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Les incivilités ne sont pas une fatalité !

« La ville de Saint-Michel se dégrade, c’est de plus en plus sale ! » J’entends de plus en plus régulièrement cette réflexion lors de mes discussions et mes rencontres avec les Saint-Michellois. Laisser traîner négligemment des papiers dans la rue, jeter sauvagement des déchets à côté des conteneurs, ne pas ramasser les déjections de son chien, garer son véhicule sur une place réservée aux personnes handicapées ou sur un trottoir, tordre un grillage, taguer un mur, trafiquer son pot d’échappement, squatter un banc ou une cage d’escalier, frauder dans les transports en commun… Les exemples sont nombreux au quotidien de ces petites choses qui créent des tensions et détériore notre vie en commun dans les espaces publics. Derrière toutes ces incivilités se cache un profond mépris pour autrui et le refus de prendre en compte les règles les plus simples de la vie en société. Les incivilités détruisent notre cadre de vie, coûtent cher aux contribuables, dégradent les finances publiques, révèlent une société malade.


 

L’urgence écologique

La canicule de cet été n’est qu’un avant-goût de ce que le dérèglement climatique provoque : récoltes agricoles fragilisées, pollutions à l’ozone, orages violents, incendies, services d’urgence surchargés… Les décisions prises (limitation de circulation automobile, restriction d’eau, arrêt momentané des centrales nucléaires…) ne sont que de petits pansements qui n’inverseront pas la tendance dramatique dans laquelle notre planète est engagée. Au 1er août 2018, le monde a consommé en 212 jours autant de ressources naturelles que ce que la Terre peut produire durant l'année. Plus grave, si le monde entier émettait autant de carbone par ses activités, consommait autant de terres, utilisait autant de terrains bâtis que les Français, ce Jour du dépassement serait tombé au 5 mai. Il est donc plus qu’urgent qu’à tous les niveaux, la préoccupation écologique passe des discours aux actes concrets !

 

 

Le « moment Benalla » : affaire d’État, affaire d’État de droit

Je n’étais pas en France cet été tout au long de l’affaire Benalla, feuilleton politique bien difficile à suivre sereinement tant les révélations, les rumeurs, les fantasmes, les mensonges et les contradictions se sont accumulées tout au long du mois de juillet. Cette affaire est grave, bien au-delà des polémiques politiciennes auxquelles elle a pu donner lieu, dans le sens où ce comportement inacceptable d’un individu (et tout ce qui en a suivi) révèle tout un système de fonctionnement du pouvoir qui nourrit incontestablement la défiance des citoyens vis-à-vis des élu-e-s et des institutions. Pour ceux qui auraient raté la succession des faits ou qui s’y perdent, je vous propose la lecture d’un article du juriste Paul Cassia, professeur de droit public à l'Université Panthéon-Sorbonne (Paris I) qui me semble résumer au mieux les éléments de ce dossier et poser toute une série de questions auxquelles il conviendra notamment que la justice apporte des réponses…


 

 

Conseil municipal du 28 juin 2018 (2e partie) : Des choix discutables

J’aborde aujourd’hui pour cette deuxième partie toutes les autres délibérations qui étaient à l’ordre du jour de cette séance du Conseil municipal du 28 juin.

Bail dérogatoire avec la Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) « la fabrique à neuf » pour le local commercial du 1 place Marcel Carné

Après de multiples "ardoises" laissées aux contribuables Saint-Michellois (83 423,59 € pour le "Pub Macadam", 52 935 € pour le "Karma", transformé en un éphémère "Le Cosy"), le local commercial de 184 m² appartenant à la ville et situé à côté de l'Espace Marcel Carné devrait avoir enfin une nouvelle destination... Mais hélas, celle-ci soulève beaucoup d’interrogations. Corinne Bediou, au nom de notre groupe, a d’abord rappelé qu’après « avoir étudié le bilan de la ressourcerie éphémère initiée par le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) et installée, d'avril à juin 2017, au 28 rue Berlioz, nous sommes convaincus du bien-fondé d’une activité de réemploi sur la ville et de son impact à la fois social, écologique et économique. Ce projet s’inscrit non seulement dans un objectif de réduction des déchets, mais il favorise également l’intégration et le lien social entre les habitants tout en redynamisant le quartier ».

 

 

Conseil municipal du 28 juin 2018 (1ere partie) : Le maire veut décider de tout, sans les habitants !

Encore une fois nous avons vécu une séance de Conseil municipal très particulière. Le débat est impossible. Certes, le maire nous a laissé développer quelques arguments, mais ceux-ci sont systématiquement caricaturés et les questions embarrassantes ne reçoivent aucune réponse. Loin de nous cantonner dans une opposition systématique, nous avons déposé des amendements et fait des propositions. Tout ceci a été balayé d'un revers de main sans la moindre argumentation.

Pour commencer, nous avions pris la peine de lire les procès-verbaux des séances du 15 février et du 29 mars et de transmettre en amont quelques demandes de modifications. Sophie Rigault s'est contentée de nous dire brièvement celles qu'elle prenait en compte, sans aucune autre explication pour le reste. Puis le maire a mis en garde notre groupe sur la diffusion d'informations aux habitants. Elle nous reproche tout simplement de porter à la connaissance des habitants le contenu des notes de synthèse qui présentent les délibérations, avant le vote de celles-ci au Conseil municipal. Cette menace ne nous impressionne pas du tout. Nous continuerons à présenter les dossiers qui nous paraissent importants lors de nos rendez-vous citoyens mensuels et nous continuerons à transmettre à tous ceux qui le souhaitent les documents nécessaires pour qu'ils se forgent par eux même une opinion. A notre connaissance, l'information due aux habitants n'est pas (encore ?) un délit !

 

 

Ainsi va la ville de Saint-Michel-sur-Orge !

Pas de répit pour l’actualité municipale à l’approche de l’été. Il y a même une accélération d’informations et de révélations, comme si à un moment donné le couvercle ne peut plus retenir toutes les décisions prises en catimini par le petit noyau qui dirige la ville autour du maire. Je me laisse moi-même un peu débordé sur ce point et certains m’ont fait remarquer, à juste titre, que mes notes sur le blog étaient moins régulières. C’est effectivement exact, dans la mesure ou cette accélération nous conduit à devoir réagir de manière plus instantanée et plus concise au rythme des réseaux sociaux (voir ICI notre page facebook). Cette évolution va de paire avec le travail collégial important que fournissent à mes côtés au Conseil municipal, Françoise Poli, Corinne Bediou et Clément Jehanno, mais également avec la structuration et de développement de notre association Saint-Michel en commun / Alternative citoyenne. Vous pouvez d’ailleurs nous rejoindre directement en ligne. C’est LA ! Mais rassurez-vous, ce blog garde toute sa place et je vais continuer à l’alimenter en prenant un peu de recul sur l’immédiateté pour mieux vous décrypter la vie locale.

 

 

Prévention – Sécurité : L’urgence d’un travail en commun !

Enfermée dans ses certitudes et toujours aussi méprisante vis à vis de l'opposition, Sophie Rigault connait bien mal les dossiers. Un nouvel exemple à travers cet échange de courriel sur la sécurité et la prévention de la délinquance.

Par courriel en date du 1er juin 2018 (08h42) notre groupe Saint-Michel en commun / Alternative citoyenne interpellait le maire suite à une information publiée dans le journal Le Parisien évoquant "un nouvel épisode de violence qui a laissé une victime de Saint Michel sur Orge, touchée à la tête par un coup de marteau" le lundi 28 mai. Nous lui demandions si elle avait « des informations à nous communiquer concernant ce nouvel affrontement sur notre territoire, et notamment sur l'état de santé de cette nouvelle victime » et nous lui rappelions « notre disponibilité pour participer à une réunion de la cellule communale de veille pour la sécurité et la prévention de la délinquance ».

 

 

Conseil municipal du 24 mai 2018 (2e partie) : Beaucoup de choses superficielles

J’aborde dans cette deuxième partie de mon compte-rendu du Conseil municipal du 24 mai 2018, les six autres délibérations qui étaient à l’ordre du jour de cette séance, ainsi que les différents points d’informations, assez importants, qui ont pu être abordés, même si encore une fois Sophie Rigault n’a pas donné beaucoup de détails, a limité la durée des échanges et n’a pas répondu à plusieurs questions.

Les délibérations

- Renouvellement de la convention entre la ville et le centre interdépartemental de gestion de la grande couronne pour la mise à disposition d’une archiviste. Celle-ci intervient une journée par semaine, la prestation étant facturée 47€ de l’heure.


 

 

Conseil municipal du 24 mai 2018 (1er partie) : Absence manifeste de rigueur financière

Cette réunion du Conseil municipal a été assez expéditive, puisqu’il n’y avait que 9 délibérations inscrites à l’ordre du jour et que sur de nombreuses questions, une nouvelle fois, Sophie Rigault est restée très approximative ou a refusé de répondre. Visiblement, compte-tenu de la précipitation avec laquelle sa chef de cabinet nous a transmis, à quelques heures de la séance, plusieurs courriels, cette réunion n’avait pas beaucoup été préparée. Au-delà de l’impression, déjà exprimée ici, que le maire survole les dossiers, une réalité s’impose : elle ne consacre guère de temps à la gestion réelle de la ville…même si le remplissage de sa page facebook tente d’y palier !

Dans cette première partie, je vous propose de vous rendre compte de deux délibérations, l’une concernant les indemnités des élus, l’autre ayant trait à la cession d’une parcelle. Dans les deux cas, on s’aperçoit que la municipalité n’est guère rigoureuse dans la gestion de l’argent public…

 

 

L’information municipale manipulée !

Le bulletin municipal mensuel de la ville de Saint-Michel-sur-Orge est payé par l’argent de tous les contribuables. Au-delà de l’éditorial du maire et des tribunes libres des différents groupes politiques qui siègent au Conseil municipal « dont les propos n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs », on pourrait s’attendre à ce que les autres articles contiennent des informations objectives et complètes au service de l’intérêt général. Ce n’est malheureusement pas le cas. Déjà dans le numéro 471 / avril 2018, j’avais pointé beaucoup d’oublis et d’imprécisions, notamment à travers les deux articles concernant le démarrage des travaux de construction des 108 logements devant l’Hôtel de Ville (lire ICI) et la vente à un bailleur social de près de 600 logements au Bois des Roches (lire LA). Dans le numéro 472 daté du mois de mai 2018, deux articles méritent un décryptage.

 

 

 

Politique de la ville : décalage total !

Hé voilà : un énième rapport sur l’état de nos banlieues. Jean-Louis Borloo (ancien ministre, sous Jacques Chirac, puis Nicolas Sarkozy) a remis jeudi 26 avril un rapport au Premier ministre. Intitulé « Vivre ensemble, vivre en grand, pour une réconciliation nationale » ce document (162 pages, 19 programmes - lire ICI) dresse un constat sévère, mais réaliste de la situation. Si tout ceci rappelle bien l'idée de fracture sociale qui avait abouti à la loi de 2003 d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, dite loi Borloo, mais qui n’avait pas empêcher les émeutes dans nos banlieues en 2005, force est de constater que l’empilement des rapports, plans, projets et mesures qui se succèdent depuis plus de 30 ans laisse un goût amer. Le vécu sur le terrain est en décalage complet avec toutes les annonces faites. Ainsi, rappelons que le Conseil municipal de Saint-Michel sur Orge a approuvé le 21 mai 2015 le contrat de ville du Val d'Orge (2015/2020), qui avait précédemment fait l’objet de deux délibérations les 4 février et 6 mai 2015 au Conseil communautaire de l’agglomération à l’époque du Val d’Orge.