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Dernières infos

Conseil municipal du 29 mars 2018 (2e partie) : Une absence manifeste de rigueur

Après vous avoir présenté dans ma précédente note les principaux éléments comptables et financiers examinés lors du Conseil municipal du 29 mars, je reprends le fil des autres délibérations qui étaient inscrites à l'ordre du jour. Mais avant d'entrer dans le détail, plusieurs choses sont apparu dans le déroulement de la séance. Sophie Rigault ne laisse guère de place pour ses adjoints, puisque c’est elle-même qui rapporte l’essentiel des dossiers. Et quand c’est un adjoint qui doit présenter un dossier ou faire une communication, elle intervient en premier pour préciser l’essentiel, ce qui laisse peu d’espace d’expression pour la suite. Ce fut flagrant sur la présentation du compte administratif et du projet de budget où Georges Gourgues, chargé des finances, a dû se contenter d’extraire quelques éléments du power-point concocté par l’administration, et ce fut pathétique lorsqu’elle donna la parole à Bernard Zunino pour évoquer le futur contrat de territoire de l’Agglomération, après avoir détaillé tout le processus… Décidement, par moment, celui-ci est autant méprisé que l'opposition !


 

Conseil municipal du 29 mars 2018 (1er partie) : Refus de baisser les taux d’impôts locaux

La séance avait pourtant débuté. De manière solennelle avec émotion et respect, nous avons effectué une minute de silence en mémoire des personnes assassinées lors de la lâche prise d’otage le 23 mars, à Trèbes près de Carcassonne. Hommage au Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame, tout d’abord, puis à Christian Medves, 50 ans, chef du rayon boucherie au super U de Trèbes, Jean Mazieres, 61 ans, viticulteur retraité et Hervé Sosna, 65 ans ouvrier du bâtiment. Hommage aussi en mémoire de Mireille Knoll, 85 ans, rescapée du Vél' d'Hiv en juillet 42, handicapée, veuve d'un ancien déporté du camp d’Auschwitz, sauvagement poignardée, parce que juive, dans son appartement incendié le 23 mars. Puis de nouveau Sophie Rigault nous a imposé une séance désordonnée, avec autoritarisme et mépris, et toujours beaucoup d’approximations et de confusions. L’ancien maire, Bernard Zunino a même reconnu, en aparté, à la fin de la séance que beaucoup de choses étaient devenues très opaques…

Sophie Rigault a d’abord refusé de faire adopter le procès-verbal de la séance du 14 décembre 2017, au motif que notre groupe ne lui avait pas transmis préalablement par écrit les remarques que nous comptions évoquer en séance. Au-delà d’un procédé contraire aux dispositions du règlement intérieur du Conseil municipal (article 34 : « chaque procès-verbal de séance peut faire l’objet d’une demande de rectification en vue de ou lors de la séance qui suit son établissement »), le maire veut une nouvelle fois limiter notre expression. Il faudra donc attendre la séance du 24 mai prochain pour adopter le PV de la séance de décembre 2017, celui de la séance du 15 février dernier ne nous ayant pas encore été transmis. Vous avez dit laxisme ? !

 

 

Conseil communautaire du 27 mars 2018 : Une avalanche d’euros et de sigles !

76 délibérations étaient inscrites à l’ordre du jour de ce Conseil communautaire qui se tenait au Plessis-Pâté. Une fois de plus le contenu des débats n’a pas été proportionnel à l’importance des questions traitées. Ainsi il est toujours assez déconcertant de constater un large consensus et pratiquement aucune question sur le budget 2018 de l’agglomération (180 M€ !) adopté en quelques minutes et voir des crispations et des oppositions apparaître au cours d’un long débat feutré pour désigner les représentants de l’Agglomération qui doivent siéger au syndicat mixte ouvert d’étude sur la RN 20 ! Pour l’information du plus grand nombre, je vous propose donc de vous présenter les principales délibérations, en m’excusant par avance de l’avalanche des chiffres et des sigles !

Budget Primitif 2018 – Budget Principal

Equilibré en dépenses et en recettes, le budget primitif 2018 de Cœur d’Essonne Agglomération a été arrêté à 55 485 755,91 euros en investissement et 123 528 496,86 euros en fonctionnement. Avant le vote du compte administratif, le résultat de l’exercice 2017 (excédent de 8 769 598,01 € en fonctionnement et déficit de 2 438 360,15 € en investissement) est affecté au budget 2018.

 

 

Dignité pour les personnes âgées dépendantes

Lors de la séance du 15 février dernier, à l’initiative de notre groupe Saint-Michel en commun – Alternative citoyenne, le Conseil municipal a voté à l’unanimité une motion dénonçant une réelle dégradation à la fois des conditions de travail des agents des EHPAD (Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) et des conditions de prise en charge et d’accompagnement des résidents et de nos aînés à domicile. J’y reviens aujourd’hui à l’occasion de la deuxième journée d’action organisée par l’ensemble des organisations syndicales et l’association des directeurs de ces établissements. La première journée de mobilisation le 30 janvier dernier a été réel succès. Mais la réponse du gouvernement n’a pas été à la hauteur des besoins. Elle dénote même un mépris total sur la gravité de la situation. La situation n’est plus acceptable, ni pour les personnes âgées, ni pour les personnels. Au regard du manque de personnel, il est impossible de travailler sur la relation à l’autre, sur l’écoute, sur la prise en compte des besoins et des souhaits de chacune des personnes âgées. Les personnels sont soumis à la réalisation de soins en série, de façon impersonnelle et inadaptée. Le manque de temps conduit à écourter l’échange avec la personne soignée, ce qui génère frustration et culpabilité avec la crainte de devenir « maltraitant-e ». La part relationnelle est sacrifiée devant l’obligation des soins d’hygiène ou d’aide à l’alimentation.

 

 

 

Réseau de bus sur Saint-Michel : du bricolage !

Depuis le 5 mars, l’offre de transport vient d’évoluer à Saint-Michel sur Orge avec la modification du tracé des lignes DM16 et DM2B (et non 2A, comme annoncé par erreur dans le journal municipal de février), du transporteur Daniel Mayer. La municipalité présente cette évolution comme une avancée, alors qu’une nouvelle fois tout a été décidé sans la moindre concertation avec les usagers et les habitants. Si certaines adaptations du tracé de ces lignes vont dans le bon sens (à travers en particulier la création d’une liaison avec la gare RER de Brétigny) et si les fréquences sont plus importantes (en souhaitant qu’elles soient bien respectées à l’avenir) force est de constater que la municipalité n’a pas su ou pas voulu se projeter sur une réflexion d’ensemble pour améliorer véritablement l’existant. Que ce soit sur le stationnement, la circulation ou l’organisation des déplacements, la municipalité depuis maintenant 10 ans fait du sur place et traite les problèmes séparément, par le petit bout de la lorgnette, sans aucune vision cohérente. Rappelons qu’il y a un an, la municipalité organisait trois réunions de quartier pour rendre compte de l’étude de 39 170 € commandée sur le stationnement et la circulation. Depuis cette date, aucune décision, aucune évolution !

 

 

Sécurité, prévention, tranquillité publique : la municipalité reste bien silencieuse !

Garantir la sécurité des personnes et des biens, lutter contre la délinquance et les incivilités et assurer la tranquillité publique sont des questions importantes qui méritent d’être traitées sérieusement au-delà des postures politiciennes et des silences gênés. Évitons tout d’abord les faux clichés : Saint-Michel sur Orge demeure une ville relativement calme de la banlieue parisienne où il fait encore bon vivre. Mais affirmer ceci, c’est aussi constater que la situation reste souvent tendue, que certains trafics délictueux existent et que les dégradations de biens de toute sorte et le mauvais entretien de certains lieux publics ont plutôt tendance à s’accentuer, sans oublier les commerces fermés, le manque de stationnement, les dépôts sauvages, la réduction du service public ou les nombreux logements vacants qui ne contribuent pas à installer un climat serein et apaisé dans la ville.

Et puis, de manière régulière hélas, la « cocotte-minute » explose, comme ce jeudi 22 févier 2018 en fin de journée lorsqu’un affrontement entre des « jeunes » brétignolais et saint-michellois à dégénérer en caillassage de voitures et sur la vitrine du bar Le Berlioz, à l’entrée du Centre commercial du Bois des Roches. Cette rixe n’est malheureusement pas exceptionnelle. Ce type d’incident grave ne doit pas être minimisé, dans la mesure où il se reproduit de manière récurrente, même si les causes, les actes et les protagonistes sont parfois différents. Sans prétendre établir une liste exhaustive, je rappelle quand même ces derniers mois les violences et dégradations commises dans la nuit du 13 au 14 juillet à l’arrêt de bus de l’avenue Saint-Saens, avec le saccage du salon de coiffure, désormais fermé, tout comme les exactions lors des fêtes de fin d’année rue du Général de Gaulle, dans un quartier résidentiel jugé plutôt tranquille. Et sans qu’il soit besoin de les citer ici, tout le monde connaît quelques secteurs dans la ville où les tensions et les interventions de la police nationale sont régulières…


 

Conseil municipal du 15 février 2018 (2e partie) : Prendre en compte l’intérêt général !

Dans cette deuxième partie, je vous présente les cinq délibérations qui étaient à l’ordre du jour, ainsi que les deux motions qui ont été votées en fin de séance. Notre groupe, une nouvelle fois, a privilégié l’intérêt général, passant outre les postures politiciennes dans lesquelles on voulait nous enfermer. Comme à chaque fois, nous sommes d’abord force de propositions pour faire avancer les dossiers. Même si parfois cela nécessite au point de départ des compromis, nous prenons date et exerçons une totale vigilance sur la mise en œuvre des délibérations ou le suivi des motions votées.

Convention de participation au service commun instructeur intercommunal

La commune avait choisi de conclure le 5 janvier 2009 avec la Communauté d’agglomération du Val d’Orge une convention définissant les modalités d’organisation de l’instruction des autorisations du droit des sols. Seule l’instruction technique a été déléguée à l’Agglo, le maire continuant à délivrer les autorisations (Permis de construire, déclaration de travaux en particulier…) dans le cadre du Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui reste communal.

 

Conseil municipal du 15 février 2018 (1ere partie): Une (nouvelle) séance approximative !

Décidément l’organisation des Conseils municipaux ne figure pas dans les préoccupations principales de Sophie Rigault. Deux mois après le précédent (le 14 décembre 2017) nous avons été convié ce 15 février 2018 à une mini séance avec au final six délibérations à l’ordre du jour. Pour la préparer la commission aménagement s’est réunie le 5 février avec un point à l’ordre du jour, puis la commission services à la population le 7 février avec deux puis une délibération supplémentaire « oubliée ». Par contre le point le plus important, le Rapport d’Orientation Budgétaire, n’a fait l’objet d’aucune présentation préalable en commission des finances, qui n’a donc même pas été convoquée pour la préparation de ce Conseil municipal, alors qu’un autre point rajouté au dernier moment (la modification des statuts de Cœur d’Essonne Agglomération) aurait lui aussi mérité un examen en commission ! A ce désordre s’ajoute le fait que, grâce à la large délégation accordée au maire, des décisions importantes sont prises sans le Conseil municipal en débatte. Nous en sommes juste informés en fin de séance. Certes beaucoup sont de simples décisions qui légitimement ne doivent pas encombrer l’ordre du jour et ne donnent pas lieu à discussion. Par contre deux d’entre elles auraient mérité quelques échanges d’information : l’une concernait le projet d’action du Centre social Nelson Mandela, l’autre portait sur le contenu du contrat culturel de territoire. Comme ces deux dossiers reposent sur l’attribution d’une subvention du Conseil départemental, nous supposons que le maire, également vice présidente du Conseil départemental, gère au mieux ceci financièrement avec sa double casquette. Sur le fond (l’évaluation des actions conduites et des moyens dégagés), l’absence d’information auprès du Conseil municipal pose quand même un petit problème…

 

Saint-Michel en commun : le cadre cohérent pour une alternative citoyenne

A la lecture des dernières tribunes publiées dans le journal « Saint-Michel-ma-Ville » du mois de février, vous avez du constater la séparation en deux groupes distincts des 5 élu-e-s de la liste « Agir », conduite lors des dernières élections municipales de 2014 par Christian Soubra. Ne possédant pas tous éléments concernant les désaccords qui les opposent et me situant résolument sur des perspectives constructives, je m’abstiendrai donc d'arbitrer ici entre les différents protagonistes de cette scission. Par contre je ne suis pas surpris par cette issue.

- Tout d'abord, sans vouloir refaire toute l'histoire, rappelons que la construction de cette liste s'est faite essentiellement à partir d'un arrangement entre les différents groupes politiques locaux EELV-PS-CSM-CGUS (sous la double tutelle d'Olivier Léonhardt, alors maire PS de Sainte-Geneviève-des-Bois et président de l'agglo et de Georges Fournier, ancien maire de Saint-Michel). Comme d’autres, j’avais considéré à l’époque que l’addition de logos ne dispensait pas d'une analyse approfondie du bilan de la droite entre 2008 et 2014, d’un regard lucide sur le fonctionnement et la politique menée par l’agglomération depuis 2001, d'un travail de fond sur un programme global pour la ville au sein de l’intercommunalité et d'une homogénéisation de nouvelles pratiques politiques plus collégiales et plus démocratiques, davantage à l’écoute des habitants. Hélas, cette « union » était essentiellement dictée par un partage des postes (tant la victoire leur apparaissait promise...) et l’exclusion des militants rassemblés à l’époque au sein du Front de Gauche, sans doute trop exigeants sur le contenu, l'éthique et la place des citoyens non encartés.

 

Pour une métropole Paris-Ile de France au service des citoyens

Pas une semaine ne se passe sans qu’une nouvelle rumeur ou indiscrétion ne vienne grossir la liste des différents projets de réforme territoriale du Grand Paris. Cette question nous interpelle aussi à Saint-Michel-sur-Orge dans la mesure où différents aspects de notre vie quotidienne (transport, logement et emploi notamment) sont directement impactés par cette organisation du territoire qu’il faudra bien une fois pour toute stabilisée pour davantage d’efficacité et de compréhension pour les citoyens. Le gouvernement repousse sans cesse la date des premières annonces officielles, laissant institutions et agents dans l’incertitude quant à leur futur et réduisant leur capacité à projeter le service public vers l’avenir. Cette méthode crée l’illusion d’une concertation avec les principaux concernés, les citoyens et leurs représentants, mais masque mal la construction d’une métropole décidée dans un petit cercle restreint coupé des réalités.

 

 

2018 : Nouveau changement pour les rythmes scolaires ?

Décidément la réforme des rythmes scolaires mise en place laborieusement en 2013 a bien du mal à trouver une traduction pérenne et efficace dans toutes nos écoles. J’avais exprimé mes doutes lors de la publication du décret qui organisait l’école maternelle et élémentaire sur 9 demi-journées. Lors des élections municipales de 2014, notre liste s’était positionnée très clairement pour surseoir à l’application de cette réforme bâclée. Les soubresauts ces dernières années sur la multiplication des « adaptations » à cette réforme atteste que nous avions en grande partie raison. Et tout dernièrement, le décret du 27 juin 2017 ouvrant aux communes la possibilité de déroger à l’organisation de la semaine scolaire sur 9 demi-journées, va sans doute porter un coup fatal à cette réforme. Mais le problème persiste et l’intérêt des enfants va être encore ballotté au gré des différentes décisions qui vont être prise par les communes au cas par cas. A Saint-Michel, la municipalité a une grande part de responsabilité avec des cafouillages et des zigzags à répétition. Sophie Rigault ne pourra pas s’en décharger sur son prédécesseur dans la mesure où elle a directement piloté ce dossier dans ses fonctions de première adjointe. Rappelons quelques aspects chronologiques et examinons ce qui se dessine pour la rentrée de septembre 2018.