

 

 

Notre terre vit à crédit !

Je reprends le chemin du clavier en commençant par cette information majeure à mes yeux : la remontée au 8 août de la date à partir de laquelle notre civilisation entre cette année en dette écologique. Ce lundi, l'humanité aura consommé toutes les réserves que la Terre est supposée lui fournir pour l'année. Pendant plus de 140 jours, nous allons donc d’un point de vue écologique vivre à crédit !

C’est l’institut de recherche international « Global Footprint Network » qui chaque année tire ainsi symboliquement la sonnette d’alarme sur ce jour fatidique (Earth Overshoot Day, en anglais) qui confirme cette catastrophe annoncée. Lire ICI. Ses experts estiment qu’au rythme actuel, les humains auraient besoin de l’équivalent de 1,6 Terre pour assouvir leur surconsommation globale annuelle. Entre le 1er janvier et le 8 août, l'année 2016 n'aura été consommée qu'à 60,38%. Pourtant, la planète Terre vivra à crédit à partir de cette date, 221e jour de 2016. Chaque année, l'organisation publie le même communiqué, avec une date différente... L'étude a sans doute ses limites, mais elle a au moins le mérite d'alerter. En huit mois, nous avons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne pouvaient absorber en un an, nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d'arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d'eau que ce que notre Terre aurait pu produire sur cette même période.

 

 

Conseil Municipal du 27 juin 2016 (2e partie) : Gestion chaotique !

Après avoir abordé la principale question concernant les projets d'urbanisation dans les quartiers autour de l'Hôtel de Ville (lire ICI) je reviens avec cette note sur les autres points inscrits à l'ordre du jour de cette séance du Conseil municipal. Dans chaque assemblée, la pratique veut qu'à chaque début de séance on adopte le compte-rendu de la réunion précédente. A Saint-Michel cette pratique irrite le Maire, car il lui faut se justifier sur des propos ou des engagements précédemment tenus et qui parfois (souvent!) ne se concrétisent pas en acte.

D'où le décalage institué depuis le début du mandat, au prétexte que d'une séance à l'autre (pourtant espacées de plusieurs semaines) les services municipaux n'ont pas eu le temps de rédiger les procès-verbaux. Ainsi ce 27 juin, le Conseil municipal était invité à adopter les procès-verbaux des séances du 15 février et 4 avril dernier. Par contre le procès-verbal de la dernière séance le 30 mai ne nous a toujours pas été transmis. Pour illustrer mon propos, vous trouverez ci-après les questions que j'ai posées sur les deux comptes-rendus examinés :

 

 

 

Conseil Municipal du 27 juin 2016 (1er partie) : Le maire bétonne !

Ce Conseil municipal était convoqué exceptionnellement à 19h30 au centre culturel Baschet. Ces changements d’heure et de lieu étaient motivés par la présentation d’un règlement de concours de dessin organisé par le Conseil municipal des enfants sur la sensibilisation aux dangers des pesticides. Excellente initiative, adoptée à l’unanimité, et qui a permis aux enfants présents (la moitié des membres élus en CM1) de s’exprimer un peu et de présenter le bilan de leur travail au cours de l’année scolaire. Mais cette bonne initiative avait un défaut : La disposition de la salle n’était du tout adaptée pour permettre que la suite de la séance (une fois les enfants et parents partis) se déroule dans de bonnes conditions. En plus la sonorisation était particulièrement mauvaise et rendait quasiment incompréhensible les interventions des uns et des autres. Visiblement, ceci facilitait la tâche du maire. Tout au long de la soirée, il a pu ainsi ne pas répondre aux questions, car il ne les entendait pas bien ou y répondre parfois, sans que l’on comprenne vraiment la teneur des réponses. Et puis justifiant le fait que la sono était mauvaise, il a à plusieurs reprises demandé à l’opposition d’abréger ses interventions… Ainsi va l’exercice de la démocratie au sein du Conseil municipal de St Michel !

 

 

Cœur d'Essonne Agglomération : Il manque 8,5 M€ au budget !

75 questions étaient inscrites à l'ordre du jour de ce Conseil de la communauté Cœur d'Essonne qui s'est tenu ce 23 juin, à Villemoisson. Les élu-e-s avaient reçu quelques jours plus tôt trois bons kilos de documents. Comment voulez-vous que chacun puisse se déterminer en conscience sur tous ces dossiers qu'ils ne peuvent avoir manifestement pas le temps de lire, même si préalablement ceux-ci ont été présentés au sein des 9 commissions créées. Bref, la séance a débuté à 20h30 et s'est terminée à 1 heure du matin ! Je vais volontairement me concentrer sur quatre points :

La situation financière de l'Agglo

Cœur d'Essonne Agglomération a adopté sans la moindre analyse les comptes administratifs 2015 des deux anciennes agglomérations du Val d'Orge et de l'Arpajonnais. Pour le Val d'Orge : 82 450 075,28 € ont été dépensés en fonctionnement pour 85 740 172,25 € de recettes et 31 107 683,28 € ont été dépensés en investissement pour 32 426 030,66€ de recettes. Pour l'Arpajonnais : 38 375 553,63 €en dépenses de fonctionnement pour 60 586 998,56 € de recettes et 8 158 250,42 € en dépenses d'investissement pour 4 751 551,09 € de recettes. Les résultats nets des deux comptes administratifs, 18 502 858 € avaient été repris par anticipation pour équilibrer le budget primitif de la nouvelle agglomération. Jusqu'ici, tout va à peu près bien, malgré les interrogations posées lors du vote du budget le 31 mars dernier (voir ICI).

 

 

 

Densification : Réunion publique tronquée - vote biaisé !

Je n’attendais pas grand-chose de la réunion publique convoquée par le maire, ce 16 juin, sur la présentation du « projet d’aménagement du quartier de l’Hôtel de Ville ». La municipalité sur ce dossier pratique à la fois l’esquive et l’enfumage. Les Saint-Michellois ne sont pas dupes. Ils étaient néanmoins nombreux, plus d’une centaine, entassés dans la salle des mariages. Il faut dire que le ton avait été donné avec ce gigantesque document de propagande (sans mention du nom de l’imprimeur !) distribué quelques jours plus tôt pour présenter le projet, inviter à la réunion et appeler au vote (jusqu’au 25 juin) entre deux promoteurs. Evitons tout suspens : je prends le risque d'un pronostic en vous annonçant dès aujourd’hui le vainqueur. Ce sera le projet Promogim !

Je ne reprendrai pas dans cette note tous les aspects de ce dossier. Plusieurs articles de mon blog y sont déjà consacrés depuis plusieurs mois et le tout est synthétisé dans une publication écrite que je vais diffuser notamment dans les secteurs du Quartier Ancien et des Glaises. Mais je peux l’adresser aux lecteurs de ce blog qui n’habitent pas ces quartiers. Il suffit de me le demander à jeanlouisberland@gmail.com. Revenons donc sur cette réunion d’hier soir qui a débuté un bon quart d’heure en retard (pour attendre l’arrivée de Mlle Rigault, promue « animatrice » de la soirée) et qui s’est subitement interrompue un peu moins de trois heures plus tard quand je tentais d’avoir la parole pour poser deux questions qui n’avaient pas été évoquées.


 

 

Secteur de l'Hôtel de Ville: Concertation bidon !

L’écran de fumée se dissipe un peu sur ce que la municipalité appelle « le projet d’aménagement du quartier de l’Hôtel de Ville… co-construit avec les habitants ». Comme je l’ai déjà indiqué ICI et LA, ce projet concerne une opération de construction d’un immeuble d’une centaine de logements en lieu et place des serres municipales, du préfabriqué et du parking face à l’Hôtel de Ville. Mais le quartier autour de l’Hôtel de Ville est déjà concerné par deux opérations immobilières (50 logements au 7 rue de l’Eglise et 31 logements au 86 rue des Tiphoines) en attendant les projets des promoteurs sur trois autres sites (le 66 rue des Tiphoines déjà vendu, les 19 et 21 rue des Fusillées de la Résistance préemptés par le ville depuis 2009 et la zone d’activité à l’angle de la rue des Procession et de la rue des Gabriels, pour laquelle la municipalité a levé la réserve qui devait permettre d’y construire une école).

A travers une communication dispendieuse (sans mention de l’imprimeur !), mais très limitée dans son contenu, la municipalité organise (ENFIN !) une réunion publique le 16 juin pour présenter « son projet de requalification des espaces publics et les projets de deux opérateurs » pour y construire finalement 105 ou 108 logements (soit 175 ou 180 places de parking obligatoires). Et ensuite, dans sa grande bonté, le maire invite les Saint-Michellois à voter du 16 au 25 juin pour départager les deux projets en compétition. Quel suspens !

 

 

 

Conseil municipal du 30 mai 2016 : l'art de l’esquive !

Fait assez exceptionnel, le Conseil municipal du 30 mai a duré moins de deux heures. Dans un lapsus bien révélateur, le Maire à clôturer la séance en déclarant que cela constituait « une victoire POUR la démocratie ». Comme si le fait de limiter les débats à quelques délibérations et d’évacuer toute une série de questions sur des sujets majeurs confortait la démocratie ! Une nouvelle fois le maire a passé la soirée à esquiver. En voici le détail sur trois dossiers :

Admission en non valeur

Le Maire a demandé au Conseil municipal de procéder à des admissions de produits irrécouvrables en non valeur pour un montant total de 90 428,08 € décomposé en 2 parties:

* 7 004,49 € concernent les années 2008 à 2014 pour des recettes non encaissées pour la restauration scolaire, la crèche ou des loyers...à chaque fois pour des petites sommes allant de 4,92 € à 148,42 €. Nous sommes donc totalement dans la période de gestion par la droite qui précédemment critiquait la gauche sur son laxisme pour faire payer les usagers. Pas simple donc !