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Dernières infos

Hommage à Jean-Pierre Lhospital

Jean-Pierre Lhospital est décédé le 27 mars 2017. Elu municipal jusqu'en 2014, il était mon ami, mon camarade. Vous trouverez ci-dessous le texte de l'hommage que j'ai prononcé le 4 avril au funérarium de Longjumeau, avant son inhumation au cimetière de Saint-Michel-sur-Orge

"Jean-Pierre,

Tu nous quittes comme ça, si vite...

Je n’ai pas la prétention de retracer ici toute ta vie, je souhaite simplement livrer des aspects de ta personnalité à travers quelques souvenirs.

Tu étais entier. Derrière tes humeurs, ta « grande gueule » parfois, il y avait en fait une vraie sensibilité, une grande attention aux autres. Oui tu t’emportais facilement Jean-Pierre, et souvent de manière un peu désordonnée. Une fois le ton descendu, on recadrait les choses, car il y avait toujours une idée à prendre, une réflexion à approfondir, bref il restait de quoi continuer à alimenter nos débats et nos actions.

 

 

 

Conseil municipal du 27 mars 2017 : La droite refuse de baisser les impôts locaux !

C'était le dernier Conseil municipal présidé par Bernard Zunino. Poussé vers la sortie (lire ICI), celui-ci doit démissionner dans les prochains jours. Un conseil municipal devrait être convoqué le 18 avril pour élire son successeur. On aurait alors pu espérer pour cette dernière séance une certaine hauteur de vue et un minimum de sérénité. Le Maire est au contraire resté nerveux et méprisant vis à vis de l'opposition, comme il l'a été tout au long de son mandat. L'ordre du jour était pour l'essentiel consacré aux questions financières avec l'examen du Compte Administratif 2016, du Budget Primitif 2017 et le vote du taux des impôts locaux.

Le compte administratif retrace l'ensemble des recettes et des dépenses effectivement réalisées dans le budget communal en 2016. Il y a comme chaque année une grande différence entre les prévisions, largement mises en avant par la municipalité, et la réalité des comptes, bien souvent occultée.

 

 

Corruption en Essonne: des patrons avouent une entente

Les médias locaux ne relayant pas cette information, vous trouverez ci-dessous l’intégralité de l’article du journaliste Karl Laske qui a été mis en ligne jeudi sur Mediapart (c’est ICI) pour tous ceux qui n’ont pas accès à ce site d’information payant. Je ne suis hélas pas surpris par ces révélations (je n’ai pas écrit « accusations » – présomption d’innocence !) qui touchent aussi la gestion de notre agglomération. Ayant siégé au Conseil communautaire du Val d’Orge de mars 2014 à décembre 2015, je rappelle que je me suis abstenu d’approuver un grand nombre de délibérations budgétaires qui avaient selon moi un caractère opaque. Bien évidemment si des éléments nouveaux étaient portés à ma connaissance je ne manquerai pas d’y revenir ici.

" Mediapart a eu accès aux dépositions de plusieurs chefs d’entreprise de l’Essonne devant la police judiciaire de Versailles. « Aujourd’hui, dans l’Essonne, tout est entente », a révélé l’un d’eux. Poursuivi pour corruption passive, Serge Poinsot, le maire (LR) de Vigneux, vice-président de l'agglomération présidée par Nicolas Dupont-Aignant, comparaîtra en octobre devant le tribunal correctionnel d'Évry. Je sais que les ententes sont réprimées par la loi, mais aujourd’hui dans l’Essonne tout est entente. Cela ne se règle plus au téléphone, mais de vive voix par des rencontres. »

 

 

La droite saint-michelloise en eau trouble derrière Fillon

Après la publication ce 18 mars de la liste officielle des 11 candidats pour l’élection à la Présidence de la République, François Fillon sera donc bien le candidat de la droite soutenu par le parti Les Républicains et le conglomérat de l’UDI. Pourtant, comme un peu partout à travers le pays, le 3 mars dernier, 31 responsables de ces deux partis en Essonne publiaient un communiqué lucide qu’il convient de rappeler ici. « François Fillon a remporté la primaire en se positionnant sur les principes de courage, d’éthique et de responsabilité. Force est de constater que ce message est aujourd’hui inaudible. Plus que jamais le sursaut doit être politique. Aussi douloureuse et injuste qu’elle puisse paraître, la situation de notre candidat ne permet plus de promouvoir les idées innovantes et fortes, seules capables de régénérer le pacte républicain et de l’enraciner dans les valeurs qui ont fait le génie français et sa part d’universalité. Nous estimons que François Fillon doit prendre la décision de retirer sa candidature parce que l’intérêt supérieur de la France s’impose à tout engagement politique et qu’il est encore juste temps d’incarner par une autre personnalité notre famille politique, le sursaut du pays ». Parmi les signataires on relevait les noms de Bernard Zunino, maire de St Michel et Sophie Rigault, vice-présidente du Conseil départemental et 1ere adjointe. Finalement, comme la plupart des élus de droite qui lâchaient ainsi clairement Fillon, les deux comparses viennent d’opérer un « tête à queue » aussi rapide que déconcertant.

 

 

Débat d’idées : A propos du revenu universel

L’actualité politique nationale est souvent réduite à des petites phrases, des combinaisons politiciennes ou encore plus dramatiquement des affaires de corruption ou de conflits d’intérêt. D’où l’impérieuse nécessité de mettre en avant des articles permettant de faire vivre le nécessaire débat d’idées qui seul confortera notre démocratie, bien chancelante. Vous trouverez ci-dessous un texte sur le revenu universel diffusé par le Collectif des Associations Citoyennes (CAC). Ce texte très pédagogique ouvre des champs de réflexions qu’il m’a paru utile de partager intégralement sur mon blog. De quoi nourrir de riches débats…

« L’idée d’un revenu universel ou revenu de base, inconditionnel*… s’est invitée dans la campagne des présidentielles. Il s’agirait d’une allocation sociale de base versée à tous les citoyens (riches et pauvres) sur une base individuelle, sans condition de ressources ni obligation de travail, versée tout au long de la vie.

 

 

Cœur d’Essonne Agglomération : Mise à l’écart des élus municipaux

Les maires (toutes tendances politiques confondues) qui dirigent notre communauté d’agglomération ne sont pas adeptes de la transparence. Ainsi, la plupart des décisions sont prises au sein des réunions du bureau communautaire, mais aucun compte-rendu n’est accessible. Quant aux réunions du Conseil communautaire, dont ont été exclues la plupart des élu-e-s des listes d’opposition dans les communes, l'essentiel des délibérations sont votées à l’unanimité, sans véritable débat de fond, sans aucune alternative, la « pensée unique consensuelle », axée sur un développement économique productiviste et libéral, étant la seule boussole. Quant aux aspects concrets pour la vie quotidienne, ils sont traités bien souvent de manière technocratique, sans la moindre consultation des usagers, comme par exemple la dernière modification des conditions de collecte des déchets. Je tente parfois d’interpeller le maire de Saint-Michel, vice-président de l’Agglo, lors des réunions du Conseil municipal. Bien qu’il perçoit une indemnité conséquente pour être sensé suivre les dossiers, la réponse est souvent la même : « interrogez directement le Président de l’Agglo ». C’est donc ce que j’ai fait une fois encore le 8 février dernier, n’ayant pas obtenu de réponse à mes questions lors du Conseil municipal du 31 janvier.

En résumé, j’interpellais Olivier Léonhardt sur trois points :

 

 

Où va financièrement Cœur d’Essonne Agglomération ?

La dernière réunion du Conseil communautaire de Cœur d’Essonne Agglomération s’est tenue le 23 février dernier au Plessis-Pâté. 27 questions étaient inscrites à l’ordre du jour, avec en particulier la présentation des rapports d’orientation budgétaire sur le budget principal et les divers budgets annexes concernant la Base aérienne 217, les parcs d’activités, l’Hôtel d’entreprise, l’espace Jules Verne, l’eau et l’assainissement.

Les dirigeants de l’agglo considèrent que le budget, au-delà des baisses de dotations au niveau de l’Etat, est toujours amputé par le choix des communes de Lardy, Boissy-sous-Saint-Yon et Saint-Yon de ne pas adhérer à la fusion entre le Val d’Orge et l’Arpajonnais. Cœur d’Essonne Agglomération estime que la décision de ces trois communes engendre une perte de ressource de 8,3 M€. Une délibération a été votée pour demander un arbitrage de la préfecture. Celle-ci devrait trancher par arrêté dans un délai maximum de 6 mois. Pourtant les excédents cumulés de l’Arpajonnais et du Val d’Orge s’élevaient en 2015, au moment de la fusion, à plus de 18,5 M€. On est donc en droit de s’interroger sur ce qui inquiète les responsables de l’agglo, étant donné que la fusion avait aussi été présentée comme un élément permettant de mutualiser différents moyens et de réduire les coûts. Il va donc être très intéressant de connaître les résultats du premier compte administratif 2016 de Cœur d’Essonne Agglomération pour détecter d’où proviennent vraiment les difficultés que j’avais déjà relevé en octobre dernier (lire ICI).

En attendant, voici les principales orientations budgétaires présentées pour 2017.

 

 

 

Conseil municipal du 20 février 2017 : Une (mauvaise) « orientation » budgétaire déjà ficelée

Chaque année avant le vote du budget le maire doit organiser un débat d’orientation budgétaire en conseil municipal. Un récent décret (24 juin 2016) précise le contenu du rapport qui doit être présenté. Le Conseil municipal était donc convoqué ce 20 février, avec ce seul point à l’ordre du jour. Faute d’une réunion préalable de la commission des finances, nous avons reçu mercredi dernier 94 pages de documents comprenant trois parties :

-une analyse par le cabinet privé FCL du projet de loi de finances pour 2017, adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale en novembre dernier. Nous aurions quand même pu avoir une analyse de la loi de finance définitive adoptée par le Parlement fin décembre !

- sur une dizaine de pages, plusieurs tableaux présentant très schématiquement divers indicateurs financiers de 2000 à 2015 concernant la ville (en € par habitant), comparés à la moyenne de la strate de toutes les villes françaises de 20 000 à 50 000 habitants et à la moyenne d’un panel de 54 communes de 20 à 35 000 habitants situées en Île-de-France.

 

 

Premier budget encourageant de la régie publique de l’eau de Cœur d’Essonne Agglomération

Le conseil d'administration de la nouvelle régie publique pour l'eau potable de Cœur d'Essonne Agglomération a adopté le 31 janvier son premier budget de la régie. Un budget qui, tout en prévoyant un programme important de travaux d'entretien et de renouvellement des réseaux, se traduit par une économie substantielle pour les usagers du Val d'Orge. Vous trouverez ci-dessous l’intégralité du communiqué très complet publié par l’association AggleauPublique pour saluer cet événement qui marque une rupture salutaire après des décennies de soumission à la surfacturation du service d'eau potable par les multinationales de l'eau.

« Le 31 janvier 2017, le conseil d'administration de la nouvelle Régie publique d'eau potable de Cœur d'Essonne Agglomération s'est réuni avec à son ordre du jour le vote de son premier budget annuel. C'est en effet le 1er mai prochain que cette Régie publique prendra le relais des multinationales Suez et Veolia pour distribuer l'eau potable des 130.000 habitants et des entreprises des 10 communes de l'ex Agglo du Val d'Orge.

 

 

Conseil municipal du 31 janvier 2017 (3e partie) : Un rapport Egalité Femmes- Hommes bâclé

Les articles 61 et 67 de la loi du 4 août 2014 sur l’égalité réelle entre les femmes et les hommes prescrivent aux communes de plus de 20 000 habitants d’élaborer chaque année un rapport sur la situation en matière d’égalité Femmes – Hommes préalablement aux débats sur le projet de budget. Ce rapport doit se composer de deux parties : Un bilan des actions conduites au titre des ressources humaines de la commune et un bilan des politiques publiques mises en œuvre sur le territoire pour favoriser l’égalité Femmes – Hommes. Ce premier exercice a été un peu chaotique et bâclé. Tout d’abord le document (20 pages en couleur) n’a fait l’objet que d’une transmission électronique aux élu-e-s. Peu l’ont ouvert et très peu l’avait donc imprimé pour s’en imprégner. De plus le sujet avait été placé en dernier point à examiner, après 22h30…

Mme Astier, maire adjointe en charge de la parité Femme – Homme, s’est contentée de la lecture d’une brève note de présentation rappelant quelques chiffres clés de l’édition 2016 du fascicule « vers l’égalité réelle entre les femmes et les hommes », édité par le ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes et précisant le cadre juridique de ce rapport. Elle a pris soin d’indiquer que celui-ci, « premier du genre », n’était « sans doute pas exhaustif sur le sujet, mais il dresse un constat à un instant donné, point de départ d’une analyse qui pourra être plus poussée d’année en année et conduire à de nouvelles actions en faveur des femmes de la commune et des femmes qui œuvrent pour la commune au sein de notre collectivité ». C’était une précaution très utile pour ceux qui avaient pris la peine de lire attentivement le rapport. Mais ce fut surtout un alibi consternant pour une assemblée totalement silencieuse (endormie ?) incapable de se saisir des remarques présentées et des questions posées par Françoise Poli et moi-même. Reprenons quelques points de ce rapport :

 

 

Conseil municipal 31 janvier 2017 (2e partie) : une agglo bien lointaine...

Le Code Général des Collectivités Territoriales (article L.5211-39) dispose que le Président d'un Établissement Public de Coopération Intercommunale doit adresser chaque année, avant le 30 septembre, au maire de chaque commune membre, un rapport retraçant l'activité de l'établissement, accompagné du Compte Administratif arrêté par l'organe délibérant de l'établissement. Mais comme je l'ai indiqué à différentes reprises, l'Agglo fonctionne en cercle très fermé autour des seuls maires, et l'information en direction des conseils municipaux n'est visiblement pas la priorité. Ainsi le rapport d’activité de la communauté d’agglomération du Val d'Orge pour l’année 2015 nous a été présenté une nouvelle fois hors délai lors du Conseil municipal du 31 janvier 2017. Le maire a mis ce retard sur le compte des fonctionnaires de l'agglo très occupés tout au long de l'année 2016 sur la mise en place de la nouvelle agglomération Cœur d'Essonne. Passons…

Nous avons donc eu droit à la présentation bâclée et monotone d'un power-point résumant le document que vous pouvez consulter ICI. J'ai interpellé le Maire sur trois points :