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Conseil municipal du 16 novembre 2017 : enfumage autour du centre commercial

 

Par courriel en date du 30 octobre, j’avais interpellé Sophie Rigault, au nom des élu-e-s de mon groupe Saint-Michel en commun, sur la situation juridique au sein de la copropriété du centre commercial Grand-Bois. A différentes reprises lors des Conseils municipaux ces derniers mois, l’ancien et le nouveau maire ont reconnu qu'il y avait des contentieux en cours et que la situation était particulièrement complexe. Il nous a été à chaque fois précisé que la municipalité avait pris attache avec un cabinet d'avocat afin d'être "au mieux conseillée dans cette affaire". Notre groupe a donc demandé à être destinataire des préconisations juridiques et financières qui ont du être transmises à la municipalité et connaître le montant des honoraires dus pour cette mission de conseil. Nous avons également demandé qu'à l'occasion du Conseil municipal du 16 novembre 2017 une information soit donnée sur l'état d'avancement de l'étude urbaine notifiée le 22 décembre 2016 au groupe d’architecture Ellipse / Intencité / Urbatec / CMB 35, pour un montant de 167 940 € TTC. Enfin, nous avons rappelé à Sophie Rigault qu'au delà des éléments financiers qui semblent être protégés par "des clauses de confidentialité imposées par la Caisse des dépôts" (courrier signé par son prédécesseur, Bernard Zunino, le  26 juin 2016) notre groupe est toujours demandeur d'une synthèse écrite des études menées par l'EPARECA en 2016. Par courriel en date du 7 novembre, Sophie Rigault m’adressait cette simple réponse : « Une information sur l’étude urbaine en cours était programmée avant votre interpellation ». Dont acte…

Compte-tenu de l’importance du sujet traité, nous nous attendions à ce que cette information soit donnée en début de séance. Comme le point n’était pas inscrit à l’ordre du jour et que le maire débutait la réunion sans la moindre allusion, j’ai du l’interpeller. Il m’a alors été signifié sèchement que cette information serait donnée en fin de séance. Il a donc fallu attendre 22h30. Petit détail : Sophie Rigault a pris soin de lever la séance du Conseil municipal. Ce qui signifie que l’information donnée et le petit échange qui a suivi ne figureront pas dans le compte-rendu officiel du Conseil municipal. Comme si les informations données et les propos tenus devaient rester confidentiels…

Nous avons donc eu droit à l’exposé rapide d’un power point assez illisible… qu’on nous a promis de nous adresser après la réunion. Bien évidemment, au moment où je publie cet article, le document ne nous a toujours été transmis ! Il est bien difficile dans ces conditions de retenir des orientations précises et concrètes. Sophie Rigault a brièvement rappelé que l’étude urbaine en cours était une des préconisations de l’étude de l’EPARECA et que les premiers retours d’enquêtes laissaient clairement entendre que le centre commercial au Bois des Roches a un énorme potentiel à condition de corriger les erreurs d’urbanisme et de différencier davantage les espaces commerciaux des habitations. En fait il semble se dessiner une volonté d’étendre les surfaces commerciales de Géant et de réduire au maximum les autres commerces (concurrents ?), la galerie marchande devant être transformée en voie de circulation ouverte sur un quartier davantage décloisonné. Ma collègue Corinne Bediou a notamment demandé qui avait été interrogé et par qui ? Cette question restant une nouvelle fois sans réponse, la réflexion et la concertation apparaissent bien limitées à quelques-uns, mais surtout pas aux habitants et aux usagers.

A part quelques vagues esquisses différenciant un « pôle relais » (partie haute) et un « pôle proximité » (partie basse), il nous faudra attendre les conclusions (début 2018 ?) du travail de ce cabinet fantôme (on aurait pu imaginer que ces personnes viennent livrer leurs premières réflexions et échanger avec tous les élu-e-s) pour connaître le calendrier de réalisation, le coût des transformations envisagées (plusieurs millions d’Euros ?) et surtout qui pourra financer tout ça. Sophie Rigault vient de découvrir que « 84 000 ménages habitent à moins de 10 minutes du centre commercial du Bois des Roches ». Par contre elle ne semble pas avoir pris la mesure qu’une grande partie d’entre eux sont aussi situés à moins de 10 minutes de l’enseigne Carrefour à Sainte-Geneviève-des-Bois, de celle d’Auchan à Brétigny ou encore de la zone commerciale de la Croix Blanche. Bref, il serait peut-être souhaitable que le maire comprenne qu’il y a une forte concurrence entre ces différents secteurs et qu’il faut avoir une vision plus large au niveau de l’agglomération pour pouvoir rééquilibrer l’offre commerciale et offrir aux habitants une diversité de commerces de proximité et de qualité.

A cette étape, il convient de prendre acte de l’ébauche du travail engagé. Mais nous serons très attentifs à la fois sur les modalités de concertation qui seront mises en place pour associer les habitants avant toute prise de décision, ainsi que sur les engagements financiers réels pour réaliser quelque chose de concret. Il ne faudrait pas qu’on nous fasse rêver sur la perspective d’une rénovation urbaine conséquente sur cette partie du Bois des Roches juste au moment des élections municipales de 2020. N’en déplaise à Sophie Rigault qui considère que je « mélange tout », nous avons encore en mémoire les plans présentés en décembre 2013 pour les aménagements des abords de la gare RER et l’annonce de travaux immédiats !!!

Les préalables juridiques et financiers doivent être levés dès à présent en toute transparence. La question essentielle qui se pose maintenant est la suivante : Pour recréer de la confiance auprès des investisseurs commerciaux et des clients, comment régularise-t-on juridiquement et financièrement les décisions prises lors de l’Assemblée générale de copropriété du 22 décembre 1997 qui ont été annulées par un jugement du Tribunal de Grande Instance d’Évry en date du 15 mars 1999, jamais contesté en appel ?

En état virtuel de cessation de paiement, l’assemblée générale des copropriétaires du centre commercial Grand Bois a voté le 15 novembre 2017 un nouvel appel de fonds de 180 000 €. Sophie Rigault s’est bien gardé de donner la moindre explication à ce sujet et de me répondre sur le montant total des charges qui sera versé en 2017 par la ville (avec nos impôts). Rappelons qu’en 2016, nous avons du payer 370 372 € !

 

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