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Construction de 108 logements face à l’Hôtel de Ville : l’addition va être salée pour les contribuables Saint-Michellois

 

 

Il y a deux ans maintenant, lors de la modification du Plan Local d'Urbanisme pour densifier les abords de l'Hôtel de Ville, la municipalité nous avait annoncé une opération financière très avantageuse pour la commune: La vente des terrains (rue des Processions) à un promoteur devait permettre de financer le transfert des serres au centre technique, rue de la Guette, l'extension des bureaux de l'Hôtel de ville pour remplacer le vieux préfabriqué, l'aménagement d'une petite place « de village », l'extension du parking du Gambrinus sur le parc Jean Vilar... et même (c’était aussi écrit dans le document) "soutenir le financement de la rénovation et de l'extension de l'école Jules Verne", faute d'équipement scolaire suffisant dans le quartier ! J’avoue n’avoir pas suffisamment à l’époque creuser cette entourloupe financière, même si lors du Conseil municipal du 27 juin 2016, j’avais demandé au maire quelques informations « sur les aspects financiers de l’ensemble de l’opération » (Lire ICI).

Il est vrai que nous devions faire face à ce moment-là à une importante opération de propagande autour d’une pseudo consultation pour « choisir » entre deux projets quasi identiques de 105 et 108 logements (Lire ICI et LA). Le but de la manœuvre était d’abord d’éviter un débat argumenté sur la bétonisation du quartier ancien et d’une partie des Glaises (50 logements viennent d’être livrés rue de l’Eglise, résidence le chemin de l’écrin, 31 logements vont bien finir par être achevé à l’angle de la rue des Tiphoines et des Processions, et les travaux viennent de débuter pour 42 logements au 70 rue des Tiphoines). Souvenez-vous, on nous disait (entre autres) qu’il fallait répondre aux multiples demandes de logements, alors que j’indiquais depuis des années qu’il serait préférable de commencer par affecter les centaines de logements non occupés au Bois des Roches. Aujourd’hui la preuve est apportée que ceux-ci existaient bien. Sur 578 logements récemment vendus, 237 sont vacants depuis des mois, sinon des années !

Au moment où le promoteur engage donc la commercialisation de ce nouvel immeuble de 108 logements et que les premiers travaux de démolition et terrassement commencent, il est temps de faire un premier bilan financier de l'opération de manière un peu plus sérieux que ne le fait l’article très partiel et partial publié dans le journal municipal « Saint-Michel ma Ville » (n° 471 -Avril 2018, page 13). Rappelons tout d’abord que l’opération a pris (encore une fois) un important retard. Présentée par Sophie Rigault comme une pièce de théâtre en trois actes, on nous indiquait (Saint-Michel ma Ville n° 463 – Juillet/Août 2017 page 11), les travaux de constructions des îlots résidentiels (acte 2) devaient débuter fin 2017. Ce ne sera donc qu’en mai prochain, une fois la démolition des serres municipales et du préfabriqué achevée. On nous avait même dit que l’extension du parking du Gambrinus sur une partie du parc Jean Vilar devait se réaliser avant la fin de l’année 2017, afin d’anticiper les problèmes de stationnement qui vont se poser lorsque le parking devant la mairie va être fermé (partiellement ?) pour cause de travaux. C’est loin d’être fait !

Venons-en donc à l’équilibre financier de l’opération :

- Tout d'abord, la municipalité a été obligée de consentir une diminution de 150 000 € sur la vente des terrains au promoteur, compte-tenu des études (un peu inquiétante, mais conformes à nos interrogations) menées sur le sous-sol. La ville a donc encaissé 2 850 000 € au lieu des 3M€ annoncés. Mais à cette somme, il convient de déduire encore un minimum de 260 000 € qui correspond à l’acquisition, hors frais de notaire, par la ville d’une parcelle adjacente (N° AL 127, 9 rue de l’Eglise), indispensable pour la réalisation du projet. La seule recette s’élève donc à moins de 2,6 millions d’euros, puisqu’à notre connaissance les différents équipements et espaces publics n’ont fait l’objet d’aucune demande de subvention.

- Au niveau des dépenses, l’addition commence à devenir très lourde :

Pour les travaux de réhabilitation du centre technique municipal permettant de reloger les serres municipales et les services concernés, 1 466 000 € a été dépensé en 2017 (compte administratif présenté lors du Conseil municipal du 29 mars 2018) et 135 000 € sont inscrits au budget 2018 pour l'achèvement des travaux.

Concernant l’extension des bureaux de l'Hôtel de Ville, il y a eu 137 333 € de frais d'études, 2 393 000 € de travaux engagés (compte administratif 2017) et 90 000 € sont inscrits au budget 2018 pour l'achèvement des travaux.

Pour la future place « de village » devant l'Hôtel de Ville, 150 000 € d'honoraires de maîtrise d'œuvre sont inscrits au budget 2018 et aucun chiffre n’est encore mentionné sur le coût des travaux.

Quant à l’extension du parking Gambrinus sur le parc Jean Vilar, nous avons été informés lors du Conseil municipal du 12 juillet 2017 de l’engagement de 22 975 € HT de forfait provisoire de maîtrise d'œuvre et 670 000 € de travaux viennent d’être inscrits au budget primitif 2018.

A partir de ces chiffres INCOMPLETS, et pour certains ESTIMATIFS, connus aujourd’hui, début avril nous sommes à plus de 5 millions de dépenses, pour moins de 2,6 millions de recettes ! Nous sommes bien loin des déclarations de Sophie Rigault (Conseil municipal du 29 mars 2018) sur « la rigueur, la prudence et le sérieux » de la gestion de la ville !

Et autant dire tout de suite que la réhabilitation du groupe scolaire Jules Verne (40 000 € de pré-étude inscrits au budget 2018 et aucun chiffre sur le coût des travaux) ne bénéficiera aucunement de l’apport financier de cette opération qui va être très largement déficitaire. Décidément, les impôts locaux ne sont pas près de diminuer …et peut-être va-t-on voir sortir du bois (des Roches !) une nouvelle entourloupe à Villagexpo, où la question complexe du Hall est actuellement au point mort. Mais ceci est une autre histoire. A suivre…

 

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