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Bilan municipal à mi-mandat 2014/2017

 

 

En mars 2014, notre liste intitulée « Saint-Michel c’est vous – rassemblement citoyen avec le Front de Gauche » s’est présentée aux suffrages des Saint-Michellois avec un «contrat» pour la mandature 2014/2020. Parmi nos engagements, figurait la création d’un «observatoire du respect des engagements avec présentation d’un rapport annuel en Conseil municipal» et l’organisation «d’assises sur le bilan à mi-mandat». Ainsi nous considérons que les élu-e-s de notre liste doivent rendre compte aux électeurs du mandat qui nous a été confié. C’est ce que nous faisons une fois par mois à travers nos permanences à l’écoute de la population. C’est ce que nous vous présentons à travers les éléments ci-dessous qui ont été mis en débat et approuvé lors de la réunion publique que nous avons tenue le 21 octobre 2017. Une difficulté cependant : la gestion étant particulièrement opaque et nos demandes de précisions restant bien souvent sans réponse, il nous est parfois impossible d’évaluer la réalisation du programme de la droite et la réalité des actions conduites.

Cette synthèse à mi-mandat comprend deux parties :

- Le bilan des réalisations et des décisions de la municipalité comparé au programme sur lequel elle a été élue en 2014, avec la continuité des actions qu’elle a engagée lors du mandat précédent depuis 2008.

- L’explication de nos votes en conseil municipal et de nos prises de position sur différents aspects de la vie locale, avec en particulier tout ce qui dépend désormais de la Communauté d’agglomération.

1/ Le bilan 2014/2017 du programme de la municipalité

Le programme de la liste conduite par M. Zunino et Mme Rigault s’articulait autour de 8 grandes priorités.

- Sécurité et prévention

Depuis 2008, la municipalité claironne sur « une baisse généralisée de la délinquance ». Difficile d’apprécier dans la mesure où aucune statistique n’est publiée ! Après avoir installé 12 caméras en 2012, la municipalité prévoyait d’atteindre 25 en 2015. 150 000 € ont été voté en investissement au budget 2016, puis de nouveau 150 000 € au budget 2017, sans que l’on sache précisément la date de mise en service et les frais de fonctionnement engendrés. Par contre la municipalité a supprimé le poste de médiateur créé en 2008 et ne donne aucune indication sur l’évolution des moyens pour les ASVP (agents de surveillance de la voie publique). Par ailleurs, le Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD) et la cellule de veille communale Prévention et sécurité ne se sont pas réunis depuis 2010.

- La rénovation du Pôle gare

Dès décembre 2013, en prélude à la campagne électorale, le maire sortait de son chapeau le projet de rénovation du Pôle gare. Il présentait ce projet « déjà sur les rails » comme le résultat « d’études menées par l’Agglomération, de contacts réguliers avec la Région, le Syndicat des Transports d’Île-de-France, Réseau Ferré de France, la SNCF et d’échanges encourageant avec l’État ». Un luxueux document décrivait le plan du réaménagement de la gare routière, la construction d’une résidence étudiante, avec commerces et parking en sous sol, l’aménagement d’un parking paysagé de 115 places, l’ouverture d’un nouvel accès aux voies RER, un nouveau plan de circulation et de stationnement du quartier…

Depuis plus rien, si ce n’est en octobre 2016 une demande de subvention de l’agglomération auprès du STIF pour la réalisation d’une étude sur le pôle gare de St Michel sur Orge !

- La résidence senior Blaise Pascal

Après avoir déclassé du domaine public en février 2014 les chalets affectés aux activités périscolaires, le plateau d’éducation physique et le bâtiment comprenant 8 logements auprès de l’école Blaise Pascal, la municipalité a cédé le 7 juillet 2014 pour 1,4 M€ l’emprise de 6 218 m² à un investisseur privé pour la construction d’une résidence senior privée devant comprendre environ 95 logements. Trois ans plus tard le chantier est encore en cours… Outre le fait que le choix du promoteur a été opéré avec une totale opacité, nous regrettons la sur-densification du secteur, alors qu’un autre site avait été réservé dans le précédent PLU adopté à l’unanimité en février 2008. Pas sur que beaucoup de Saint-Michellois aient les moyens d’accéder à cette résidence privée…

- Le Pôle sportif et associatif des Mares-Yvon

Ce projet d’extension de la salle des Mares-Yvon comprend un dojo et une salle de combat équipé de vestiaires plus trois salles associatives de 250, 100 et 33 m². En 2015 le montant initial de l’opération était estimé à 1,980 M€, avec 1,425 M€ de subvention départementale. En 2016 le montant s’élevait à 2 990 M€ HT, avec une subvention départementale limitée à 1,7 M€. Les appels d’offres sont en cours et la livraison du bâtiment devrait intervenir courant 2018. Outre le choix contestable d’un site excentré au bout d’une impasse pour les activités associatives et les manifestations familiales, la maison des associations, rue de la Noue Rousseau, est en grande partie fermée depuis mai 2014 pour permettre « une étude de faisabilité » dont les résultats n’ont toujours pas été communiqués !

- Le soutien au commerce local

Cette priorité se déclinait en 4 points : création d’un office local du commerce et de l’artisanat, rénovation des centres commerciaux privés (Genêts et Bellevue), réouverture du pub Macadam, « réflexion sur l’avenir de la galerie marchande Grand Bois dans le cadre d’un projet global ». Les deux premiers points n’ont pas été mis en œuvre et les différents locataires du pub ont laissé une ardoise cumulée de plus de 135 000 € (83 423,59 € + 52 935,82). Quand au centre commercial Grand Bois, dont la ville est un copropriétaire très passif, au regard des divers contentieux juridiques et financiers, les factures s’amoncellent : 370 372 € de charges de copropriété payée en 2016 (en augmentation de 60 % par rapport à 2015!), et des frais d’études pour respectivement 19 857 € en 2015, 40 860 € en 2016 et 167 940 € pour 2017 !

- La rénovation du pôle urbain Berlioz / Carné

La municipalité mettait en avant la construction de la médiathèque par la Communauté d’agglomération. Rappelons que l’emplacement initial sur la ZAC Gambetta avait été remis en cause sans véritable débat. Ce changement s’est tout d’abord traduit par le rachat scandaleusement élevé (675 000 € !) des locaux commerciaux inexploités depuis des décennies. La vétusté du site a nécessité des travaux beaucoup plus importants. Au total le coût de cette médiathèque avoisinera 9 M€. Officiellement, la municipalité ne communique que sur les travaux engagés (6 745 681, 41€) ignorant les études de maîtrise d’œuvre, l’équipement du lieu et accessoirement le coût du déménagement de la bibliothèque avenue St Saens, dont la future destination des locaux reste bien floue. Quand aux réaménagements des espaces publics, de la circulation et du stationnement de l’avenue St Saens aux places Berlioz et Marcel Carné, ils demeurent en intention dans la coûteuse étude urbaine évoquée ci-dessus et dans les préconisations du fantomatique contrat de ville.

- Le stationnement

Des assises du stationnement devaient permettre à la municipalité de faire un état des lieux et de définir des objectifs, faute d’avoir voulu aborder la question durant son premier mandat, malgré l’accélération des constructions. Nous n’avons eu droit qu’à un résumé des conclusions d’une étude (39 170 €) sur des périmètres réduits lors de trois réunions de quartier début 2017. Au delà d’une synthèse de constats déjà connus (augmentation de la circulation automobile, trottoirs étroits, absence de pistes cyclables…) aucune proposition n’a été faite, aucune piste explorée pour définir un plan global concerté et équilibré pour la circulation, le stationnement et le cadre de vie des St Michellois. La réfection coûteuse cet été de la rue Lecocq, sans la moindre place de stationnement supplémentaire, est l’illustration d’une méthode qui ne met en débat aucune solution alternative...

- Le quartier de l’Hôtel de Ville

L’aménagement des abords de l’Hôtel de Ville est lancé. Pour construire 108 logements, il a fallu modifier une nouvelle fois le PLU. Là encore, un débat tronqué et beaucoup d’approximations. La vente des terrains au promoteur devait permettre de financer la relocalisation du service espace vert avec la rénovation du centre technique rue de la Guette, l’extension de l’Hôtel de ville pour reloger les services municipaux installés dans le préfabriqué, la création d’une place de village avec un petit parking, l’installation d’un relais assistante maternelle (à côté d’éventuels commerces en bas d’immeuble), l’agrandissement du parking du Gambrinus (empiétant sur la Parc Jean Vilar) et une partie de la reconstruction du groupe scolaire Jules Verne... à l’autre extrémité de la ville (lors de la précédente modification du PLU en 2013, la municipalité a supprimé la réserve d'un terrain pour édifier un équipement scolaire entre le quartier ancien et le quartier des Glaises). En juillet, le promoteur a obtenu un rabais de 150 000 € car le coût de la construction s’avère beaucoup plus onéreux, compte-tenu de l’état du sous-sol. Au delà de cette bétonisation accélérée sur tout le secteur (trois autres opérations avec une centaine de logements supplémentaires sont en cours), l’opération risque d’être un gouffre financier pour la collectivité.

2/ Nos choix et nos propositions alternatives, dans le respect du contenu du pacte présenté en 2014

Nous reprenons ci-dessous l’essentiel de nos positions exprimées lors des conseils municipaux et des (rares) réunions des conseils de quartier. Tout ceci a été formalisé chaque mois dans nos tribunes publiées dans le journal municipal et a fait l’objet d’échanges avec les habitants lors de nos permanences mensuelles, comme dans nos rencontres régulières sur le terrain.

Les finances :

- Après avoir augmenté de 23 % le montant des indemnités du maire et des adjoints dans le précédent mandat, la municipalité s’est de nouveau octroyé des indemnités conséquentes malgré l’austérité qui frappe les collectivités locales.

- La liste Zunino – Rigault s’était engagée à « ne pas augmenter les impôts locaux », après la hausse globale de 25 % sur le mandat précédent. Or dès 2015, les abattements sur la taxe d’habitation ont été réduits (+ 190 000 € d’impôts payés par an). Puis en 2016, la municipalité a voté une augmentation de 15 % des taux de la taxe d’habitation et de la taxe sur le foncier bâti ! Le produit fiscal, c’est à dire le total des sommes payées par les Saint Michellois s’élevait au compte administratif 2008 à 9 861 412 €.

Pour 2017, le produit fiscal attendu s’élève à 14 164 964 €. En 9 ans nous payons plus de 4 M€ d'impôts locaux en plus ! En même temps, du fait d'un décalage de plus en plus important entre les annonces (promesses) et les actes (sur 8,8 M€ d'investissements votés au budget 2016, seulement 5,4 M€ ont été réalisés) la ville accumule chaque année des excédents financiers : encore plus de 3,5 M€ « non dépensés » au 31 décembre 2016.

La démocratie locale :

- Les élu-e-s des listes d’opposition ont été exclus de différentes instances (CCAS, Caisse des écoles, Comité Technique…) et leur présence est réduite au maximum dans les commissions municipales dont les ordres du jour sont extrêmement limités.

- Nous avions obtenu lors du précédent mandat le maintien d'une commission pour l'examen des attributions de logements sur le contingent communal. Même si les possibilités d'attribution étaient très inférieures aux demandes, la réunion de cette instance garantissait la prise en compte de paramètres objectifs pour toute affectation dans un logement. Depuis 2014, nous n'avons aucune information sur les attributions de logement décidées par le maire. Parallèlement la municipalité continue d'ignorer qu'il existe entre 200 et 300 logements vacants dans la ville !

- Les Conseils de quartier, mis en veille en 2013 sont réapparus fin 2015 sous une forme très restrictive avec des réunions de plus en plus espacées…

Le service public :

- Après avoir dénoncé pendant la campagne électorale la réforme des rythmes scolaires, la municipalité a finalement bricolé un dispositif payant qui impose de nombreuses contraintes aux parents et fragilise en partie la vie associative, tout en ne répondant pas aux principales revendications des enseignants pour des classes moins chargées et des programmes rénovés. Pour justifier la hausse des impôts en 2016, la municipalité a avancé le chiffre de 300 000 € de dépense par an pour la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. Un état des lieux objectif et partagé est indispensable pour reconduire ou pas le dispositif à la rentrée 2018, puisque le gouvernement Macron a décidé de ne plus rien imposer aux communes.

- Après avoir supprimé sans la moindre concertation le restaurant de la Maison des seniors en 2015, le site, certes rénové, accueille désormais plusieurs associations à qui indirectement a été délégué l’animation en direction des personnes âgées…

- A la différence de la municipalité, bien timorée sur la question, nous avons fait campagne pour la mise en place de la régie publique de l’eau. Objectif atteint qui permet aux usagers d’être associer aux décisions. Il nous faut en effet une eau moins chère, de meilleure qualité avec un entretien régulier et plus efficace des canalisations.

- En l'absence de présentation de rapports d'activités des services municipaux lors de l'examen chaque année du compte administratif, il est impossible de mesurer les évolutions de la fréquentation de différents services : restauration scolaire, conservatoire de musique, équipement petit enfance. Une chose est sure : les tarifs ne connaissent pas de pause. Chaque année, sans le moindre débat au conseil municipal, nous découvrons de petites et régulières augmentations prises par simple décision du maire. A noter également que la Halte Garderie du Bois des Roches, fermée pour cause de travaux de construction de la médiathèque, a tout simplement disparu du paysage. Le nombre de place d'accueil dans les structures petite enfance est donc en baisse depuis le début du mandat.

- La reconstruction du restaurant scolaire Jules Ferry a enfin été achevée à l'automne 2016 pour un coût total définitif de 1 988 323,27 €. Rappelons qu'en 2006 la droite avait fait capoter le projet de reconstruction alors estimé à 950 000 €, sous prétexte d'obtenir des tribunaux une éventuelle indemnisation des constructeurs, que nous n'avons jamais obtenue. Et pendant ces 10 années, les enfants ont déjeuné dans un préfabriqué loué plus de 45 000 € par an !

L'Agglomération :

UMP et PS, après avoir approuvé la loi imposant des agglos gigantesques, ont mené une coûteuse campagne de communication (150 000 €) pour tenter de maintenir les limites au Val d’Orge (10 communes). Au final, nous nous retrouvons avec une agglomération de 21 communes aux ressources financières étriquées et sans projet de territoire. Pire, les instances, déjà fortement éloignées des conseillers municipaux et encore plus des habitants, sont sous la tutelle stratégique d’un groupement d’intérêt public largement dominé par l’agglomération Grand Paris Sud, autour d’Évry…

Cœur d'Essonne Agglomération fonctionne à deux vitesses : Des grands projets structurants (et déficitaires) d'aménagements (Base aérienne 217, zone commerciale Croix Blanche - Val Vert...) et des plans d'économie qui mettent à mal la qualité des services publics du quotidien (collecte des déchets, réseau d'assainissement, transport en commun, entretien de la voirie et des espaces verts...)

L'urbanisme :

- Zac Gambetta : Le nombre de logements est passé de 120 à plus de 250, sans la moindre réflexion sur cette sur-densification et ses conséquences au niveau de l'aménagement des espaces publics. Pire la question du stationnement n'a jamais été sérieusement traitée et les conditions de circulation rue de Ste Geneviève vont être de plus en plus dangereuses. Un important retard a été pris dans la construction de la dernière tranche de logements. La concession initiale auprès de la SORGEM qui s’élevait à 408 033 € en 2006 est passée à 886 688 €, puis à 1 052 344 € pour une échéance désormais reportée au 31 décembre 2019 ! La destruction de la poste principale n'a pas été totalement compensée. Le nouveau bureau ouvert au rez-de-chaussée du Centre commercial Grand Bois est à peine plus grand que le bureau fermé place Berlioz et les horaires d'ouverture de l'agence postale communale à la Maison des seniors sont insuffisants avec des prestations limitées.

- Droite et PS ont voté main dans la main le 21 mai 2015 le contrat de ville du Val d’Orge 2015/2020. Seule la résidence Boieldieu-Bizet (353 logements) a été classée en quartier prioritaire, le reste du Bois des Roches a été classé « en veille », alors qu’il n’a bénéficié d’aucun dispositif de rénovation urbaine. Là encore, de nombreuses études sont annoncées et les habitants sont laissés sur la touche. Un conseil citoyen quasi clandestin a bien été désigné, mais sans aucune relation avec les habitants et complètement spectateur des décisions qui sont prises dans la plus grande opacité. Le projet de réhabilitation de la résidence Boieldieu-Bizet a obtenu un financement européen à hauteur de 1 367 000 €. Le bailleur Coopération et Famille bénéficie chaque année depuis 2016 d'un abattement de 43 667 € sur sa taxe foncière. Les habitants sont toujours en attente d'une information sur le programme de réhabilitation…

Le personnel communal :

La municipalité a poursuivi au cours de ce dernier mandat sa politique régressive et discriminatoire au niveau du personnel communal. Sans la moindre revalorisation des salaires, un nouveau dispositif de « réaménagement » du temps de travail remet progressivement en cause les 35 heures. 13 postes ont été supprimés en 2016 au service entretien des écoles, aujourd'hui couplé avec le service restauration. L'entretien de la plupart des autres équipements communaux a été externalisé. En équivalent temps plein, les postes pourvus sont passés de 398 au 31/12/2007 à 356 au 31/12/2016 (- 11%). Dans le même temps, le nombre d'agents non titulaires est passé de 69 à 99 (+ 44%). Notons enfin qu'en juillet 2017, la municipalité s'est contenté de participer au financement de la protection sociale du personnel pour seulement 11 000 € annuel, alors que dans le même temps, elle revalorisait pour 20 000 € les crédits pour la rémunération des deux collaborateurs de cabinet du maire...

 

Commentaires 

 
0 #2 social 12-11-2017 09:28
Merci pour ce travail important qui résume assez bien la situation général. Mais en plus des manques évoqués dans le précédent commentaire, vous n'avez pas abordé la diminution des actions au sein du centre social et en direction des personnes âgées. Cordialement
RC
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0 #1 bilan 10-11-2017 21:16
Un peu trop synthétique,mal gré une analyse clairvoyante et des précisions chiffrées rigoureuses. Pas assez de développement sur l'agglomération et j'aurai également aimé connaitre votre point de vue sur les actions dans les domaines éducatifs, culturels et sportifs.
Merci quand même pour ce bilan à mi-mandat que visiblement votre liste est la seule à produire !
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