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Conseil municipal du 4 octobre 2018 : le fourre-tout des tarifs !

Le Conseil municipal s’est tenu le 4 octobre. Une séance assez longue (jusqu’à près d’une heure du matin) qui comportait 18 délibérations, 3 vœux et 2 motions. Je ne reviendrai pas sur l’ambiance de ce qui devrait être un débat démocratique et sain, au cours duquel TOUS les élus devraient avoir le même niveau d’information sur le contenu des dossiers et des réponses aux questions qui se posent légitimement. De ce côté-là, aucun changement !

Après vous avoir présenté dans ma précédente note les éléments du dossier concernant le projet de schéma départemental d’accueil des gens du voyage (sur lequel notre groupe « Saint-Michel en commun / Alternative citoyenne » s’est abstenu), je commence aujourd’hui une série d’articles sur les différents points abordés. Je m’attache en effet, avec mes collègues Françoise Poli, Corinne Bediou et Clément Jehanno à être à la hauteur des responsabilités qui nous incombe en tant que principal groupe d’opposition. Une opposition que nous voulons constructive, avec un travail assidu sur les tous les dossiers municipaux, même si bien souvent ceux-ci sont incomplets. Refusant tout positionnement politicien, nous votons donc en fonction de la prise en compte de l'intérêt général pour la ville et les habitants et ce blog vous en rend compte le plus précisément possible.

 

 

Gens du voyage : Un nouveau schéma départemental d’accueil en discussion

Les Saint-Michellois ont encore en mémoire l’intrusion de 170 caravanes dans la vallée de l’Orge en juillet 2017. L’occupation des lieux a duré une quinzaine de jours, puis il fallut ensuite que les services de la ville et de l’agglomération procèdent à une longue remise en état. Le maire de Saint-Michel s’était alors retourné vers ses collègues de l’agglomération pour demander la tenue d’une table ronde. Celle-ci ne s’est jamais tenue. Mais le sujet revient dans l’actualité à travers un nouveau projet de schéma départemental d’accueil des gens du voyage pour la période 2018-2024 que le préfet vient de soumettre en juillet dernier à l’avis des communes et des intercommunalités (EPCI). Celles-ci doivent se prononcer avant le 15 octobre 2018, cette question est donc inscrite à l’ordre du jour du Conseil municipal de Saint Michel sur Orge qui se réunira ce jeudi 4 octobre et du Conseil communautaire qui doit se réunir le 9 octobre. En toute transparence, vous trouverez ci-dessous les principaux éléments sur ce dossier.

 

 

Quelques éléments sur le compte administratif 2017 de St Michel sur Orge

Le nouveau directeur de cabinet du maire vient enfin de me communiquer par un courriel daté du 12 septembre, les réponses aux questions que j’avais posées le 21 mars dernier lors de la commission municipale des finances qui examinait le compte administratif de la ville de St Michel sur Orge pour 2017. Nous disposons donc désormais, près de six mois après le vote du Conseil municipal du 29 mars (lire ICI) des éléments financiers qui permettent de mieux cerner le contenu réel des dépenses et recettes dans le budget de la ville. Tout d’abord, à travers les explications fournies, je découvre que d’une année sur l’autre, les dépenses et les recettes ne sont pas affectées dans les mêmes chapitres, ce qui rend bien plus compliqué l’analyse pour comparer les évolutions… Soucieux d’informer les citoyens-usagers-contribuables de l’utilisation de l’argent public, voici donc les chiffres les plus significatifs.


 

Les incivilités ne sont pas une fatalité !

« La ville de Saint-Michel se dégrade, c’est de plus en plus sale ! » J’entends de plus en plus régulièrement cette réflexion lors de mes discussions et mes rencontres avec les Saint-Michellois. Laisser traîner négligemment des papiers dans la rue, jeter sauvagement des déchets à côté des conteneurs, ne pas ramasser les déjections de son chien, garer son véhicule sur une place réservée aux personnes handicapées ou sur un trottoir, tordre un grillage, taguer un mur, trafiquer son pot d’échappement, squatter un banc ou une cage d’escalier, frauder dans les transports en commun… Les exemples sont nombreux au quotidien de ces petites choses qui créent des tensions et détériore notre vie en commun dans les espaces publics. Derrière toutes ces incivilités se cache un profond mépris pour autrui et le refus de prendre en compte les règles les plus simples de la vie en société. Les incivilités détruisent notre cadre de vie, coûtent cher aux contribuables, dégradent les finances publiques, révèlent une société malade.


 

L’urgence écologique

La canicule de cet été n’est qu’un avant-goût de ce que le dérèglement climatique provoque : récoltes agricoles fragilisées, pollutions à l’ozone, orages violents, incendies, services d’urgence surchargés… Les décisions prises (limitation de circulation automobile, restriction d’eau, arrêt momentané des centrales nucléaires…) ne sont que de petits pansements qui n’inverseront pas la tendance dramatique dans laquelle notre planète est engagée. Au 1er août 2018, le monde a consommé en 212 jours autant de ressources naturelles que ce que la Terre peut produire durant l'année. Plus grave, si le monde entier émettait autant de carbone par ses activités, consommait autant de terres, utilisait autant de terrains bâtis que les Français, ce Jour du dépassement serait tombé au 5 mai. Il est donc plus qu’urgent qu’à tous les niveaux, la préoccupation écologique passe des discours aux actes concrets !

 

 

Le « moment Benalla » : affaire d’État, affaire d’État de droit

Je n’étais pas en France cet été tout au long de l’affaire Benalla, feuilleton politique bien difficile à suivre sereinement tant les révélations, les rumeurs, les fantasmes, les mensonges et les contradictions se sont accumulées tout au long du mois de juillet. Cette affaire est grave, bien au-delà des polémiques politiciennes auxquelles elle a pu donner lieu, dans le sens où ce comportement inacceptable d’un individu (et tout ce qui en a suivi) révèle tout un système de fonctionnement du pouvoir qui nourrit incontestablement la défiance des citoyens vis-à-vis des élu-e-s et des institutions. Pour ceux qui auraient raté la succession des faits ou qui s’y perdent, je vous propose la lecture d’un article du juriste Paul Cassia, professeur de droit public à l'Université Panthéon-Sorbonne (Paris I) qui me semble résumer au mieux les éléments de ce dossier et poser toute une série de questions auxquelles il conviendra notamment que la justice apporte des réponses…


 

 

Conseil municipal du 28 juin 2018 (2e partie) : Des choix discutables

J’aborde aujourd’hui pour cette deuxième partie toutes les autres délibérations qui étaient à l’ordre du jour de cette séance du Conseil municipal du 28 juin.

Bail dérogatoire avec la Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) « la fabrique à neuf » pour le local commercial du 1 place Marcel Carné

Après de multiples "ardoises" laissées aux contribuables Saint-Michellois (83 423,59 € pour le "Pub Macadam", 52 935 € pour le "Karma", transformé en un éphémère "Le Cosy"), le local commercial de 184 m² appartenant à la ville et situé à côté de l'Espace Marcel Carné devrait avoir enfin une nouvelle destination... Mais hélas, celle-ci soulève beaucoup d’interrogations. Corinne Bediou, au nom de notre groupe, a d’abord rappelé qu’après « avoir étudié le bilan de la ressourcerie éphémère initiée par le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) et installée, d'avril à juin 2017, au 28 rue Berlioz, nous sommes convaincus du bien-fondé d’une activité de réemploi sur la ville et de son impact à la fois social, écologique et économique. Ce projet s’inscrit non seulement dans un objectif de réduction des déchets, mais il favorise également l’intégration et le lien social entre les habitants tout en redynamisant le quartier ».

 

 

Conseil municipal du 28 juin 2018 (1ere partie) : Le maire veut décider de tout, sans les habitants !

Encore une fois nous avons vécu une séance de Conseil municipal très particulière. Le débat est impossible. Certes, le maire nous a laissé développer quelques arguments, mais ceux-ci sont systématiquement caricaturés et les questions embarrassantes ne reçoivent aucune réponse. Loin de nous cantonner dans une opposition systématique, nous avons déposé des amendements et fait des propositions. Tout ceci a été balayé d'un revers de main sans la moindre argumentation.

Pour commencer, nous avions pris la peine de lire les procès-verbaux des séances du 15 février et du 29 mars et de transmettre en amont quelques demandes de modifications. Sophie Rigault s'est contentée de nous dire brièvement celles qu'elle prenait en compte, sans aucune autre explication pour le reste. Puis le maire a mis en garde notre groupe sur la diffusion d'informations aux habitants. Elle nous reproche tout simplement de porter à la connaissance des habitants le contenu des notes de synthèse qui présentent les délibérations, avant le vote de celles-ci au Conseil municipal. Cette menace ne nous impressionne pas du tout. Nous continuerons à présenter les dossiers qui nous paraissent importants lors de nos rendez-vous citoyens mensuels et nous continuerons à transmettre à tous ceux qui le souhaitent les documents nécessaires pour qu'ils se forgent par eux même une opinion. A notre connaissance, l'information due aux habitants n'est pas (encore ?) un délit !

 

 

Ainsi va la ville de Saint-Michel-sur-Orge !

Pas de répit pour l’actualité municipale à l’approche de l’été. Il y a même une accélération d’informations et de révélations, comme si à un moment donné le couvercle ne peut plus retenir toutes les décisions prises en catimini par le petit noyau qui dirige la ville autour du maire. Je me laisse moi-même un peu débordé sur ce point et certains m’ont fait remarquer, à juste titre, que mes notes sur le blog étaient moins régulières. C’est effectivement exact, dans la mesure ou cette accélération nous conduit à devoir réagir de manière plus instantanée et plus concise au rythme des réseaux sociaux (voir ICI notre page facebook). Cette évolution va de paire avec le travail collégial important que fournissent à mes côtés au Conseil municipal, Françoise Poli, Corinne Bediou et Clément Jehanno, mais également avec la structuration et de développement de notre association Saint-Michel en commun / Alternative citoyenne. Vous pouvez d’ailleurs nous rejoindre directement en ligne. C’est LA ! Mais rassurez-vous, ce blog garde toute sa place et je vais continuer à l’alimenter en prenant un peu de recul sur l’immédiateté pour mieux vous décrypter la vie locale.

 

 

Prévention – Sécurité : L’urgence d’un travail en commun !

Enfermée dans ses certitudes et toujours aussi méprisante vis à vis de l'opposition, Sophie Rigault connait bien mal les dossiers. Un nouvel exemple à travers cet échange de courriel sur la sécurité et la prévention de la délinquance.

Par courriel en date du 1er juin 2018 (08h42) notre groupe Saint-Michel en commun / Alternative citoyenne interpellait le maire suite à une information publiée dans le journal Le Parisien évoquant "un nouvel épisode de violence qui a laissé une victime de Saint Michel sur Orge, touchée à la tête par un coup de marteau" le lundi 28 mai. Nous lui demandions si elle avait « des informations à nous communiquer concernant ce nouvel affrontement sur notre territoire, et notamment sur l'état de santé de cette nouvelle victime » et nous lui rappelions « notre disponibilité pour participer à une réunion de la cellule communale de veille pour la sécurité et la prévention de la délinquance ».

 

 

Conseil municipal du 24 mai 2018 (2e partie) : Beaucoup de choses superficielles

J’aborde dans cette deuxième partie de mon compte-rendu du Conseil municipal du 24 mai 2018, les six autres délibérations qui étaient à l’ordre du jour de cette séance, ainsi que les différents points d’informations, assez importants, qui ont pu être abordés, même si encore une fois Sophie Rigault n’a pas donné beaucoup de détails, a limité la durée des échanges et n’a pas répondu à plusieurs questions.

Les délibérations

- Renouvellement de la convention entre la ville et le centre interdépartemental de gestion de la grande couronne pour la mise à disposition d’une archiviste. Celle-ci intervient une journée par semaine, la prestation étant facturée 47€ de l’heure.