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Dernières infos

Une charte éthique pour (tenter de) réconcilier les citoyens avec la politique...

Confirmant une des raisons de l’augmentation de l’abstention à toutes les élections dans notre pays depuis 20 ans, une nouvelle étude (Science-Po – Cépivof) traite de la méfiance des Français envers leurs élus. Les résultats sont très inquiétants : même les maires et les élus locaux perdent majoritairement, pour la première fois, la confiance des Français. L’indulgence envers la corruption et les atermoiements de la justice dès lors qu’il s’agit de juger des « puissants », sont à l’évidence les causes de ce désamour.

Au niveau mondial, la place de la France est mesurée par l’ONG Transparency International dans l’IPC 2010 (indice de perception de la corruption). La France est à présent classée entre l’Estonie et l’Uruguay. Il n’est pas sur que les atermoiements sur le procès Chirac, les révélations sur certaines pratiques dans les Bouches du Rhône, voir même les récentes vacances de la famille Alliot-Marie en pleine révolution tunisienne, pour ne prendre que quelques exemples, contribuent à améliorer ce classement.

Voila pourquoi, adhérent depuis quelque temps déjà à Anticor, l’association d’élus et de citoyens contre la corruption, je viens de signer la charte éthique des collectivités territoriales (voir ci-dessous), charte que je compte bien proposer à la signature à chacun des élus du Conseil municipal et pourquoi pas soumettre à l’approbation du Conseil municipal. Le courage et l’éthique contribueraient sans doute à réconcilier les citoyens avec la politique

 

Education, le compte n’y est vraiment pas M. Sarkozy !

La prestation télévisée de Nicolas Sarkozy ce 10 février (monologue long et bien fastidieux !) constitue un nouveau numéro d’esbroufe. C’est à la fois pathétique et pitoyable la manière dont ce Président de la République enfonce des portes ouvertes, donne des leçons à tout le monde et se lance dans de nouvelles promesses… dont on sait bien par expérience (ça fait quand même 10 ans qu’il est le premier responsable de l’insécurité en France) qu’elles n’engagent que ceux qui veulent bien y croire.

Et le décalage est total entre le discours général et la réalité concrète sur le terrain. Parlons par exemple de l’Education.

Mercredi, les enseignants et les parents d’élèves du lycée Léonard de Vinci à Saint Michel ont été reçus par l’Inspecteur d’académie. Ils protestaient légitimement contre la répartition de la Dotation Horaire Globale qui fixe chaque année les conditions d’organisation des enseignements. Celle-ci avait été communiquée en début de semaine avec les conséquences suivantes :

- La fermeture d’un certain nombre d’enseignements d’exploration technologiques de seconde.

- La fermeture d’une classe de seconde au motif que le « taux d’attractivité » baisserait de 10 %.

- L’ouverture, sans aucune concertation, d’une 3ème « découverte professionnelle 6h ».

- La suppression de 4 à 8 postes d’enseignants, alors même que les besoins existent, pour les transformer en heures supplémentaires ou en moyens provisoires.

Ces choix sont dictés par une enveloppe de moyens réduite et la volonté de supprimer des postes. Pour les élèves les conséquences seront immédiates: Ils seront plus nombreux dans les classes, ils auront moins de choix d’options, ils n’auront plus l’assurance de continuité des cours sur l’année.

 

Budget 2011: Opacité sur le contenu réel, avec un maire de plus en plus méprisant face aux arguments de l'opposition !

Treize délibérations étaient inscrites à l’ordre du jour de la séance du Conseil municipal de ce soir. Le maire a franchi un nouveau seuil dans le mépris avec lequel il tient l’opposition.

Le principal point concernait le vote du budget pour 2011 (je reviendrai dans un prochain billet sur les autres sujets évoqués).

Ce budget, voté par la droite, s’élève à 23 880 898 € en fonctionnement et 8 447 623€ en investissement. Les charges à caractère général augmentent de 3,41 %, déduction faite des dépenses pour la bibliothèque et la voirie transférées à l’agglomération depuis le 1er janvier. Si on constate une rigueur accrue sur certaines dépenses (comme la maintenance sur les bâtiments communaux) d’autres crédits augmentent de manière conséquente, comme les dépense de communication. Les charges de personnel sont stabilisées autour de 14,5 millions d’euros ce qui fragilise la qualité du service public, tous les départs en retraite n’étant pas compensés.

Les impôts locaux devraient encore augmenté en moyenne de 2% du simple fait de la revalorisation des bases. Les principaux investissements concernent l’espace culturel Gambetta (2,7 M€ en 2001 et 3 M€ en 2012), le terrain synthétique du stade Fayel (840 000€), les bâtiments scolaires (858 000 €) et les acquisitions foncières (686 540 €).

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’intervention que j’ai prononcé au non du groupe « Saint-Michel-Gauche-Avenir ». Nous étions en droit d’attendre une réponse du maire sur notre proposition d’amendement. Comme d’habitude, droit dans ses (petites) bottes, celui-ci à esquiver, avec le plus grand mépris.

Pourtant, il y avait matière à débattre sérieusement. Je vous laisse juge…

 

 

Actualité(s) : Préoccupations locales et internationales se rejoignent

J'avoue ma difficulté à trouver du temps pour écrire en ce moment. Rassurez-vous, je ne vous fais pas un petite déprime. Au contraire, de nombreux sujets se bousculent et en ces temps d'actualité très riche, je vais à la source et je m'informe au mieux pour aller à l'essentiel et au plus important.

D'abord, ne comptez pas sur moi pour commenter tel article de presse du Parisien annonçant que le conseiller général de Saint Michel sur Orge reporte au mois d'avril sa décision de démissionner du Conseil général. Beaucoup trop d'approximations, de raccourcis et de postures. On en reparlera donc (éventuellement) au mois d'avril !

Je préfère me consacrer à l'étude du budget de la ville qui doit être abordé lors du Conseil municipal du 7 février. Ceci necessite un peu de temps, compte-tenu de l'opacité des documents qui nous ont été transmis. J'y reviendrai donc prochainement.

J'ai aussi commencé la fastidieuse lecture du rapport annuel de l’Observatoire national des zones urbaines dites sensibles. Un terme pudique pour désigner les quartiers qui subissent les effets brutaux d’une société violemment inégalitaire. A Saint-Michel, le quartier du Bois des Roches est ainsi classé dans cette catégorie.

J’ai bien du mal à « digérer » les analyses et les chiffres bruts de ce rapport. Le problème, c’est que la situation que décrit le rapport est catastrophique, quelles que soient les précautions de langage que l’on peut relever ici ou là. Il y a le chiffre effarant des 43% de jeunes hommes au chômage, mais on pourrait parler de la santé, de la baisse de plus de 10% du nombre d’enseignants dans le secondaire, de la situation des femmes d’origine étrangère, de la spirale de la précarité…

 

De la Tunisie à l’Egypte, des peuples en lutte pour la liberté et la justice sociale !

La vague de contestation née à Sidi Bouzid en Tunisie le 17 décembre 2010 ne cesse de grossir. Provoquée par le geste de désespoir de Mohamed Bouazizi, elle redonne l’espoir d’un monde meilleur à des millions de personnes dans un nombre croissant de pays arabes.

Petit à petit, en ne lâchant rien, les Tunisiens deviennent maîtres de leur destin. Après les émeutes en Algérie et en Libye au début du mois de janvier, ce sont maintenant l’Égypte, la Jordanie et le Yémen qui connaissent à leur tour des mouvements sociaux d’ampleur. Ce n’est pas étonnant, car au-delà des particularités propres à chaque pays, ils partagent des caractéristiques fondamentales : la pauvreté d’une majorité de la population, lourdement aggravée par la crise, et des régimes autoritaires plus ou moins brutaux qui ont toujours accaparé les richesses. Des Révolutions citoyennes sont en marche pour plus de liberté et de justice sociale.

Un vent d’espoir souffle dans cette partie du monde où se concentre l’extrême richesse grâce au pétrole et aux avantages qu’en tirent les grandes puissances occidentales et l’extrême pauvreté des populations tenues pour quantité négligeable aussi bien par les tyrans qui les dirigent que par les « puissants » Chefs d’Etat du G8 …qui n’ont rien vu venir !

Je partage avec vous aujourd’hui l’article d’Alain Gresh, publié sur le site du Monde Diplomatique le 29 janvier, qui brosse une première analyse de ce qui se passe en Egypte et dans les pays voisins.

 

Etats généraux des services publics. Passons à l'offensive !

Les 29 et 30 janvier 2011 je participe, à Orly, aux Etats généraux du Service public. Ce rassemblement est conçu comme une démarche offensive et porteuse d’avenir.

Des salles de classe avec des enseignants, des hôpitaux avec des infirmières et des médecins, de l’eau courante potable et des toilettes qui fonctionnent… Pour des millions de personnes dans le monde ce n’est encore qu’un rêve lointain. Et pourtant, l’accès à ces besoins vitaux (santé, éducation, eau et assainissement…) est absolument indispensable pour transformer la vie des personnes qui vivent dans la pauvreté.

Comme pour ce qui s’est passé dans nos pays, il ne peut y avoir de développement, économique et environnemental, sans développement de la démocratie, de services publics performants et accessibles à tous et partout. Or, tant dans les pays pauvres que dans les pays riches, il se trouve que ce concept est devenu insupportable pour les conservateurs et les néolibéraux. Pour eux, tout service est marchand et doit être soumis à la concurrence. C’est le sens de l’Accord Général sur la Commercialisation des Services(AGCS) qui fait partie des accords constitutifs de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Cet accord stipule que « l’AGCS s’applique en principe à tous les services, à l’exception de ceux qui sont fournis dans l’exercice du pouvoir gouvernemental ». Ce sont les objectifs des Plans d’Ajustement Structurels du FMI, dirigé par qui vous savez, qui reposent tous sur la baisse des dépenses publiques, des salaires et des retraites.

 

Débat d'orientation budgétaire très limité au Conseil municipal

Le Conseil municipal de ce soir était exclusivement consacré au débat d'orientation budgétaire précédant le vote du budget 2011 de la commune qui devrait intervenir le 7 février. J'aurai bien évidemment l'occasion d'en reparler plus longuement. Ce soir après deux heures, toujours aussi pénibles, de dialogue de sourds avec la municipalité de droite, je me contente de vous livrer le texte de la déclaration principale que j'ai prononcé au nom de mon groupe "Saint-Michel-Gauche-Avenir" pour commenter le document de 32 pages que le maire nous avait fait parvenir 5 jours avant.

"Monsieur le maire, cher(e)s collègues,

Notre groupe est vraiment désolé de devoir se répéter.

Mais pour la 3e année, nous allons rappeler que ce débat devrait être l’occasion de présenter à la population en toute transparence la situation financière de la commune et mettre ainsi en débat vos orientations tant en recettes qu’en dépenses, en amont des décisions que vous avez déjà prises pour ce budget 2011, qui est semble-t-il dans nos cases aujourd’hui alors que nous devons l’examiner jeudi en commission des finances, mais qui sera sans aucun doute voté dans 15 jours par la majorité municipale.

 

Scandale du Mediator: Taxons les bénéfices de l'industrie pharmaceutique pour financer la sécurité sociale et donner des moyens à la santé publique !

J’aborde aujourd’hui le très grave scandale du Mediator qui met en lumière les failles béantes de sécurité sanitaire en France et qui démontre toute la perversité d’un système de santé bien « contrôlé » par l’appétit financier des grands groupes pharmaceutiques, très liés avec la droite. Les ministres de la santé successifs se targuaient d'avoir tiré les leçons des précédents scandales de santé publique. Le rapport accablant de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur le Mediator rappelle au contraire sa faiblesse coupable et criminelle.

Notre système de sécurité sanitaire est gangrené par sa trop grande proximité avec les laboratoires pharmaceutiques. Pendant trente-cinq ans, les laboratoires Servier ont réussi à "rouler dans la farine" les acteurs de la chaîne du médicament. "Figée dans une sorte de bureaucratie sanitaire", engluée dans les conflits d'intérêts de ses experts avec les laboratoires, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a "failli à sa mission" en ignorant les multiples alertes sur la nocivité du Mediator.

Les politiques sont eux coupables d'avoir laissé perdurer les dysfonctionnements pourtant connus depuis longtemps. Il faut dénoncer plus vigoureusement ce scandale et remettre en cause tout un système qui permet aux industries pharmaceutiques d’engranger des bénéfices considérables sur le dos des malades, alors que la sécurité sociale est maintenue en déficit et que les remboursements sont réduits.

Je publie ci-dessous un long article publié par le site Médiapart que je vous invite à lire pour bien comprendre la collusion inacceptable qui existe sur le dos de la santé des malades et de l’argent de la sécurité sociale.

 

 

Pour lutter efficacement contre le FN, il faut répondre aux attentes populaires !

Marine Le Pen est devenue ce week-end la nouvelle Présidente du Front National. A l’extrême droite le népotisme se porte bien.

Dans son discours elle n’a quasiment jamais cité le nom de Nicolas Sarkozy ni de l’UMP. Elle l’a seulement égratigné sur son comportement et la profession de son épouse. A l’entendre, on croirait que la politique actuelle menée en France n’a pas de réels responsables.

De nombreux sympathisants de la droite classique l’entendent favorablement et la majorité d’entre eux souhaite l’alliance avec elle. Ils partagent les valeurs qu’elle incarne depuis qu’elle en a retiré tout le folklore des nazillons qui y restait attaché du temps de son père

Et dans la mesure où les Sarkozy-Hortefeux et Besson ont déjà fait faire plus de la moitié du chemin idéologique par la droite classique, la digue ne tient plus. Le FN commence à cueillir un fruit mûr et bien préparé par des années d’errements et déchéance qui ont conduit la droite de De Gaulle à Sarkozy, de « l’ardente obligation du plan » à la concurrence libre et non faussée.

Ainsi un sondage publié le 14 janvier par l'hebdomadaire Marianne donne à la nouvelle présidente du Front National un potentiel de 18% d'intentions de vote pour l'élection présidentielle de 2012.

 

Vive la révolution citoyenne en Tunisie !

La crise économique frappe les peuples de plein fouet mais peut être aussi un accélérateur de l'histoire. C'est le cas en Tunisie où le prétendu "miracle économique tunisien", mélange de libre échange forcené, de corruption et d'accaparement des richesses par la famille de Ben Ali, a explosé sous l'effet de la crise.

L’impitoyable répression policière et militaire contre les manifestations pacifiques d’une population tunisienne qui ne supportait plus la misère, le chômage, un avenir irrémédiablement fermé et les exactions quotidiennes de la dictature de Ben Ali et de sa famille, a fait sans doute au moment où j’écris ce billet plus de 100 morts. On a vu des images où la police et l’armée tiraient à balles réelles sur les manifestations pacifiques qui ont commencé dans le sud puis gagné tous le pays, obligeant Ben Ali à décréter le couvre-feu à Tunis, à y déployer l’armée puis les forces spéciales de la police avec ses blindés et finalement à prendre la fuite ce vendredi 14 novembre 2011.

Ce qui m’insupporte en cet instant historique pour la Tunisie, c’est le bal des hypocrites qui va occuper les médias français dans les prochaines heures et pendant plusieurs jours pour saluer la victoire du peuple tunisien, alors que la plupart des principaux dirigeants politiques français (à droite, mais aussi à gauche !) ont été complices de cette dictature pratiquement jusqu’au bout.

 

Dix propositions de bonnes résolutions pour le discours des voeux du maire. Chiche ?

Selon certaines « indiscrétions », le maire prépare pour la cérémonie des vœux du 14 janvier un discours important pour présenter le bilan de la première moitié de son mandat et annoncer les grandes orientations pour la suite…

J’aurai dans les prochaines semaines l’occasion de décortiquer tout cela en vous démontrant notamment le décalage considérable qui existe entre les actions conduites et le contenu de la « feuille de route » qu’il avait présenté aux saint-michellois lors des élections municipales. Mais le plus grave, au-delà de l’activisme communicatif et coûteux (les choses bougent en effet et heureusement !) c’est l’impasse dans lequel il conduit notre commune en termes de développement et d’équilibre social et urbain.

Un autre chemin est possible. Il pourrait prendre appui sur une autre logique.

Comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, et que contrairement à ses allégations mensongères l’opposition ne se contente pas de critiquer, je suggère au maire de modifier son projet de discours en s’inspirant des dix bonnes résolutions que je lui propose de vous annoncer pour 2011 !