Get Adobe Flash player
Dernières infos

Conseil municipal du 26 septembre 2016 : On nous mène en bateau sur le Centre commercial !

Comme indiqué dans ma précédente note, j’aborde aujourd’hui, la question du centre commercial du Bois des Roches. Je m'excuse par avance de la longueur et de la technicité de mon propos, mais ce sujet grave est d'importance. Je m'en tiens uniquement aux faits qui ont été portés à ma connaissance pour éviter tout faux procès. C’est donc à travers quelques petites lignes noyées dans le rapport de présentation de la Décision Modificative n° 2 du budget 2017 de la ville, présenté au Conseil municipal du 26 septembre 2016, que nous avons appris qu’il fallait augmenter de 148 000 € l'article études et recherches « pour couvrir à hauteur de 140 000 € la réalisation d'une étude de revitalisation du centre commercial dont le coût est estimé à 150 000 € ». (voir ICI l'article publié dans le Parisien).

Cette dépense supplémentaire, qui vient alourdir le budget difficilement équilibré malgré la forte hausse des impôts locaux imposée aux Saint-Michellois, est atténuée quelques lignes plus loin par l’annonce de subventions à hauteur de 75 000 € qui seraient versées par l’Établissement Public Foncier d’Île-de-France (EPFIF) et la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC). Bref, à cette étape, peu m'importe que la ville soit « subventionnée » pour cette nouvelle étude. Par contre, on ne peut plus laisser faire sans réagir un feuilleton aussi désolant qui plombe notre ville depuis des décennies.

 

 

 

Conseil municipal du 26 septembre 2016 : Le PLU s’adapte aux exigences des promoteurs !

Douze points étaient à l’ordre du jour de cette séance de Conseil municipal de « rentrée ». Mais la trêve estivale n’a guère changé l’ambiance. La droite se comporte toujours avec cynisme dans la présentation des dossiers et le mépris reste de rigueur face aux interventions et interrogations de l’opposition. Deux points important ont monopolisé une bonne partie de la séance : La décision modificative n° 2 du budget 2017, comportant notamment le financement d’une nouvelle étude sur la revitalisation du centre commercial du Bois des Roches (je traiterai cette question dans un prochain article) et la nouvelle modification du Plan Local d’Urbanisme pour pouvoir lancer l’aménagement autour de l’Hôtel de ville, avec en particulier la construction de 107 logements.

Cette question avait déjà été longuement abordée lors du précédent Conseil municipal du 27 juin (voir ICI le compte-rendu que j’en avais fait). Cette fois-ci il s’agissait suite à l’enquête publique effectuée cet été d’approuver la modification du PLU proposée par la municipalité. Le dossier complet avec le rapport du commissaire enquêteur peut être consulté et téléchargé ICI. Vous trouverez ci-dessous l’intégralité de l’intervention faite au nom de mon groupe portant sur trois aspects : L’absence totale d’information sur les coûts de cette opération, la très grande subjectivité des conclusions du rapport du commissaire enquêteur et une interrogation sur la légalité d’une disposition qui supprime un emplacement réservé, pourtant décidé lors de la précédente révision du PLU, en 2013…

 

 

 

Agglomération : Olivier Léonhardt me répond !

Le 16 août dernier, Olivier Léonhardt, Président de Cœur d’Essonne Agglomération adressait un long courrier à l’attention des élus municipaux des 21 communes qui composent la nouvelle agglo. Il y dressait le bilan des huit premiers mois de fonctionnement et traçait quelques perspectives pour l’avenir. Par courriel en date du 2 septembre (lire ICI) je l’interpellait sur trois points : Le contenu du Contrat d’Intérêt National, signé avec l’Agglo autour d’Evry, la définition d’un projet de territoire pour les habitants de Cœur d’Essonne Agglomération et les difficultés financières rencontrées suite à la non adhésion de trois communes de la communauté de commune de l’Arpajonnais. J’ai reçu le 16 septembre une réponse d’Olivier Léonhardt. Je vous la livre ci-dessous dans son intégralité, avec à la suite un bref commentaire et l’amorce d’une initiative citoyenne.

« Monsieur le Conseiller Municipal,

Je souhaitais vous apporter quelques éléments de réponse au sujet des différentes questions soulevées dans votre courriel du 2 septembre dernier.

 

 

 

Messages au Maire restés sans réponse…

J’évoque souvent ici le mépris affiché par la municipalité envers les élu-e-s d’opposition et nos difficultés pour exercer notre mandat. Outre le fait que nous sommes associés à rien et écarter de toute représentation dans un grand nombre d’instances ou de réunions, le Maire s’obstine à ne pas nous transmettre des documents et à refuser de répondre à nos questions. Pour obtenir en partie gain de cause, j’ai du saisir à différentes reprises la Commission d’Accès aux Documents Administratifs. Quant aux questions, il faut sans cesse relancer…

C’est encore ce que je viens de faire hier soir à propos d’un message adressé au nom de mon groupe d’élu-e-s le 29 juin 2016, qui lui-même faisait référence à un courrier du Maire remis le 26 juin en réponse à un courriel du 8 avril, ayant fait l’objet de relances les 2 et 12 mai puis le 23 juin. J’ai décidé de rendre public ce message, ainsi que deux autres respectivement adressés les 17 et 20 août dernier… qui bien sur n’ont toujours pas eu de réponse à ce jour.

 

 

Courriel "ouvert" au Président de Cœur d'Essonne Agglomération

J’ai reçu la semaine dernière une lettre (datée du 16 août 2016) d’Olivier Léonhardt, Président de Cœur d’Essonne Agglomération, adressée à tous les conseillers municipaux des 21 communes de notre nouvelle agglomération. Il y dresse sur quatre pages un élogieux bilan « au terme de 8 mois d’existence et de fonctionnement de Cœur d’Essonne Agglomération ». Vous trouverez ci-dessous pour votre information l’intégralité du courriel que je viens de lui adresser ce matin (avec en copie tous les membres du Conseil Communautaire).

Je n'ai pas la prétention à travers cette interpellation d'aborder tous les dossiers et d'avoir mes solutions toutes faites sur tout. Je souhaite seulement que les décisions qui nous concernent tous ne soient pas l'exclusivité d'un cercle d'initiés restreints. Cœur d'Essonne Agglomération c'est aussi 21 communes composées de citoyens. N'hésitons donc pas à nous en mêler et à interpeller nos représentants !


 

 

Ce n’est pas avec des arrêtés anti-burkini qu’on arrêtera les attentats !

S’accommoder du burkini serait une lâcheté et un recul face à ceux qui utilisent le corps des femmes à des fins inavouables. Mais s’y opposer par des mesures administratives non fondées était la pire des solutions. En rappelant le droit aujourd’hui le Conseil d’État est dans son rôle, prouvant au passage que la République n’est pas le régime discriminatoire décrit par ceux qui crient au « racisme d’État ». Reste une pantalonnade qui fait le jeu des « identitaires » des deux rives : d’un côté, les identitaires intégristes qui veulent imposer la burka des plages aux musulmanes, de l’autre, les identitaires de la droite extrême (Sarkozy et Le Pen) qui vont demander une loi pour interdire le burkini. Vérification est une nouvelle fois faite que lorsqu’un problème politique réel (la lutte contre l’idéologie et les attentats de terroristes qui se proclament d’un « État islamique ») est mal posé, il vous revient dans la figure tel un boomerang !

Certes, on peut légitimement tenir la liberté de porter une tenue discriminante et claustrante comme moins importante que les libertés républicaines, menacées par les offensives communautaristes, y compris symboliques. Mais toute stratégie de prohibition au coup par coup (qu’elle vienne de la droite réactionnaire ou, malheureusement, de certains situés « à gauche ») est contre-productive, car vouée à l’échec juridique. C’est que le problème n’est pas juridique, mais bien politique. Les mêmes qui vocifèrent demeurent étrangement silencieux, voir parfois même complices, lorsque évoque l’argent du pétrole et des ventes d’armes avec les dirigeants du Qatar et de l’Arabie Saoudite… deux pays (pour ne citez qu’eux !) où les droits des femmes les plus élémentaires sont totalement bafoués et les connivences avec certains milieux islamistes radicaux parfaitement établies.

 

 

Questions sur « notre » justice et la place des femmes dans la société…

Le rejet ce vendredi 12 août 2016 de la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage me révolte. Outre le fait assez paradoxal que face à une surpopulation carcérale indigne, on s’acharne à laisser en prison une femme de 68 ans, le traitement de ce dossier est aussi pour moi un symbole des violences conjugales, et bien au-delà, un indice de la situation de la femme dans notre société. Jacqueline Sauvage a été condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari. Pendant quarante-sept ans de vie conjugale, elle a subi la violence de ce mari qui battait sa femme, ses enfants et violait ses filles. Jusqu’à ce jour en septembre 2012 où elle prit un fusil, tira sur son mari et le tua. Alors qu’elle était victime d’un mari au comportement monstrueux, la Cour d’Assises la condamna sans même retenir la légitime défense. La Cour d’Appel confirma le jugement.

 

 

Notre terre vit à crédit !

Je reprends le chemin du clavier en commençant par cette information majeure à mes yeux : la remontée au 8 août de la date à partir de laquelle notre civilisation entre cette année en dette écologique. Ce lundi, l'humanité aura consommé toutes les réserves que la Terre est supposée lui fournir pour l'année. Pendant plus de 140 jours, nous allons donc d’un point de vue écologique vivre à crédit !

C’est l’institut de recherche international « Global Footprint Network » qui chaque année tire ainsi symboliquement la sonnette d’alarme sur ce jour fatidique (Earth Overshoot Day, en anglais) qui confirme cette catastrophe annoncée. Lire ICI. Ses experts estiment qu’au rythme actuel, les humains auraient besoin de l’équivalent de 1,6 Terre pour assouvir leur surconsommation globale annuelle. Entre le 1er janvier et le 8 août, l'année 2016 n'aura été consommée qu'à 60,38%. Pourtant, la planète Terre vivra à crédit à partir de cette date, 221e jour de 2016. Chaque année, l'organisation publie le même communiqué, avec une date différente... L'étude a sans doute ses limites, mais elle a au moins le mérite d'alerter. En huit mois, nous avons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne pouvaient absorber en un an, nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d'arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d'eau que ce que notre Terre aurait pu produire sur cette même période.

 

 

Conseil Municipal du 27 juin 2016 (2e partie) : Gestion chaotique !

Après avoir abordé la principale question concernant les projets d'urbanisation dans les quartiers autour de l'Hôtel de Ville (lire ICI) je reviens avec cette note sur les autres points inscrits à l'ordre du jour de cette séance du Conseil municipal. Dans chaque assemblée, la pratique veut qu'à chaque début de séance on adopte le compte-rendu de la réunion précédente. A Saint-Michel cette pratique irrite le Maire, car il lui faut se justifier sur des propos ou des engagements précédemment tenus et qui parfois (souvent!) ne se concrétisent pas en acte.

D'où le décalage institué depuis le début du mandat, au prétexte que d'une séance à l'autre (pourtant espacées de plusieurs semaines) les services municipaux n'ont pas eu le temps de rédiger les procès-verbaux. Ainsi ce 27 juin, le Conseil municipal était invité à adopter les procès-verbaux des séances du 15 février et 4 avril dernier. Par contre le procès-verbal de la dernière séance le 30 mai ne nous a toujours pas été transmis. Pour illustrer mon propos, vous trouverez ci-après les questions que j'ai posées sur les deux comptes-rendus examinés :

 

 

 

Conseil Municipal du 27 juin 2016 (1er partie) : Le maire bétonne !

Ce Conseil municipal était convoqué exceptionnellement à 19h30 au centre culturel Baschet. Ces changements d’heure et de lieu étaient motivés par la présentation d’un règlement de concours de dessin organisé par le Conseil municipal des enfants sur la sensibilisation aux dangers des pesticides. Excellente initiative, adoptée à l’unanimité, et qui a permis aux enfants présents (la moitié des membres élus en CM1) de s’exprimer un peu et de présenter le bilan de leur travail au cours de l’année scolaire. Mais cette bonne initiative avait un défaut : La disposition de la salle n’était du tout adaptée pour permettre que la suite de la séance (une fois les enfants et parents partis) se déroule dans de bonnes conditions. En plus la sonorisation était particulièrement mauvaise et rendait quasiment incompréhensible les interventions des uns et des autres. Visiblement, ceci facilitait la tâche du maire. Tout au long de la soirée, il a pu ainsi ne pas répondre aux questions, car il ne les entendait pas bien ou y répondre parfois, sans que l’on comprenne vraiment la teneur des réponses. Et puis justifiant le fait que la sono était mauvaise, il a à plusieurs reprises demandé à l’opposition d’abréger ses interventions… Ainsi va l’exercice de la démocratie au sein du Conseil municipal de St Michel !

 

 

Cœur d'Essonne Agglomération : Il manque 8,5 M€ au budget !

75 questions étaient inscrites à l'ordre du jour de ce Conseil de la communauté Cœur d'Essonne qui s'est tenu ce 23 juin, à Villemoisson. Les élu-e-s avaient reçu quelques jours plus tôt trois bons kilos de documents. Comment voulez-vous que chacun puisse se déterminer en conscience sur tous ces dossiers qu'ils ne peuvent avoir manifestement pas le temps de lire, même si préalablement ceux-ci ont été présentés au sein des 9 commissions créées. Bref, la séance a débuté à 20h30 et s'est terminée à 1 heure du matin ! Je vais volontairement me concentrer sur quatre points :

La situation financière de l'Agglo

Cœur d'Essonne Agglomération a adopté sans la moindre analyse les comptes administratifs 2015 des deux anciennes agglomérations du Val d'Orge et de l'Arpajonnais. Pour le Val d'Orge : 82 450 075,28 € ont été dépensés en fonctionnement pour 85 740 172,25 € de recettes et 31 107 683,28 € ont été dépensés en investissement pour 32 426 030,66€ de recettes. Pour l'Arpajonnais : 38 375 553,63 €en dépenses de fonctionnement pour 60 586 998,56 € de recettes et 8 158 250,42 € en dépenses d'investissement pour 4 751 551,09 € de recettes. Les résultats nets des deux comptes administratifs, 18 502 858 € avaient été repris par anticipation pour équilibrer le budget primitif de la nouvelle agglomération. Jusqu'ici, tout va à peu près bien, malgré les interrogations posées lors du vote du budget le 31 mars dernier (voir ICI).