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Dernières infos

Conseil municipal du 12 décembre 2016 : Séance bâclée, opposition méprisée !

Ce dernier Conseil municipal de l'année a été conduit rapidement. Commencé à 20h40, le maire a levé la séance à 21h58. Certes, il n'y avait, comme c'est désormais l'habitude, qu'un minimum de questions à traiter (12 délibérations étaient soumises au vote), cependant plusieurs auraient mérité un examen plus approfondi. Mais le maire et sa première adjointe restent volontairement méprisants face aux questions ou demandes de précisions de l'opposition. Quand ils ne campent pas dans l'arrogance ils vont jusqu'à affirmer qu'ils n'ont même pas l'intention de nous répondre ou que de toute manière ils ne nous transmettrons pas tel ou tel document demandé. Du haut de leur suffisance, il y a quand même une fragilité importante sur le fond des dossiers, comme sur la pertinence des choix opérés. Je n'ai jamais prétendu que la droite avait tord sur tout et que l'opposition a forcément raison. Par contre je considère que c'est à partir d'une analyse des éléments complets d'un dossier et de la confrontation des points de vue que l'on peut sereinement décider au service de l'intérêt général. Du côté de la droite locale, l'intérêt général a plutôt tendance à être déterminé par les seuls avis et décisions du maire et de sa première adjointe.

 

 

 

Les dessous de la démission du maire de St Michel

Ainsi donc, les Saint-Michellois ont découvert dans leur boite aux lettres ce samedi 10 décembre la lettre du maire les informant de sa démission. Ce n’est pas une surprise pour moi. Avec mes collègues de l’opposition nous écrivions en effet ceci dans notre tribune publiée début octobre dans le journal municipal : « L'affaire est entendue. Dans les prochains mois Bernard Zunino va laisser le poste de maire à Sophie Rigault. Nous ne commenterons pas ici toutes les dissensions au sein de la droite locale qui précipitent ce changement à la tête de la municipalité, déjà effectif sur certains dossiers. En exfiltrant le maire actuel, qui « passe mal » dans la population, et dont plusieurs aspects de la gestion conduisent la ville dans le mur, un appareil politique tente de mettre la ville sous sa coupe. Une vaste opération médiatique d’enfumage va repeindre la ville en rose… »

Une première remarque cependant sur la forme et le moment. Alors que le journal municipal de décembre a été distribué il y a une semaine, pourquoi n’avoir pas profité de ce journal pour annoncer cette décision au lieu de faire imprimer un tract spécial qui a aussi un coût. Et qui une nouvelle fois sera payé par les contribuables déjà fortement ponctionnés avec les importantes hausses des impôts locaux !


 

 

Quelques éléments sur la primaire de la droite à St Michel sur Orge…

Volontairement spectateur des « primaires », organisées ici ou là par différents partis politiques pour désigner leur candidat pour les élections présidentielles, je n’en demeure pas moins un observateur attentif, car tout débat est par nature toujours instructif et tout ce qui sollicite un avis ou une implication des citoyens m’intéresse. Dans cette note vous trouverez une petite analyse des résultats de « la primaire de la droite et du centre » qui s’est déroulée les 20 et 27 novembre à Saint-Michel, avec quelques éléments de comparaison avec la primaire qu’avait organisé le Parti socialiste en octobre 2011.

Voyons d’abord le niveau de participation à Saint-Michel

Le scrutin était organisé dans quatre lieux. A l’école Jules Ferry, pour les bureaux de vote 1, 2, 3, 4 (toute la partie à l’ouest de la voie ferrée, du Boqueteau aux Glaises, soit environ 3759 électeurs - base inscrits lors des régionales de décembre 2015 ), à l’école Pablo Picasso, pour les bureaux 5, 6 et 7 (tout le secteur au nord de la rue de Ste Geneviève, le quartier Gambetta, et une partie du Bois des Roches, jusqu’à la rue de Liers, soit environ 2 757 électeurs), à la salle communale du Bois des Roches, pour les bureaux de vote 8,9 et 10 (partie nord - est du Bois des Roches, de l’allée Massenet, rue St Saens, rue Bizet à la rue de Brétigny, soit environ 2 488 électeurs), et à la salle des Genets, pour les bureaux 11,12,13 et 14 (tout le sud du Bois des Roches, avec la Fontaine de l’Orme et Villagexpo, soit environ 3 373 électeurs).

 

 

Prix de l’eau potable : un enjeu important pour Cœur d’Essonne Agglomération

Le Conseil d'administration de la nouvelle régie publique d'eau potable de Cœur d'Essonne Agglomération doit se réunir le 13 décembre prochain pour adopter le premier budget (exercice 2017) de la Régie. Ce budget est essentiel, car il est articuler sur la fixation du prix de l'eau qui sera distribuer à compter du 1er mai 2017, date historique de libération de 90 ans de soumission à Suez et Véolia, multinationales dominantes dans le secteur de l'eau. Les décisions qui seront prises pour cette tarification doivent répondre à l'attente d'une gestion sociale et environnementale de l'eau potable, en cohérence avec sa nature de bien commun universel, dont l'accès à tous doit être garanti pour tous. Les premières propositions de tarifs soumises au conseil d'administration le 18 octobre dernier ne paraissent pas à la hauteur de cet objectif. Même si les grosses incertitudes qui pèsent sur la qualité du réseau récupéré par la régie obligent à être prudent dans la baisse de tarif envisagée, il est possible de faire plus et mieux en matière de justice sociale, de différenciation entre le tarif du droit à l'eau et celui de la vente d'eau à des acteurs économiques à but lucratif.

Je reproduis ci-dessous la contre-proposition que vient d’adresser l’association Aggl’eau publique aux élus communautaires. Cela ne doit pas rester un débat en vase-clos. Les milliers de vald'orgiens qui sont prononcés il y a deux ans pour un passage à une gestion publique de l'eau potable, l'ont fait avec de fortes attentes en matière de transparence et de justice sociale.

 

 

 

Conseil Municipal du 14 novembre 2016 : Une séance expéditive et embarrassante

La législation (articles L. 2122-22 et L.2122-23 du Code Général des Collectivités Territoriales) prévoit la possibilité pour le Conseil municipal de déléguer certaines attributions au maire. A Saint-Michel, à travers deux délibérations depuis le début de ce mandat (le 11 avril 2014 et le 4 avril 2016), la droite a accordé au Maire le maximum d’attributions. Celui-ci peut donc prendre un maximum d’arrêtés dans de très nombreux domaines sans le moindre débat préalable. La loi prévoit uniquement que ces décisions prises font l’objet d’une information lors du Conseil municipal qui suit. Ainsi donc, le Conseil municipal voit ses ordres du jour de plus en plus réduits… et la liste des décisions prises par le Maire de plus en plus longue, sans que le contenu de celles-ci nous soit indiqué. Nous avons simplement la possibilité d’en prendre connaissance en prenant rendez-vous avec le secrétariat général, en amont du Conseil aux heures ouvrables. Si certaines décisions ne posent aucun problème et ne nécessitent pas forcément une procédure longue de présentation, débat et vote, nous constatons qu’un nombre de plus en plus important de ces décisions (avec des conséquences parfois importantes dans les domaines des finances et de l’urbanisme) relevaient précédemment d’une délibération formelle, avec présentation du dossier, débat et vote. Ainsi, la réunion du Conseil municipal de ce 14 novembre ne comportait que cinq questions inscrites à l’ordre du jour, avec pour chacune une note de synthèse présentée en commission la semaine précédente et un projet de délibération. Par contre nous avions pour information une longue liste de trente décisions prises par le maire. Vous trouverez donc ci-dessous l’essentiel de ce qui s’est dit dans ce conseil municipal express, débuté à 20h30 et clôturé moins d’une heure et demie plus tard, le maire plus méprisant que jamais esquivant une nouvelle fois la plupart des questions.

 

 

 

Messages au maire... restés sans réponse (2e édition)

Il y a deux mois (lire ICI) j’avais publié différents courriels adressés au maire de Saint Michel et restés sans réponse. Aujourd’hui encore, la plupart des sujets évoqués restent d’actualité. J’ai certes obtenu, après diverses relances, la communication de quelques documents. Mais pour l’essentiel l’opacité reste la marque de fabrique de cette municipalité. Il y a aussi ce silence méprisant sur des aspects très pratiques de vie quotidienne, lorsque je relaie au mieux des questionnements de différents habitants sur le cadre de vie (nuisances aériennes, implantation d’antenne relais, taggs, feux de poubelles, véhicules brûlés, dépôts sauvages d’encombrants, problèmes de stationnement, affaissement du talus de la voie ferrée, incivilités diverses…)

Vous trouverez ci-dessous l’intégralité des derniers messages adressés au maire, au nom de mon groupe, sur quatre dossiers pour lesquels la municipalité semble un peu engluée dans des contradictions et des silences qui deviennent un peu lourds...

 

 

Hausse des impôts locaux : les faits !

Le maire et sa première adjointe, qui sévit également au conseil départemental, sont empêtrés depuis plusieurs semaines dans des explications biscornues pour justifier la forte hausse des impôts locaux imposée aux Saint-Michellois. Cette purge fiscale est à la fois la preuve des mensonges colportés lors des campagnes électorales de 2008 et de 2014, mais aussi la conséquence d'un certain nombre de (mauvaises) décisions prises par la droite locale, Revenons d'abord sur les promesses !

En 2008, le programme présenté par M. Zunino et Mlle Rigault indiquait l'engagement de « stabiliser puis tendre vers une diminution progressive de la taxe d’habitation ». Pourtant, dès 2009 le maire et sa première adjointe augmentaient le taux de la taxe habitation de 3,5 % et celui de la taxe sur le foncier bâti de 11,24%. Avec l’évolution continue des valeurs locatives, les impôts locaux ont augmenté en moyenne de 25% au cours du premier mandat de la droite.

 

 

Policiers en colère : ne pas se tromper de combat !

La lâche et très violente agression subie par des policiers à Viry-Châtillon le 8 octobre a particulièrement ému les rangs de la police. Il a provoqué un mouvement de colère bien légitime au regard des conditions de travail indignes d’une police républicaine dans une démocratie saine. Peut-être parce que, justement, notre démocratie va très mal. Il ne s’agit pas de réduire ici, comme le font nombre de syndicats de police, de membres de la hiérarchie policière ou certains responsables politiques, les conditions de travail au simple manque de moyens humains et matériels. Les conditions de travail, ce sont aussi les conditions d’exercice d’une mission régalienne tant sur la forme que le fond. Un fond qui n’est pas ou peu interrogé dans les nombreux reportage ou prises de position sur les violences, la sécurité et le "maintien de l'ordre". Politique du chiffre, cogestion des carrières des agents entre syndicats et administration, culte financier de la performance, militarisation des forces de police, judiciarisation outrancière du renseignement, harcèlement moral, burn-out.. les sujets ne manquent pas quand on veut écouter sérieusement les policiers parler de leur métier.

 

NON aux Jeux Olympiques 2024 en région parisienne

Le processus pour désigner la ville hôte des Jeux Olympiques 2024 a atteint sa deuxième phase avec la remise début octobre au Comité International Olympique du deuxième volet des dossiers de candidature  consacré à la gouvernance, à la structure juridique et au financement. Quelques jours après, Rome jetait officiellement l’éponge devant l’ampleur colossale de l’engagement financier nécessaire pour l’organisation des JO. Aux États-Unis, la ville de Boston a renoncé devant l’hostilité de sa population et a été remplacé par Los Angeles. Si bien qu’aujourd’hui, il ne reste plus que trois villes en lice : Budapest, Los Angeles, et Paris. Les deux dernières villes sont les favoris. Si bien que le danger de voir les Jeux Olympiques se dérouler en région parisienne en 2024 est réel.

Il s’agit bien d’un danger important. Il existe de multiples débats légitimes sur la compétition sportive en général, sa mise en valeur, son sens, sur le fait de percevoir ce genre d’événements comme des rencontres fraternels ou des odes aux nationalismes en rivalité. En revanche, plusieurs éléments ne peuvent souffrir de débat. Premièrement, la mise en scène de cette « fraternité » olympique est avant tout l’écrin du marketing publicitaire, de contrats d’exclusivité, de dopage et de lobbying. Ensuite, l’organisation des JO signifie (et une édition parisienne ne fera pas exception) le renforcement d’une législation liberticide et un aménagement territorial contradictoire avec les intérêts de la population.

 

 

 

Cœur d’Essonne Agglomération : Les finances sont bien dans le ROUGE !

J’ai assisté le 6 octobre à la réunion du Conseil communautaire de Cœur d’Essonne Agglomération. 62 questions étaient inscrites à l’ordre du jour. Je me suis éclipsé au bout de deux heures et demie, à l’issue du débat sur le 21e point. Mais en tant que conseiller municipal, évincé de cette instance depuis le début de l’année, j’y suis quand même davantage présent que Sophie Rigault, une nouvelle fois pointée absente, ce qui ne l’empêche pas de recevoir, en plus de ses indemnités d’adjointe au maire et de vice présidente du Conseil départemental, un petit complément de 204,08 € par mois. On voit bien les limites du cumul souvent accompagné de cynisme dans l’exercice même du mandat. Mais rassurez-vous son absence ne change rien pour la ville puisque les rares fois où elle daigne assister aux séances, elle n’intervient jamais et vote l’ensemble des questions sans bien souvent avoir pris la peine de lire les dossiers…

Plusieurs points portaient sur l’approbation de divers rapports d’activités : rapport de gestion et bilan de la société d’aménagement SORGEM pour 2015, comptes 2015 pour divers mandats confiés à la SORGEM (les ZAC Val Vert - Croix Blanche, Maison neuve de Brétigny, Belles vues à Arpajon et Ollainville, la Mare aux Bourguignons à Egly et les constructions de la cité Val Vert au Plessis-Pâté, des majestueux bureaux route de Corbeil, de la médiathèque de Brétigny ou de la ferme du château du Plessis-Pâté), rapports 2015 des services publics d’eau potable et d’assainissement… Trop fastidieux de détailler ici un ensemble de données, pourtant significatives que les élus analysent à peine. Mais comme d’habitude n’hésitez pas à me contacter (jeanlouisberland@gmail.com) si vous souhaitez être destinataire d’un de ces documents ou simplement d’un éclairage sur ceux-ci.

 

 

Conseil Municipal du 26 septembre 2016 : Compte-rendu (3e partie)

Dans cette dernière partie consacrée du compte-rendu du Conseil municipal du 26 septembre, j'évoque le procès-verbal de la séance du 30 mai, je vous donne la liste de diverses questions restées sans réponse, j’évoque les autres délibérations adoptées et les deux motions votées en fin de séance. Comme vous savez, à la différence des autres villes qui ont un fonctionnement normal, à Saint-Michel nous adoptons les procès-verbaux des séances précédentes avec décalage. Nous avons découvert celui du 27 juin sur notre table en début de séance (il sera donc proposé à l’adoption en novembre !). Nous avons donc examiné celui du 30 mai. J’ai parfois l’impression d’être l’un des seuls à les relire. Cette fois-ci, j’ai interrogé le maire sur les suites qu’il avait donné à trois questions dont il est mentionné dans le procès-verbal qu'il doit se renseigner ou que des précisions seront apportées ultérieurement.

La première question concernait l'obligation ou non d'une délibération du Conseil municipal pour conserver un plan local d'urbanisme au niveau de la ville, la loi semblant prévoir de plein droit la réalisation d'un PLU intercommunal à l'horizon 2017. Le maire a répondu que nous devions effectivement nous prononcer dans les trois mois avant cette échéance. Dont acte…