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La vérité sur les Conseils de quartier

Plusieurs élu-e-s de droite (c’est dire qu’ils sont attentifs à ce que j’écris sur ce blog !) m’ont interpellé sur le récent article où j’indiquais que « les habitants n'ont toujours pas été conviés depuis juin 2013 à des réunions des Conseils de quartier… » (lire ICI). Selon eux je suis un menteur, « les Conseils de quartiers se réunissent régulièrement »…

Décidément, l’enfumage est total. Voici en détail les faits précis. Au printemps 2013, le maire a pris prétexte de la réglementation encadrant la communication institutionnelle en période pré-électorale pour stopper les réunions des Conseils de quartier. Mis à part son adjoint Joseph Delpic, peu d’élus s’y présentaient pour répondre aux interrogations légitimes des habitants. Et là comme il fallait commencer à rendre des comptes en fin de mandat, le maire, pas très courageux, préférait esquiver tout contact public avec la population…

 

 

Crise du logement : de mal en pire !

La Fondation Abbé Pierre a publié ce jeudi 28 janvier son 21ème rapport annuel (Lire ICI). Au total, 3,8 millions de personnes sont mal-logées et 12,1 millions de personnes sont fragilisées, soit « 15 millions de personnes touchées, avec une intensité diverse, par la crise du logement ». Chiffre marquant, le nombre de sans-abri qui a bondi de 50% entre 2001 et 2012 : 141 500 personnes se retrouvent à la rue, à l’hôtel, sous un abri de fortune ou en centre d’hébergement. En outre, près de 2,9 millions de personnes vivent dans des conditions très difficiles, dont 2,1 millions ne possèdent pas d’eau courante, de WC intérieurs, de douche, de moyen de chauffage ou de coin cuisine, ou vivent dans un immeuble à la façade très dégradée. Et 934 000 personnes vivent en « surpeuplement accentué », c’est-à-dire qu’il leur manque deux pièces par rapport à la norme de peuplement (+17% entre 2006 et 2013). Pour la Fondation Abbé Pierre, «il y a une aggravation du mal-logement qui touche avant tout les classes populaires». Le taux d’effort net moyen (loyer + charges - allocations logement) des ménages les plus pauvres atteint ainsi 55,9 %, plus de trois fois supérieur à la moyenne (17,5 %).

 

 

Conseil départemental : hold-up fiscal et liquidation du service public !

L’accouchement s’est fait dans la douleur hier soir, car face aux élus de gauche, 5 élus de droite n’ont pas suivi (2 contre et 3 abstentions). Mais la droite essonnienne a voté après toute une journée de débats intenses et parfois rudes un budget 2016 d’une violence sans précédent pour notre département. S’il est indéniable que la situation financière des départements est particulièrement tendue en raison de la baisse des dotations de l’Etat débutée sous la présidence Sarkozy et accentuée sous celle de Hollande et de la hausse des dépenses sociales liées à la crise économique, le budget d’austérité présenté par le nouveau Président François Durovray est disproportionné.

Lors de la campagne des élections départementales 2015, la droite essonnienne était apparue divisée et sans projet commun. Chaque binôme de candidats avait proposé un projet différent souvent démagogique et non financé dont les seuls points communs étaient la promesse de ne pas augmenter les impôts et la dénonciation systématique de la « situation budgétaire catastrophique » du département de l’Essonne.

 

 

Vœux 2016 du maire : mondanité, approximations et impasses

Privé d'information sur les activités de la municipalité (les conseils municipaux sont de plus en plus espacés, les réunions de commission sont bâclées, notre groupe exclu de la Caisse des écoles et du CCAS ne reçoit même pas les comptes-rendus, le maire garde pour lui les nombreuses décisions prises au niveau de l'Agglo, les habitants n'ont toujours pas été conviés depuis juin 2013 à des réunions de Conseils de quartier…), comme beaucoup d’habitants j’en suis réduit à attendre la sortie du magazine de la ville (le site internet n’est jamais mis à jour), qui bien souvent n'aborde pas sérieusement les dossiers importants.

J’espérais donc un peu à l'occasion de la cérémonie des vœux, ce vendredi 15 janvier au centre culturel Baschet, que le maire dresse le bilan de l'année passée et trace des perspectives pour les habitants et pour notre ville, notamment au sein de la nouvelle agglomération. Bien au contraire, au-delà du plaisir de rencontrer des amis, des citoyens et quelques responsables associatifs, j’ai eu l’impression d’assister à une petite revue mondaine et politicienne surprenante, dépassant largement le cadre d’une manifestation qui selon moi s’adresse d’abord à la population de Saint-Michel.

 

La première réunion très « cadrée » de Cœur d’Essonne Agglomération !

Ecarté du nouveau Conseil communautaire, qui fait suite à la fusion du Val d’Orge avec 11 des 14 communes de l’Arpajonnais, j’ai assisté, dans le public, à la réunion d’installation de la nouvelle instance (59 membres) lundi 11 janvier à Arpajon. Cette séance comportait 41 points à l’ordre du jour. Peu de débats, car tout avait été bouclé en amont par ce qu’il convient désormais d’appeler « la conférence des maires ». Fin décembre, chaque conseiller communautaire avait reçu une lettre co-signée des 21 maires pour préciser le partage des postes (avec les indemnités qui vont avec) et le fonctionnement de Cœur d’Essonne Agglomération. Seule une intervention de David Ammar (élu PG de Morsang), présentant sa candidature à la Présidence de l’Agglo, est venu perturber le bon ordonnancement de la cérémonie. Vous trouverez ci-dessous le texte intégral de cette intervention qui pose toute une série de questions pertinentes sur les enjeux démocratiques au moment de l’installation de la nouvelle assemblée.

« Avant de procéder à l’élection du Président, je souhaite vous présenter quelques réflexions générales en lien avec les différentes délibérations réglementaires qui nous sont soumises pour l’installation du Conseil communautaire. Même s’il est nécessaire de commencer par poser les fondations pour le fonctionnement de notre agglomération, je regrette que les questions sur le contenu des projets, la définition des actions et des moyens financiers notamment ne fassent l’objet aujourd’hui d’aucune présentation.

 

 

2016, année du grand bazar territorial !

Pour ce premier billet de l’année, malgré une actualité toujours tournée sur le sécuritaire, je reste attentif sur le devenir de nos territoires et les dysfonctionnements de notre démocratie locale. J’ai régulièrement critiqué tout au long de l’année 2015 de nombreuses dispositions des lois MAPTAM et NOTRe. En application de ces textes fastidieux et technocratiques, plusieurs régions et un très grand nombre d’intercommunalités sont organisées sur de nouveaux périmètres depuis le 1er janvier 2016. La plupart des responsables politiques, souvent chefs de ces « baronnies » locales, avec la complicité des principaux médias, nous présentent ces évolutions comme des avancées et nient volontairement le grand bazar qui met en péril l’égalité des territoires au sein même de notre République. Fruit d’un consensus droite – PS particulièrement « tordu », la situation qui n’est pas aussi limpide que cela, provoque déjà un grand bazar administratif. Et malgré les promesses chacun a bien conscience (maintenant) que tout ceci ne va coûter moins cher et encore une fois les citoyens seront davantage tenus à l’écart.

Je vous livre aujourd’hui, le plus simplement possible (mais c’est très juridique !) trois des premiers « couacs » :

 

 

 

Hollande : de déchéance en déchéance

Le Pen en avait rêvé, Sarkozy l’avait promise, eh bien François Hollande et Manuel Valls vont le faire ! En décidant d’inscrire la déchéance de la nationalité pour les binationaux nés en France coupables d’actes de terrorisme dans la constitution, comme il l’avait évoqué lors de la réunion du Congrès à Versailles, Hollande fait, en cette fin d’année, un très mauvais calcul bassement politicien.

Cette mesure, marquée à droite depuis le régime de Vichy, a toujours été dénoncée par la Gauche comme une violation du droit du sol et du principe d'égalité. Elle crée des Français de seconde catégorie, ceux nés en France mais qui ont une seconde nationalité de par leurs origines qui auraient à « mériter » d’être Français, quand les Français « de souche » n’ont eu qu’à se donner le mal de naître ici. Elle jette la suspicion vis-à-vis de tous les immigrés en entretenant l’amalgame entre eux et les terroristes.

 

 

Conseil municipal du 14 décembre : La régression sociale comme boussole !

Ce dernier Conseil municipal de l'année a confirmé à la fois le mépris de la droite pour cette institution démocratique et la mise en sommeil de l’action municipale. Les procès verbaux des séances du 29 juin et 21 septembre dernier ont été distribués en cours de réunion... pour approbation en 2016 ! Et celui de la séance du 2 novembre n'était toujours pas rédigé. Pourtant, en début de séance lorsque le maire fait appel à candidature pour désigner un secrétaire, l'opposition est tenue à l'écart, mais les élu-e-s de droite désigné-e-s (et pourtant indemnisés) ne sont même pas fichus de faire leur travail dans un délai correct. Comme si le maire était craintif sur le contenu des comptes-rendus du Conseil municipal dont il limite les débats. De même la plupart des dossiers structurants, désormais renvoyés à l’Agglomération, ne peuvent même plus être évoqués : les commerces sont toujours en déclin, les aménagements autour de la gare sont au point mort, la voirie se dégrade, notre cadre de vie se détériore sous l’effet d’une urbanisation désordonnée…

Nos questions restent sans réponses, nos interventions sont dénaturées. Le maire ne supporte plus personne, à tel point qu'il nous a même menacé d'être encore plus intransigeant l'année prochaine. Il refuse obstinément de rendre compte à l'assemblée de ce qu'il décide au nom de la ville à l'Agglomération. Étrange conception de la démocratie.


 

Résultats du 2e tour des élections régionales à St Michel sur Orge et en Ile-de-France

Saint-Michel sur Orge _ 13 décembre 2015

Inscrits: 12 377

Votants: 6 767 (54,67%)

Abstention: 5 610 (45,33%)

Blancs : 161 (2,38% des votants)

Nuls : 115 (1,70% des votants)

Exprimés: 6491 (52,44% des inscrits)


 

 

Après le séisme du premier tour des élections régionales…

Dimanche, au premier tour des élections régionales, selon les chiffres du Ministère de l’Intérieur, 21 941 750 personnes se sont abstenues. 526 595 ont choisi de voter blanc et il y a eu 347 111 votes nuls. Cela représente plus de 54% des électeurs inscrits, sachant par ailleurs qu’on estime que 10 à 15 % des personnes en âge de voter ne sont pas inscrite sur les listes électorales. 70% des ouvriers et 70% des jeunes de moins de 30 ans ne sont pas allés voter. C’est vous dire l’ampleur de la fracture civique qui ne cesse de croître dans notre pays. Si la classe politique et médiatique s’interroge (souvent très superficiellement) sur trois ou quatre motivations du vote FN, elle méprise totalement les abstentions et les votes blancs. Elle continue à fermer les yeux sur ce rejet massif d’un système politique et d’une classe politique qui n’inspirent plus confiance. Pire, il n’y aucune interrogation sérieuse sur la conviction, partagée par des millions de citoyens, qu’il ne sert à rien de voter, qu’il n’est plus possible d’orienter ou de modifier le cours des choses.

 

 

 

Résultat du premier tour des élections régionales à St Michel sur Orge

Saint Michel sur Orge - le 6 décembre 2015

Inscrits : 12 377

Votants : 5 801 (46.87%)

Abstentions : 6 576 (53.13%)

Blancs : 93 (1.60%)

Nuls : 60 (1.03%)

Exprimés : 5 648