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Ainsi va la ville de Saint-Michel-sur-Orge !

 

Pas de répit pour l’actualité municipale à l’approche de l’été. Il y a même une accélération d’informations et de révélations, comme si à un moment donné le couvercle ne peut plus retenir toutes les décisions prises en catimini par le petit noyau qui dirige la ville autour du maire. Je me laisse moi-même un peu débordé sur ce point et certains m’ont fait remarquer, à juste titre, que mes notes sur le blog étaient moins régulières. C’est effectivement exact, dans la mesure ou cette accélération nous conduit à devoir réagir de manière plus instantanée et plus concise au rythme des réseaux sociaux (voir ICI notre page facebook). Cette évolution va de paire avec le travail collégial important que fournissent à mes côtés au Conseil municipal, Françoise Poli, Corinne Bediou et Clément Jehanno, mais également avec la structuration et de développement de notre association Saint-Michel en commun / Alternative citoyenne. Vous pouvez d’ailleurs nous rejoindre directement en ligne. C’est LA ! Mais rassurez-vous, ce blog garde toute sa place et je vais continuer à l’alimenter en prenant un peu de recul sur l’immédiateté pour mieux vous décrypter la vie locale.

La tâche est devenue un peu plus compliquée depuis l'éviction de Bernard Zunino. Sophie Rigault gère d'abord la ville à travers la mise en scène de ses faits et gestes sur les réseaux sociaux. Les principaux dossiers sont menés en secret avec comme seule boussole le calendrier électoral. Le Conseil municipal est plus que jamais une simple chambre d'enregistrement pour des délibérations mineures, l'essentiel étant décidé ailleurs. Quant aux habitants, ils sont tenus à l'écart de toute concertation et les informations dont ils disposent par les "médias officiels" sont la plupart du temps approximatives et incomplètes. Prenons encore une fois pour exemple le journal municipal « Saint-Michel-ma-Ville » dont le numéro de juin a enfin atterri dans ma boite aux lettres seulement le 15 juin…

En page 9, la municipalité met en avant le jugement de la Cour administrative d'appel de Versailles en titrant : "Malfaçons sur les travaux de la cantine Jules Ferry, la ville récupère 457 000 €". Si tout ceci est exact, la municipalité se garde bien de donner davantage de détails, car le bilan financier pour la ville n'est pas très glorieux. Pour aller à l'essentiel rappelons que par un jugement en date du 4 octobre 2011, le Tribunal administratif de Versailles avait déjà condamné les prestataires chargés de construire en 1997 une extension du réfectoire et de l'office de l'école Jules Ferry, à payer à la ville 636 002,78 € TTC assorties des intérêts. Par un arrêt en date du 30 décembre 2013, la Cour administrative d'appel de Versailles a annulé le précédent jugement. La ville a donc saisi le Conseil d'Etat qui par une décision en date du 15 avril 2015 a, à son tour, annulé l’arrêt de la Cour administrative d'appel et renvoyé le dossier pour un nouvel examen devant cette Cour administrative d'appel. Dans son mémoire enregistré en date du 23 juin 2015, la commune réclamait aux constructeurs 275 080 € pour le préjudice subi, 1 258 025 € pour la réparation des désordres résultant des travaux, 30 000 € de frais plus des intérêts. Finalement la commune n'a obtenu que 453 525,87 € TTC assortis de 4 308,09 € TTC d’intérêts. C'est évidemment mieux que rien, mais c'est très loin de ce qu'a coûté aux contribuables Saint-Michellois la reconstruction du restaurant scolaire : 1 988 323,27 € (comptes administratifs de 2011 à 2016) somme à laquelle il convient d'ajouter la location de 2007 à 2016 d'un bâtiment modulaire préfabriqué. Je vous épargnerai tout l’historique de ce dossier que j’ai suivi lorsque j’était maire adjoint aux affaires scolaires de 2001 à 2008 et pour lequel j’avais préconisé dès 2006 une reconstruction bien moins couteuse, mais qui n’a pu voir le jour du fait d’une « alliance » de circonstance entre une partie de l’ancienne majorité et l’opposition d’alors conduite par Bernard Zunino…

Nous venons également d’apprendre par l’entremise de l’envoi des dossiers pour les prochaines commissions préparatoires au Conseil municipal qui doit se tenir le 28 juin qu’après de multiples « ardoises » laissées aux contribuables Saint-Michellois (83 423,59 € pour le « Pub Macadam », 52 935 € pour le « Karma », transformé en un éphémère « Le Cosy »), le local commercial de 184 m² appartenant à la ville et situé à côté de l'Espace Marcel Carné devrait avoir enfin une nouvelle destination... Fort du succès rencontré il y a un an par la ressourcerie éphémère, initiée par le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS), qui avait été installée, d'avril à juin 2017, au 28 rue Berlioz, il devenait urgent de trouver un local adapté pour poursuivre cette activité. La municipalité a donc décidé d'implanter une ressourcerie dans le local vacant du 1 place Marcel Carné et d'en confier la gestion à une Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC) dénommée "La fabrique du neuf", moyennant un loyer annuel de 12 000 €, à travers un bail dérogatoire d'un an renouvelable pour une période maximale de trois ans. Cette structure gère déjà trois autres ressourceries en Essonne (à Montgeron, Ris-Orangis, Corbeil-Essonne) et une autre à Malakoff, dans les Hauts de Seine. Elle collectera tous les types d'encombrants, en état et hors d'usage, en s'employant à les valoriser : remise en état pour revente, transformation pour une autre utilisation ou recyclage. Et en tant que structure de proximité il est prévu des ateliers de sensibilisation auprès des habitants sur les éco-gestes et le développement durable. Un projet intéressant à suivre, même si son implantation ici n'offre guère de perspectives attractives pour la revitalisation du Centre Commercial Grand Bois... qui lui est toujours à la dérive.

Zorro est arrivé !

Ce mardi 14 juin 2018, les élu-e-s de notre groupe étaient invités à 20h à l'Hôtel de Ville pour assister à la signature d'une convention cadre sur dispositif "Action Cœur de Ville" qui doit revitaliser le centre commercial Grand Bois et engager une restructuration des abords, places Marcel Carné et Berlioz. Difficile de vous en exposer le contenu précis, puisque le maire n'a pas daigné nous transmettre le document qu'elle a pourtant signé officiellement au nom de la ville mais qui n'a jamais été présenté au Conseil municipal. Bref, une réception assez mondaine avec préfet de région, sous-préfet, président de la Caisse des dépôts et consignation, président de l'agglo, des élus et des hauts fonctionnaires... MAIS PAS D'HABITANTS !

Nous avons eu droit à un bref exposé sur le projet et une série de discours dans lesquels tous les intervenants nous ont déclaré que d'ici 5 ans, le quartier allait être transformé avec en son cœur un centre commercial rénové ! Soucieux avant tout de l'intérêt général, je voudrais partager cet optimisme et contribuer à la réussite du dossier, car notre ville, ce quartier et les habitants en ont bien besoin. J’espère donc qu'au-delà de belles images futuristes et de plans bien dessinés on nous présente rapidement les solutions qui ont été trouvées pour notamment (liste non exhaustive):

1/ sortir du contentieux juridique qui mine depuis 1999 la copropriété qui gère ce centre commercial.

2/ régler l'imbroglio sur la domanialité des différents espaces.

3/ attribuer les nombreux logements vacants en assurant une mixité sociale.

4/ payer l'addition. A partir de quelques indiscrétions, nous avons appris il y aurait pour les prochains 18 mois de nouvelles études pour près de 600 000 € et des travaux place Berlioz pour plus 1 500 000 €, puis jusqu'en 2024 une "restructuration urbaine" (démolition d'un immeuble ?) pour plusieurs millions d'€.

Ainsi va la ville !

 

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