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Conseil municipal du 24 mai 2018 (1er partie) : Absence manifeste de rigueur financière

Cette réunion du Conseil municipal a été assez expéditive, puisqu’il n’y avait que 9 délibérations inscrites à l’ordre du jour et que sur de nombreuses questions, une nouvelle fois, Sophie Rigault est restée très approximative ou a refusé de répondre. Visiblement, compte-tenu de la précipitation avec laquelle sa chef de cabinet nous a transmis, à quelques heures de la séance, plusieurs courriels, cette réunion n’avait pas beaucoup été préparée. Au-delà de l’impression, déjà exprimée ici, que le maire survole les dossiers, une réalité s’impose : elle ne consacre guère de temps à la gestion réelle de la ville…même si le remplissage de sa page facebook tente d’y palier !

Dans cette première partie, je vous propose de vous rendre compte de deux délibérations, l’une concernant les indemnités des élus, l’autre ayant trait à la cession d’une parcelle. Dans les deux cas, on s’aperçoit que la municipalité n’est guère rigoureuse dans la gestion de l’argent public…

 

 

L’information municipale manipulée !

Le bulletin municipal mensuel de la ville de Saint-Michel-sur-Orge est payé par l’argent de tous les contribuables. Au-delà de l’éditorial du maire et des tribunes libres des différents groupes politiques qui siègent au Conseil municipal « dont les propos n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs », on pourrait s’attendre à ce que les autres articles contiennent des informations objectives et complètes au service de l’intérêt général. Ce n’est malheureusement pas le cas. Déjà dans le numéro 471 / avril 2018, j’avais pointé beaucoup d’oublis et d’imprécisions, notamment à travers les deux articles concernant le démarrage des travaux de construction des 108 logements devant l’Hôtel de Ville (lire ICI) et la vente à un bailleur social de près de 600 logements au Bois des Roches (lire LA). Dans le numéro 472 daté du mois de mai 2018, deux articles méritent un décryptage.

 

 

 

Politique de la ville : décalage total !

Hé voilà : un énième rapport sur l’état de nos banlieues. Jean-Louis Borloo (ancien ministre, sous Jacques Chirac, puis Nicolas Sarkozy) a remis jeudi 26 avril un rapport au Premier ministre. Intitulé « Vivre ensemble, vivre en grand, pour une réconciliation nationale » ce document (162 pages, 19 programmes - lire ICI) dresse un constat sévère, mais réaliste de la situation. Si tout ceci rappelle bien l'idée de fracture sociale qui avait abouti à la loi de 2003 d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, dite loi Borloo, mais qui n’avait pas empêcher les émeutes dans nos banlieues en 2005, force est de constater que l’empilement des rapports, plans, projets et mesures qui se succèdent depuis plus de 30 ans laisse un goût amer. Le vécu sur le terrain est en décalage complet avec toutes les annonces faites. Ainsi, rappelons que le Conseil municipal de Saint-Michel sur Orge a approuvé le 21 mai 2015 le contrat de ville du Val d'Orge (2015/2020), qui avait précédemment fait l’objet de deux délibérations les 4 février et 6 mai 2015 au Conseil communautaire de l’agglomération à l’époque du Val d’Orge.


 

Rencontre avec Sophie Rigault le 16 avril 2018

Notre groupe « Saint-Michel en commun / Alternative citoyenne » avait transmis à Sophie Rigault par courriel le 22 novembre 2017 différentes remarques et propositions dans la continuité de l’entretien qu’elle m’avait accordé le 19 mai 2017 (quelques semaines après sa prise de fonction) en tant que Président de groupe (lire ICI). Notre groupe avait précisé être à sa disposition pour échanger « soit directement avec (elle) », « soit à l’occasion d’une conférence des présidents des groupes politiques siégeant au Conseil municipal », comme cela est prévu à l’article 44 du règlement intérieur. Sans réponse, notre groupe l’avait de nouveau sollicité par courriel le 8 mars 2018 pour un rendez-vous afin « de faire le point sur le fonctionnement du Conseil municipal et les conditions d’exercice de notre mandat d’élu-e-s ».

Cette rencontre a donc eu lieu le 16 avril 2018. Sophie Rigault nous a reçu en présence de son directeur de cabinet. Vous trouverez ci-dessous un compte-rendu de cette rencontre de 40 minutes, au cours de laquelle nous avons abordé sept points.

 

 

Construction de 108 logements face à l’Hôtel de Ville : l’addition va être salée pour les contribuables Saint-Michellois

Il y a deux ans maintenant, lors de la modification du Plan Local d'Urbanisme pour densifier les abords de l'Hôtel de Ville, la municipalité nous avait annoncé une opération financière très avantageuse pour la commune: La vente des terrains (rue des Processions) à un promoteur devait permettre de financer le transfert des serres au centre technique, rue de la Guette, l'extension des bureaux de l'Hôtel de ville pour remplacer le vieux préfabriqué, l'aménagement d'une petite place « de village », l'extension du parking du Gambrinus sur le parc Jean Vilar... et même (c’était aussi écrit dans le document) "soutenir le financement de la rénovation et de l'extension de l'école Jules Verne", faute d'équipement scolaire suffisant dans le quartier ! J’avoue n’avoir pas suffisamment à l’époque creuser cette entourloupe financière, même si lors du Conseil municipal du 27 juin 2016, j’avais demandé au maire quelques informations « sur les aspects financiers de l’ensemble de l’opération » (Lire ICI).


 

Logements au Bois des Roche : Ce que ne dit pas le maire de Saint-Michel !

J'avais brièvement évoqué dans une précédente note la vente de logements au Bois des Roches appartenant à la Société Foncière Paris Languedoc (SFPL Deromedi). Je l’avais fait sous un angle essentiellement financier à travers la garantie d’emprunt accordée par notre commune lors du Conseil municipal du 29 mars à la société d’HLM PLURIAL NOVILIA qui en devient propriétaire au 1er mai 2018. J’avais certes commencé à pointer quelques interrogations sur les aspects sociaux, urbanistiques et environnementaux. Mais la lecture du dernier numéro du journal Saint-Michel-ma-Ville (n°471 – Avril 2018) m’oblige à y revenir dès à présent. En effet que ce soit dans l’éditorial de Sophie Rigault (page 3) ou dans l’article de présentation enthousiaste (pages 10 et 11), une nouvelle fois la municipalité donne des informations à la fois très partielles et approximatives. Sur ce genre de dossier très important pour l’avenir du quartier, qui constitue aussi l’un des cœurs principaux de la ville, il ne faut rien cacher aux habitants et être précis sur les chiffres, le contenu et les défis à relever. Si le maire s’attache surtout à vouloir essayer de démontrer qu’elle est l’actrice clé du dossier que, ses lointains et plus proches prédécesseurs n’ont pas pu ou su conduire, elle devrait d’abord à mon humble avis ne pas réécrire l’histoire et mettre clairement tous les éléments dont elle dispose sur la table. C’est ce que, pour ma part, je me propose de faire dans cette note, afin que chacun puisse disposer d’éléments objectifs, permettant de se forger sa propre opinion et en particulier aux actuels locataires d’être vigilants.

 

 

Conseil municipal du 29 mars 2018 (2e partie) : Une absence manifeste de rigueur

Après vous avoir présenté dans ma précédente note les principaux éléments comptables et financiers examinés lors du Conseil municipal du 29 mars, je reprends le fil des autres délibérations qui étaient inscrites à l'ordre du jour. Mais avant d'entrer dans le détail, plusieurs choses sont apparu dans le déroulement de la séance. Sophie Rigault ne laisse guère de place pour ses adjoints, puisque c’est elle-même qui rapporte l’essentiel des dossiers. Et quand c’est un adjoint qui doit présenter un dossier ou faire une communication, elle intervient en premier pour préciser l’essentiel, ce qui laisse peu d’espace d’expression pour la suite. Ce fut flagrant sur la présentation du compte administratif et du projet de budget où Georges Gourgues, chargé des finances, a dû se contenter d’extraire quelques éléments du power-point concocté par l’administration, et ce fut pathétique lorsqu’elle donna la parole à Bernard Zunino pour évoquer le futur contrat de territoire de l’Agglomération, après avoir détaillé tout le processus… Décidement, par moment, celui-ci est autant méprisé que l'opposition !


 

Conseil municipal du 29 mars 2018 (1er partie) : Refus de baisser les taux d’impôts locaux

La séance avait pourtant débuté. De manière solennelle avec émotion et respect, nous avons effectué une minute de silence en mémoire des personnes assassinées lors de la lâche prise d’otage le 23 mars, à Trèbes près de Carcassonne. Hommage au Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame, tout d’abord, puis à Christian Medves, 50 ans, chef du rayon boucherie au super U de Trèbes, Jean Mazieres, 61 ans, viticulteur retraité et Hervé Sosna, 65 ans ouvrier du bâtiment. Hommage aussi en mémoire de Mireille Knoll, 85 ans, rescapée du Vél' d'Hiv en juillet 42, handicapée, veuve d'un ancien déporté du camp d’Auschwitz, sauvagement poignardée, parce que juive, dans son appartement incendié le 23 mars. Puis de nouveau Sophie Rigault nous a imposé une séance désordonnée, avec autoritarisme et mépris, et toujours beaucoup d’approximations et de confusions. L’ancien maire, Bernard Zunino a même reconnu, en aparté, à la fin de la séance que beaucoup de choses étaient devenues très opaques…

Sophie Rigault a d’abord refusé de faire adopter le procès-verbal de la séance du 14 décembre 2017, au motif que notre groupe ne lui avait pas transmis préalablement par écrit les remarques que nous comptions évoquer en séance. Au-delà d’un procédé contraire aux dispositions du règlement intérieur du Conseil municipal (article 34 : « chaque procès-verbal de séance peut faire l’objet d’une demande de rectification en vue de ou lors de la séance qui suit son établissement »), le maire veut une nouvelle fois limiter notre expression. Il faudra donc attendre la séance du 24 mai prochain pour adopter le PV de la séance de décembre 2017, celui de la séance du 15 février dernier ne nous ayant pas encore été transmis. Vous avez dit laxisme ? !

 

 

Conseil communautaire du 27 mars 2018 : Une avalanche d’euros et de sigles !

76 délibérations étaient inscrites à l’ordre du jour de ce Conseil communautaire qui se tenait au Plessis-Pâté. Une fois de plus le contenu des débats n’a pas été proportionnel à l’importance des questions traitées. Ainsi il est toujours assez déconcertant de constater un large consensus et pratiquement aucune question sur le budget 2018 de l’agglomération (180 M€ !) adopté en quelques minutes et voir des crispations et des oppositions apparaître au cours d’un long débat feutré pour désigner les représentants de l’Agglomération qui doivent siéger au syndicat mixte ouvert d’étude sur la RN 20 ! Pour l’information du plus grand nombre, je vous propose donc de vous présenter les principales délibérations, en m’excusant par avance de l’avalanche des chiffres et des sigles !

Budget Primitif 2018 – Budget Principal

Equilibré en dépenses et en recettes, le budget primitif 2018 de Cœur d’Essonne Agglomération a été arrêté à 55 485 755,91 euros en investissement et 123 528 496,86 euros en fonctionnement. Avant le vote du compte administratif, le résultat de l’exercice 2017 (excédent de 8 769 598,01 € en fonctionnement et déficit de 2 438 360,15 € en investissement) est affecté au budget 2018.

 

 

Dignité pour les personnes âgées dépendantes

Lors de la séance du 15 février dernier, à l’initiative de notre groupe Saint-Michel en commun – Alternative citoyenne, le Conseil municipal a voté à l’unanimité une motion dénonçant une réelle dégradation à la fois des conditions de travail des agents des EHPAD (Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) et des conditions de prise en charge et d’accompagnement des résidents et de nos aînés à domicile. J’y reviens aujourd’hui à l’occasion de la deuxième journée d’action organisée par l’ensemble des organisations syndicales et l’association des directeurs de ces établissements. La première journée de mobilisation le 30 janvier dernier a été réel succès. Mais la réponse du gouvernement n’a pas été à la hauteur des besoins. Elle dénote même un mépris total sur la gravité de la situation. La situation n’est plus acceptable, ni pour les personnes âgées, ni pour les personnels. Au regard du manque de personnel, il est impossible de travailler sur la relation à l’autre, sur l’écoute, sur la prise en compte des besoins et des souhaits de chacune des personnes âgées. Les personnels sont soumis à la réalisation de soins en série, de façon impersonnelle et inadaptée. Le manque de temps conduit à écourter l’échange avec la personne soignée, ce qui génère frustration et culpabilité avec la crainte de devenir « maltraitant-e ». La part relationnelle est sacrifiée devant l’obligation des soins d’hygiène ou d’aide à l’alimentation.

 

 

 

Réseau de bus sur Saint-Michel : du bricolage !

Depuis le 5 mars, l’offre de transport vient d’évoluer à Saint-Michel sur Orge avec la modification du tracé des lignes DM16 et DM2B (et non 2A, comme annoncé par erreur dans le journal municipal de février), du transporteur Daniel Mayer. La municipalité présente cette évolution comme une avancée, alors qu’une nouvelle fois tout a été décidé sans la moindre concertation avec les usagers et les habitants. Si certaines adaptations du tracé de ces lignes vont dans le bon sens (à travers en particulier la création d’une liaison avec la gare RER de Brétigny) et si les fréquences sont plus importantes (en souhaitant qu’elles soient bien respectées à l’avenir) force est de constater que la municipalité n’a pas su ou pas voulu se projeter sur une réflexion d’ensemble pour améliorer véritablement l’existant. Que ce soit sur le stationnement, la circulation ou l’organisation des déplacements, la municipalité depuis maintenant 10 ans fait du sur place et traite les problèmes séparément, par le petit bout de la lorgnette, sans aucune vision cohérente. Rappelons qu’il y a un an, la municipalité organisait trois réunions de quartier pour rendre compte de l’étude de 39 170 € commandée sur le stationnement et la circulation. Depuis cette date, aucune décision, aucune évolution !