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Elections cantonales: une vraie raclée pour Sarkozy et la droite !

A l'issue du premier tour des élections cantonales, la droite persiste à nier la sanction de sa politique. Le rejet du gouvernement est massif. Jamais le parti d’un Président de la République en exercice n’a connu un aussi mauvais résultat.

Le très haut niveau d'abstention est inquiétant. Il exprime le gouffre qui sépare désormais les français des institutions. Tous les stratagèmes auront été utilisés par le gouvernement pour arriver à ce résultat destiné à relativiser l'ampleur de son écroulement. La profonde crise de la démocratie dans notre pays éclate aux yeux de tous. Le Front de Gauche se sent conforté dans son appel à une refondation de notre République et à une rupture franche avec les politiques libérales qui produisent des situations sociales et écologiques catastrophiques pour les peuples !

La progression du FN est lourde de danger. La crise capitaliste n'en est que plus menaçante. Le Front de gauche se porte en première ligne pour combattre les idées xénophobes et réactionnaires portées par le Front national et honteusement banalisées par le gouvernement et l'UMP.

L'ensemble des forces de gauche progresse significativement par rapport au scrutin de 2004. Le Front de Gauche connait une nette poussée, pour sa troisième participation électorale en obtenant un score supérieur aux 6 et 7 % des européennes en 2009 et des régionales en 2010.

 

Election cantonale: Le ministre de l'Intérieur est à la manoeuvre pour minorer le score du Front de Gauche et relativiser la raclée que va se prendre la droite !

Je dois vous écrire ce soir, avant la date limite de fermeture des blogs traitant du sujet, de ce que va être dimanche soir l’annonce du résultat des élections cantonales.

Notre ville canton de Saint Michel sur Orge n’est pas concernée. La valse hésitation de Jean-Loup Englander, qui souhaitait démissionner de son mandat pour qu’on vote en même temps que le renouvellement national, ne s’est pas concrétisée. Peu importe, nous aurons le temps de reparler de la suite qu’il entend donner à son annonce de démission faite en septembre dernier…

Pour ce dimanche 20 mars, premier tour des élections cantonales dans les 2 026  cantons (1 950 en métropole) où l’on doit élire son conseiller général (21 cantons sont concernés en Essonne), le Ministère de l’Intérieur manœuvre pour brouiller l’annonce.

Parmi ces manœuvres plus inqualifiables, il refuse d’enregistrer le Front de Gauche parmi les « nuances politiques » qu’il utilisera dimanche soir pour communiquer les résultats.

Comment le ministère en charge des élections peut-il ignorer l’existence du Front de Gauche qui se présente pour la troisième fois consécutive au suffrage universel (Européennes en 2009, régionales en 2010)?  Comment peut-il nier la réalité politique de ce regroupement (PCF, Parti de Gauche, Gauche Unitaire) quand celui-ci est présent dans plus de 1660 cantons, un niveau dépassé seulement par le Parti socialiste ?

Alors que l’UMP cache l’étiquette de ses candidats pour masquer la raclée qui l’attend, le ministre Guéant, récemment nommé par Nicolas Sarkozy pour préparer sa présidentielle, voudrait en plus effacer l’étiquette Front de Gauche !

Voulant sans doute mieux « se sentir chez lui », au mépris de la réalité politique et de la volonté des organisations du Front de Gauche, Guéant a donc ordonné aux préfectures de répartir les 1660 candidats du Front de Gauche parmi les seules nuances admises par le Ministère : PCF (COM), PG, divers gauche (DVG) voire extrême-gauche (EXG). Comprenez bien ce qui va advenir de cette manœuvre:

 

 

Au Japon, comme ailleurs, le nucléaire ça suffit comme ça !

Première nation martyre de l’atome militaire au XXe siècle, le Japon risque aujourd’hui de payer un tribut encore plus lourd au nucléaire civil pour avoir cru aux mensonges lénifiants de la nucléocratie mondiale.

L’explosion le 12 mars d’un des bâtiments de la centrale de Fukushima Daiishi, avec évacuation de dizaines de milliers de personnes, et dégagement de césium et d’iode radioactifs, a hélas confirmé les craintes d’hier. Mais ce drame menace de n’être que l’amorce d’un enchaînement de catastrophes encore plus dramatique, dans un pays déjà très fragilisé par plusieurs séismes et tsunamis, et toujours à la merci de répliques.

Equipé de presque autant de réacteurs nucléaires que la France sur un territoire une fois et demi moindre et trois fois plus peuplé, le Japon n’en tire que 30 % de sa production d’électricité. Vieux de 40 ans, le réacteur qui semble concerné par l’explosion avait été construit par l’américain General Electric. Or, sur les 11 réacteurs nippons mis en arrêt d’urgence pour cause de séisme, au moins 4 autres connaissent de graves problèmes de refroidissement, pouvant aussi aboutir à une fusion du cœur.

En 2007, pourtant, un premier avertissement avait eu lieu. Un spectaculaire tremblement de terre avait obligé à fermer pendant 21 mois les sept réacteurs d'une autre  centrale. A l’époque, des sismologues japonais avaient prédit que, après une quarantaine d’années de relative accalmie correspondant précisément à la période d’essor des centrales nucléaires, la région allait connaître une quarantaine d’années de recrudescence sismique.

 

 

Bonne nouvelle: Toutes les forces de Gauche travaillent ensemble et s'organisent pour construire une alternative à la droite saint-michelloise !

Je vous présente aujourd'hui quelques informations pour répondre aux nombreuses et constantes questions qui me sont posées sur la situation de la Gauche à Saint Michel. Eh bien, disons tout net que les choses avancent et de manière positive !

Tout d'abord, au niveau du Conseil municipal, les deux groupes d'élus, depuis plus d'un an défendent sur la plupart des sujets des positions analogues, échangent et confrontent les avis et présentent des motions communes, qui sont en général rejetées par la majorité UMP, sans le moindre débat. Et au mois de janvier, nous avons édité une affiche commune pour la présentation des voeux aux Saint Michellois. Au delà du symbole, je sais que cette affiche a été particulièrement appréciée parmi l'électorat de la Gauche... mais beaucoup moins parmi l'état major municipal de l'UMP.

Depuis le début de l'automne 2010, des délégations du Collectif pour une Gauche Unie et Solidaire (issu de la liste conduite par l'ancien maire) et de Saint Michel Gauche Avenir (issu de la liste que je conduisais) se rencontrent régulièrement pour à la fois dépasser les désaccords exprimés, résister face aux décisions néfastes de la droite au niveau national et local et préparer la construction d'une alternative crédible pour les élections municipales de 2014. A noter que ces délégations sont constituées de militants des différents partis et associations politiques (Parti socialiste, Parti de Gauche, Europe Ecologie les Verts, Parti Communiste et Comité pour Saint Michel), mais également de citoyens de gauche, "non encartés".

 

La journée internationale des droits des femmes: Une commémoration qui doit avoir un vrai contenu !

La Journée Internationale des droits des Femmes, le 8 mars reste selon moi un élément important de lutte pour l’universalité des droits des femmes. Il est nécessaire que les droits fondamentaux, tels que l’égalité sociale, éducative et professionnelle, le droit à vivre sans violence ni domination, à disposer de son corps et à vivre dignement, soient une réalité partout ici et à travers le monde.

Aussi, par rapport à ces enjeux, le contenu de la rencontre proposée par la municipalité de Saint Michel sur Orge pour célébrer le 8 mars était particulièrement consternant. Au-delà du quizz intergénérationnel et du pot de l’amitié, le point central de la manifestation était articulé autour d’un cours de self défense. Comme si l’égalité revendiquée par consistait à combattre les violences faites aux femmes par des cours leur permettant d’établir un rapport de force lors des agressions !!! Finalement, ce cours de self défense s’est transformé en immense « bide », avec une participation très réduite, composée pour l’essentiel par des gens qui se trouvaient à l’espace Descartes pour d’autres activités (mais je parie que le prochain journal municipal évoquera un grand succès!).

Je pense que la municipalité aurait été plus inspirée en prenant d’autres initiatives inscrivant le combat pour les droits des femmes et l’égalité dans la durée.

Si les élus de gauche avaient été consultés, à travers par exemple une commission municipale, nous aurions pu proposer des actions concrètes et beaucoup plus éducatives au niveau local pour cette cause. Par exemple :

 

 

Et si on parlait plus sérieusement du logement social à Saint Michel !

Le journal de propagande municipale du mois de mars, fait sa « une » sur le logement social à Saint Michel. C’est une intention louable qu’il convient de saluer. Mais le traitement de ce sujet reste bien limité par rapports aux enjeux considérables de cette question.

La municipalité traite de manière pédagogique le long processus sur les modalités et demandes d’attribution des logements. Mais on se perd très vite dans la complexité de l’explication qui se termine par un double constat d’impuissance : Ce n’est pas la ville qui attribue les logements (le maire ne fait que transmettre au bailleur des dossiers, fastidieusement classés par ordre de priorité avec des critères assez subjectifs) et sur 417 demandes enregistrées en 2010, seulement 63 logements ont été attribués.

On était en droit d’attendre une inflexion volontariste partant d’une analyse des causes de ce manque de logements sociaux. Mais M. Zunino, totalement silencieux pendant deux mandats sur cette question, semble bien en peine (Il est vrai que son ami Sarkozy avait promis de régler le problème des mal-logés à la fin 2009 !). C’est en fait M. Ernoult, son indispensable adjoint, qui a pris en charge toutes les questions liées à l’aménagement, l’urbanisme et le logement.

Le discours éloquent apparaît bien rodé. Comme d’habitude, il ne peut s’empêcher d’abord de critiquer globalement la gestion du passé (sans évoquer le moindre exemple) et s’empresse de donner la leçon sur sa vision et ses projets.

Pourtant l’argumentation tombe bien vite à plat. Reprenons quelques points :

 

En jouant avec la peur, Sarkozy fait encore le jeu du Front National !

Je suis complètement écœuré  par le contenu de la piètre prestation télévisée de Nicolas Sarkozy hier soir.

En pompier pyromane, le président a « liquidé » dans l’urgence deux de ses principaux ministres devenus bien trop encombrants. Alliot-Marie (complètement discréditée après ses frasques tunisiennes et ses bourdes à répétition) et Hortefeux (sous le coup de deux condamnations pour injure raciale et atteinte à la présomption d’innocence) ne pouvaient pas résister davantage au désastre politique provoqué par la combinaison de leur aveuglement et de leur incompétence.

Sans le moindre complexe, le Président a soigneusement évité de nous parler des deux ministres qu’il virait, pour se draper dans une explication invraisemblable qui n’a convaincu personne, ni ici en France, ni à travers le monde.

- Pathétique de le voir s’arc-bouter pour tenter d’expliquer qu’il faut « donner les perspectives de la France dans un monde qui bouge ».

- Incroyable de le voir mettre en avant de nouveaux ministres « expérimentés », alors qu’en novembre dernier lors du dernier remaniement (manqué) il nous avait présenté un gouvernement de « professionnels ».

- Injurieux pour tous ceux qui sont morts (et qui meurent encore) pour avoir délivré la Tunisie, l’Egypte et la Libye de la dictature, de voir ainsi leur Révolution prise comme prétexte pour colmater un gouvernement à la dérive.

 

Vidéo-surveillance : Le maire affecte 200 000 € dans le plus grand secret !

Le journal de propagande municipale daté du mois de mars, distribué ces jours-ci, nous apprend (page 7) que 200 000 € sont prévus au budget 2011 pour le « déploiement du dispositif de vidéoprotection sur le commune de Saint-Michel sur Orge ». On y apprend, outre le coût, la mise en place de « 13 caméras, dont 11 dômes mobiles et 2 fixes sur l’ensemble de la commune ».

Décidément, le maire est beaucoup plus bavard sur son petit journal qu’en séance du Conseil municipal ou en réunion de commission municipale.

Je rappelle tout d’abord qu’à différentes reprises les élus de l’opposition ont réclamé communication des résultats de l’étude (15 000 €, payés par tous les contribuables) commandée en 2009 « sur les lieux susceptibles d’être équipés d’un tel système ». On avait même cru comprendre au hasard de discussions que le projet avait été abandonné au budget 2010, car il apparaissait trop coûteux et inefficace.

Notre groupe s’en était même félicité dans la tribune libre publiée dans le journal municipal d'avril 2010 !

Puis ce projet de vidéo-surveillance est réapparu lors du discours du maire à l’occasion des vœux le 14 janvier (le maire annonçait qu’il en présenterait « le dispositif d’ici quelques semaines lors d’une réunion publique »), puis de manière beaucoup plus feutrée lors du mini-débat d’orientation budgétaire le 24 janvier.

Lors de la commission des finances du 27 janvier, le maire n’avait pas voulu me répondre sur le contenu et le coût du projet. Il avait laissé son adjoint M. Callégari me bredouiller que la vidéosurveillance était incluse dans le projet de tirage d’une fibre optique entre l’Hôtel de Ville et les services municipaux rue de la Guette, que son coût pouvait difficilement être évalué, qu’en tout état de cause ça ne dépassait pas 50 000 € et qu’aucun crédit n’était prévu en fonctionnement.

En résumé, on veut nous faire croire qu'on va filmer… mais qu'il n’y aura personne pour regarder ce qui aura été filmé !!! Alors à quoi ça sert ?

 

Une charte éthique pour (tenter de) réconcilier les citoyens avec la politique...

Confirmant une des raisons de l’augmentation de l’abstention à toutes les élections dans notre pays depuis 20 ans, une nouvelle étude (Science-Po – Cépivof) traite de la méfiance des Français envers leurs élus. Les résultats sont très inquiétants : même les maires et les élus locaux perdent majoritairement, pour la première fois, la confiance des Français. L’indulgence envers la corruption et les atermoiements de la justice dès lors qu’il s’agit de juger des « puissants », sont à l’évidence les causes de ce désamour.

Au niveau mondial, la place de la France est mesurée par l’ONG Transparency International dans l’IPC 2010 (indice de perception de la corruption). La France est à présent classée entre l’Estonie et l’Uruguay. Il n’est pas sur que les atermoiements sur le procès Chirac, les révélations sur certaines pratiques dans les Bouches du Rhône, voir même les récentes vacances de la famille Alliot-Marie en pleine révolution tunisienne, pour ne prendre que quelques exemples, contribuent à améliorer ce classement.

Voila pourquoi, adhérent depuis quelque temps déjà à Anticor, l’association d’élus et de citoyens contre la corruption, je viens de signer la charte éthique des collectivités territoriales (voir ci-dessous), charte que je compte bien proposer à la signature à chacun des élus du Conseil municipal et pourquoi pas soumettre à l’approbation du Conseil municipal. Le courage et l’éthique contribueraient sans doute à réconcilier les citoyens avec la politique

 

Education, le compte n’y est vraiment pas M. Sarkozy !

La prestation télévisée de Nicolas Sarkozy ce 10 février (monologue long et bien fastidieux !) constitue un nouveau numéro d’esbroufe. C’est à la fois pathétique et pitoyable la manière dont ce Président de la République enfonce des portes ouvertes, donne des leçons à tout le monde et se lance dans de nouvelles promesses… dont on sait bien par expérience (ça fait quand même 10 ans qu’il est le premier responsable de l’insécurité en France) qu’elles n’engagent que ceux qui veulent bien y croire.

Et le décalage est total entre le discours général et la réalité concrète sur le terrain. Parlons par exemple de l’Education.

Mercredi, les enseignants et les parents d’élèves du lycée Léonard de Vinci à Saint Michel ont été reçus par l’Inspecteur d’académie. Ils protestaient légitimement contre la répartition de la Dotation Horaire Globale qui fixe chaque année les conditions d’organisation des enseignements. Celle-ci avait été communiquée en début de semaine avec les conséquences suivantes :

- La fermeture d’un certain nombre d’enseignements d’exploration technologiques de seconde.

- La fermeture d’une classe de seconde au motif que le « taux d’attractivité » baisserait de 10 %.

- L’ouverture, sans aucune concertation, d’une 3ème « découverte professionnelle 6h ».

- La suppression de 4 à 8 postes d’enseignants, alors même que les besoins existent, pour les transformer en heures supplémentaires ou en moyens provisoires.

Ces choix sont dictés par une enveloppe de moyens réduite et la volonté de supprimer des postes. Pour les élèves les conséquences seront immédiates: Ils seront plus nombreux dans les classes, ils auront moins de choix d’options, ils n’auront plus l’assurance de continuité des cours sur l’année.

 

Budget 2011: Opacité sur le contenu réel, avec un maire de plus en plus méprisant face aux arguments de l'opposition !

Treize délibérations étaient inscrites à l’ordre du jour de la séance du Conseil municipal de ce soir. Le maire a franchi un nouveau seuil dans le mépris avec lequel il tient l’opposition.

Le principal point concernait le vote du budget pour 2011 (je reviendrai dans un prochain billet sur les autres sujets évoqués).

Ce budget, voté par la droite, s’élève à 23 880 898 € en fonctionnement et 8 447 623€ en investissement. Les charges à caractère général augmentent de 3,41 %, déduction faite des dépenses pour la bibliothèque et la voirie transférées à l’agglomération depuis le 1er janvier. Si on constate une rigueur accrue sur certaines dépenses (comme la maintenance sur les bâtiments communaux) d’autres crédits augmentent de manière conséquente, comme les dépense de communication. Les charges de personnel sont stabilisées autour de 14,5 millions d’euros ce qui fragilise la qualité du service public, tous les départs en retraite n’étant pas compensés.

Les impôts locaux devraient encore augmenté en moyenne de 2% du simple fait de la revalorisation des bases. Les principaux investissements concernent l’espace culturel Gambetta (2,7 M€ en 2001 et 3 M€ en 2012), le terrain synthétique du stade Fayel (840 000€), les bâtiments scolaires (858 000 €) et les acquisitions foncières (686 540 €).

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’intervention que j’ai prononcé au non du groupe « Saint-Michel-Gauche-Avenir ». Nous étions en droit d’attendre une réponse du maire sur notre proposition d’amendement. Comme d’habitude, droit dans ses (petites) bottes, celui-ci à esquiver, avec le plus grand mépris.

Pourtant, il y avait matière à débattre sérieusement. Je vous laisse juge…