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A propos de l’opération « gilet jaune » du 17 novembre

Depuis quelques semaines, circulent largement sur les réseaux sociaux des appels à « manifester » le samedi 17 novembre, à « bloquer des routes ou des ronds-points », ou à « mettre un gilet jaune sur son tableau de bord ». Le ras-le-bol que ces appels expriment est compréhensible. La hausse des prix des carburants, notamment celui du diesel, fait effectivement beaucoup râler un peu partout, car elle est perçue comme une mesure de racket à l'égard de toutes celles et ceux qui n'ont souvent pas d'autre choix que d'utiliser leur voiture pour aller travailler ou circuler pour les besoins de la vie quotidienne. Tout cela traduit pour partie un mécontentement social contre Emmanuel Macron perçu comme le « président des riches ». S’il y a indignation c’est parce que cette hausse intervient parmi tant d’autres sur les produits de première nécessité de la vie courante. Elle appauvrit sévèrement les personnes mises à contribution. Elles n’ont pas le choix entre des modes de transport aussi longtemps que des alternatives à la voiture et à ses carburants n’existent pas. Ni pour les déplacements de la vie quotidienne de leur famille ni pour aller travailler ou accéder aux services dont dépend leur existence.

 

 

Climat : l’illusion démobilisatrice du scénario à 1,5°C

Les prévisions du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat Giec, SR 15) avec un réchauffement de +1,5°C et +2°ne sont pas réalistes en regard du peu qui a été fait par les Etats jusqu'à maintenant. Cette hausse est déjà pour demain (2030). Je publie ci-dessous une tribune co-écrite par mon ami Franck Pupunat du mouvement Utopia.

« Le récent rapport du (Giec, SR 15), en se centrant sur les deux scénarii de réchauffement où la température moyenne globale ne s’élèvera que de +1,5°C et +2° par rapport aux niveaux préindustriels, et en présentant les conditions auxquelles ils sont réalisables, contourne le problème et en amoindrit paradoxalement l’urgence. Ce qui est en effet en jeu, c’est que notre trajectoire actuelle basée sur les dernières décennies d’augmentation de CO2 laisse résolument derrière elle ces cibles.

 

NOUS VOULONS DES COQUELICOTS !

Lors du Conseil municipal du 4 octobre nous avions soutenu la demande du groupe EELV d’une motion de soutien à l’appel citoyen pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse lancé par le mouvement citoyen « nous voulons des coquelicots » (plus de 250 000 signatures à ce jour). Le maire a refusé de soumettre cette motion au vote en prétextant la nécessité d’obtenir des éléments complémentaires… Pourtant le texte de l’appel est très clair :

« Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises.


 

 

Conseil municipal du 4 octobre 2018 (4e partie) : Informations diverses, chiffres et motions

Dans cette dernière partie de compte-rendu du Conseil municipal, je vous présente diverses informations glanées au cours de cette séance et l’intégralité des deux motions présentées par notre groupe Saint-Michel en commun / Alternative citoyenne, mais qui n’ont pas été adoptées…

Ramassage des encombrants

Suite à nos diverses interpellations tout au long du mois de septembre, les élu-e-s représentant de la ville au sein de l'Agglomération nous ont expliqué lors du Conseil municipal du 4 octobre que les difficultés rencontrées pour la collecte du verre étaient dues à un changement de prestataire. L'ancien aurait "saboter" le travail du nouveau (Drôle de mœurs !). Si les bornes pour la collecte des verres semblent maintenant vidées plus régulièrement, la question du ramassage des encombrants ne semble pas réglée. Certes, il faut d'abord dénoncer et se donner les moyens de combattre l'incivisme de ceux qui déposent tout et n'importe quoi dans différents endroits de la ville. Mais il serait aussi utile que les services de l'agglomération soient davantage réactifs lorsque les habitants signalent des dépôts sauvages. Chacun voit bien que plus le temps passe, plus des dépôts ont tendance à grossir...

 

 

Conseil municipal du 4 octobre 2018 (3e partie) : les différentes délibérations

Je reprends dans cette troisième note le fil de la séance du Conseil municipal avec les diverses délibérations votées. Ma prochaine note abordera les motions présentées et les diverses informations glanées…

Approbation des comptes de la SORGEM pour l’exercice 2017

Il est toujours très compliqué de suivre l’activité de cette société d’économie mixte qui intervient sur trois opérations à Saint-Michel sur Orge : l’aménagement de la ZAC Gambetta, l’aménagement des espaces publics du quartier Gambetta et la commercialisation de la zone d’activité économique du Techniparc. D’ailleurs j’ai trouvé étrange que notre ancien maire, Bernard Zunino, toujours membre du Conseil d’Administration de cette société, soit absent alors qu’il devait présenter trois rapports sur le sujet ! Et comme l’année dernière, la présentation a été faite par une cadre de cette société, Sophie Rigault restant totalement en retrait et silencieuse sur ce dossier. En commission de préparation du Conseil municipal, quelques élus de la majorité s’étaient plaints sur diverses incohérences de la brève note de présentation. En conseil municipal, aucun ne s’est exprimé.

 

 

Conseil municipal du 4 octobre 2018 : le fourre-tout des tarifs !

Le Conseil municipal s’est tenu le 4 octobre. Une séance assez longue (jusqu’à près d’une heure du matin) qui comportait 18 délibérations, 3 vœux et 2 motions. Je ne reviendrai pas sur l’ambiance de ce qui devrait être un débat démocratique et sain, au cours duquel TOUS les élus devraient avoir le même niveau d’information sur le contenu des dossiers et des réponses aux questions qui se posent légitimement. De ce côté-là, aucun changement !

Après vous avoir présenté dans ma précédente note les éléments du dossier concernant le projet de schéma départemental d’accueil des gens du voyage (sur lequel notre groupe « Saint-Michel en commun / Alternative citoyenne » s’est abstenu), je commence aujourd’hui une série d’articles sur les différents points abordés. Je m’attache en effet, avec mes collègues Françoise Poli, Corinne Bediou et Clément Jehanno à être à la hauteur des responsabilités qui nous incombe en tant que principal groupe d’opposition. Une opposition que nous voulons constructive, avec un travail assidu sur les tous les dossiers municipaux, même si bien souvent ceux-ci sont incomplets. Refusant tout positionnement politicien, nous votons donc en fonction de la prise en compte de l'intérêt général pour la ville et les habitants et ce blog vous en rend compte le plus précisément possible.

 

 

Gens du voyage : Un nouveau schéma départemental d’accueil en discussion

Les Saint-Michellois ont encore en mémoire l’intrusion de 170 caravanes dans la vallée de l’Orge en juillet 2017. L’occupation des lieux a duré une quinzaine de jours, puis il fallut ensuite que les services de la ville et de l’agglomération procèdent à une longue remise en état. Le maire de Saint-Michel s’était alors retourné vers ses collègues de l’agglomération pour demander la tenue d’une table ronde. Celle-ci ne s’est jamais tenue. Mais le sujet revient dans l’actualité à travers un nouveau projet de schéma départemental d’accueil des gens du voyage pour la période 2018-2024 que le préfet vient de soumettre en juillet dernier à l’avis des communes et des intercommunalités (EPCI). Celles-ci doivent se prononcer avant le 15 octobre 2018, cette question est donc inscrite à l’ordre du jour du Conseil municipal de Saint Michel sur Orge qui se réunira ce jeudi 4 octobre et du Conseil communautaire qui doit se réunir le 9 octobre. En toute transparence, vous trouverez ci-dessous les principaux éléments sur ce dossier.

 

 

Quelques éléments sur le compte administratif 2017 de St Michel sur Orge

Le nouveau directeur de cabinet du maire vient enfin de me communiquer par un courriel daté du 12 septembre, les réponses aux questions que j’avais posées le 21 mars dernier lors de la commission municipale des finances qui examinait le compte administratif de la ville de St Michel sur Orge pour 2017. Nous disposons donc désormais, près de six mois après le vote du Conseil municipal du 29 mars (lire ICI) des éléments financiers qui permettent de mieux cerner le contenu réel des dépenses et recettes dans le budget de la ville. Tout d’abord, à travers les explications fournies, je découvre que d’une année sur l’autre, les dépenses et les recettes ne sont pas affectées dans les mêmes chapitres, ce qui rend bien plus compliqué l’analyse pour comparer les évolutions… Soucieux d’informer les citoyens-usagers-contribuables de l’utilisation de l’argent public, voici donc les chiffres les plus significatifs.


 

Les incivilités ne sont pas une fatalité !

« La ville de Saint-Michel se dégrade, c’est de plus en plus sale ! » J’entends de plus en plus régulièrement cette réflexion lors de mes discussions et mes rencontres avec les Saint-Michellois. Laisser traîner négligemment des papiers dans la rue, jeter sauvagement des déchets à côté des conteneurs, ne pas ramasser les déjections de son chien, garer son véhicule sur une place réservée aux personnes handicapées ou sur un trottoir, tordre un grillage, taguer un mur, trafiquer son pot d’échappement, squatter un banc ou une cage d’escalier, frauder dans les transports en commun… Les exemples sont nombreux au quotidien de ces petites choses qui créent des tensions et détériore notre vie en commun dans les espaces publics. Derrière toutes ces incivilités se cache un profond mépris pour autrui et le refus de prendre en compte les règles les plus simples de la vie en société. Les incivilités détruisent notre cadre de vie, coûtent cher aux contribuables, dégradent les finances publiques, révèlent une société malade.


 

L’urgence écologique

La canicule de cet été n’est qu’un avant-goût de ce que le dérèglement climatique provoque : récoltes agricoles fragilisées, pollutions à l’ozone, orages violents, incendies, services d’urgence surchargés… Les décisions prises (limitation de circulation automobile, restriction d’eau, arrêt momentané des centrales nucléaires…) ne sont que de petits pansements qui n’inverseront pas la tendance dramatique dans laquelle notre planète est engagée. Au 1er août 2018, le monde a consommé en 212 jours autant de ressources naturelles que ce que la Terre peut produire durant l'année. Plus grave, si le monde entier émettait autant de carbone par ses activités, consommait autant de terres, utilisait autant de terrains bâtis que les Français, ce Jour du dépassement serait tombé au 5 mai. Il est donc plus qu’urgent qu’à tous les niveaux, la préoccupation écologique passe des discours aux actes concrets !

 

 

Le « moment Benalla » : affaire d’État, affaire d’État de droit

Je n’étais pas en France cet été tout au long de l’affaire Benalla, feuilleton politique bien difficile à suivre sereinement tant les révélations, les rumeurs, les fantasmes, les mensonges et les contradictions se sont accumulées tout au long du mois de juillet. Cette affaire est grave, bien au-delà des polémiques politiciennes auxquelles elle a pu donner lieu, dans le sens où ce comportement inacceptable d’un individu (et tout ce qui en a suivi) révèle tout un système de fonctionnement du pouvoir qui nourrit incontestablement la défiance des citoyens vis-à-vis des élu-e-s et des institutions. Pour ceux qui auraient raté la succession des faits ou qui s’y perdent, je vous propose la lecture d’un article du juriste Paul Cassia, professeur de droit public à l'Université Panthéon-Sorbonne (Paris I) qui me semble résumer au mieux les éléments de ce dossier et poser toute une série de questions auxquelles il conviendra notamment que la justice apporte des réponses…